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  • : Louvre-passion
  • : 04/06/2005
  • : loisirs
  • : Louvre-Passion est le « blog » d'un passionné du musée du Louvre, un musée que l'on peut voir et revoir, déguster, savourer comme un bon bouquin. Avec ce blog vous découvrirez des aspects originaux ou méconnus et flânerez dans les chemins de traverse.
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Vendredi 30 décembre 2005

A la veille de cette nouvelle année, Louvre-passion met en ligne une nouvelle vidéo consacrée à l’aile Richelieu. Vous visitez la cour Marly, la cour Puget, la cour Khorsabad avec ses taureaux Babyloniens et un petit clin d’œil au code d’Hammourabi.
Le film se finit sur les « ors de la république » dans les appartements Napoléon III … et tout cela en deux minutes.

En attendant, puisque nous sommes en période de vœux, je vous souhaite à tous, visiteuses et visiteurs, une bonne année 2006.

par Louvre-passion publié dans : Généralités
Vendredi 23 décembre 2005
  • J’ai été contacté par un futur égyptologue qui a réalisé un site tout à fait intéressant sur le couvre-chef égyptien le plus utilisé dans la représentation du pharaon égyptien : le némès.

Je vous propose donc de visiter ce site où vous allez pouvoir découvrir le némès, ses origines statuaires, ses différentes parties constitutives, leurs emplacements respectifs sur le couvre-chef et leurs évolutions au cours de l'histoire égyptienne, grâce à de nombreuses photographies et dessins explicatifs.




Autre sujet, le Louvre a invité le photographe Jean-Luc Moulène connu, entre autres, pour ses "objets de grève" ou "Produits de Palestine" qui présente du 1er décembre au 20 février 2006 dans un supplément du "Monde" distribué gratuitement au Louvre des photographies d'oeuvres sélectionnées dans la collection du musée. Photographiés dans des conditions identiques et à la lumière du jour, ces 24 objets font l’objet de rapprochements insolites dans les pages de ce supplément du « Monde ». Les exemplaires sont disponibles à l’entrée du Louvre médiéval dans l’aile Sully (voir la palette de journaux sur la photo =>).

Enfin je remercie « Lunette rouges » qui a été interviewé dans l'émission quotidienne « blogs à part » sur France Inter grâce à lui le journaliste cite également « Louvre-passion » à la fin de l’émission. Comme le dit la « Dragonne » c’est la gloire ! En tous cas je vous invite à visiter le blog de Lunettes rouges et si vous voulez écouter cette émission (elle dure 3 minutes), c’est ici.


par Louvre-passion publié dans : Généralités
Vendredi 16 décembre 2005


Stèle hiéroglyphique au Louvre

Si vous avez reçu la transcription de votre nom, prénom ou pseudo en hiéroglyphes vous voulez peut être en savoir un peu plus.

Les hiéroglyphes de l’époque classique sont composés de 750 signes divisés en 3 groupes :
Les idéogrammes qui expriment le nom d’un objet où l’action qu’il représente (exemple un plan de maison  pour maison, une voile gonflée  pour « vent ».  Les signes phonétiques qui expriment un son,  exemple : = A  = B = OU)

et les signes "déterminatifs" qui déterminent le sens du mot : = déesse,  = ville, lieu géographique,   = oeil, vue, vision). En général les déterminatifs sont placés à la fin du mot.

Contrairement à ce que vous avez lu dans Astérix, pour les affaires courantes les Egyptiens n’utilisaient pas les hiéroglyphes mais une écriture cursive,  le « hiératique » dans laquelle les signes étaient dessinés de manière très simplifiée.
En effet, hiéroglyphes se dit  "médou netjer", ce qui signifie "les mots des dieux" car cette écriture sacrée est destinée à l'hommage aux dieux, aux chroniques royales, aux prières et au décor des tombes. Les textes hiéroglyphiques n'utilisent ni ponctuation, ni majuscules et les mots ne sont pas séparés les uns des autres. Pour compliquer un peu les choses il peut y avoir plusieurs sens d'écriture (de droite à gauche, de gauche à droite et de haut en bas). Dans certains cas les signes sont inversés serviteur du dieu est écrit "du dieu serviteur" ou scribe royal "royal scribe", ceci afin de marquer l'importance du dieu ou du roi. A propos de roi, il faut savoir que les Egyptiens n'appelaient pas leur roi "Pharaon", ce mot est une déformation du hiéroglyphe  "per aha" qui veut dire "la grande maison" et désignait le palais royal. En fait ce mot n'a été utilisé que très tardivement pour désigner le souverain. Pendant la période classique les Egyptiens utilisaient le terme   "nésout" qui veut dire "le roi".

Pour finir je vous donne un « truc », le sens de l'écriture est marqué par les personnages et les animaux qui regardent tous vers le début du texte, comme ça vous saurez au moins où commencent les textes.
par Louvre-passion publié dans : Egypte
Vendredi 9 décembre 2005

Rendez vous vendredi 16 décembre 2005 à partir de 18h sur le forum d’Over-Blog, dans la rubrique « Café du commerce ». Pour celles et ceux qui le désirent, je transcrirais leur nom, prénom ou pseudo en hiéroglyphes à l’aide de signes phonétiques.
J’ajouterais, si vous le désirez, le déterminatif masculin  ou le déterminatif féminin . Quant au cartouche, il est réservé au roi d'Egypte, à la reine, à la divine adoratrice d'Amon et à quelques princes, il faut donc me prouvez que vous appartenez à l’une de ces catégories !!!

Voulez vous en savoir plus sur l’écriture hiéroglyphique ?
Ayant suivi quelques cours d’initiation organisés par le Louvre, je peux vous dévoiler les principes de base. Cela dit je ne suis pas égyptologue, donc pas question de me demander de vous déchiffrer toutes les stèles du musée.
Je commence donc par une salutation en hiéroglyphes



qui se lit « Ankh oudja seneb » et se traduit par « sois en vie, prospérité, santé », c’est une manière de « bonjour ».
Cette prononciation est approximative car l’Egyptien hiéroglyphique ne transcrit pas les voyelles de même que l’arabe et l’hébreu. Dans ce groupe de langues les séquences de consonnes véhiculent un sens fondamental et les voyelles indiquent seulement les actualisations de ce sens (singulier, pluriel, masculin, féminin...). Mais en arabe et en hébreux les rédacteurs des textes ont pensé à ajouter des petits signes qui précisent la prononciation exacte des mots, ce que les scribes égyptiens n'ont pas fait.

De nos jours ont sait traduire les hiéroglyphes mais pas les prononcer, les égyptologues ont donc adopté une transcription conventionnelle en intercalant entre les consonnes des voyelles arbitraires (a, e, i, ou...).
Comme l’écrivait l’égyptologue Jean Capart, si par miracle ont ressuscitait une momie, le plus savant des égyptologues serait incapable de comprendre ses paroles !
A la semaine prochaine sur le forum !
par Louvre-passion publié dans : Généralités
Vendredi 2 décembre 2005

Je vous emmène visiter aujourd’hui un autre « chemin de traverse », les objets d’art du XIXe siècle situés à l’extrémité de l’aile Richelieu au 1er étage. C’est un endroit agréable car on peut y être tranquille même aux heures d’affluence sans être bousculé par la foule.

Pour commencer un clin d’œil au film « Palais Royal » avec ce montage réalisé avec le portait de Louis-Philippe, roi des Français, la main posée sur la charte de 1830. Pour l’anecdote ce tableau est une copie exécutée en 1844 d'après le portrait en pied peint par François Xavier Winterhalter en 1839 pour le palais des Tuileries à Paris. Ce tableau avait été commandé en 1844 pour le consulat de France à Panama mais n'a jamais été livrée à cause de la révolution de 1848.

La collection d’objets d’arts du Louvre commence avec la création du musée décrété par la Convention en 27 juillet 1793 on y transporta des meubles et objets provenant des collections royales. Les collections s’enrichirent peu à peu. Après une autre révolution – celle de 1870 - des objets provenant des palais des Tuileries et de Saint-Cloud entrèrent au Louvre. Au XXe siècle des riches mécènes enrichirent le musée. Les objets d’art, qui auparavant s’appelaient les « mobiliers » ont profité des nouveaux espaces de l’aile Richelieu et d’une présentation modernisée en 1999.

Pour commencer asseyons nous sur le trône de Napoléon Ier aux Tuileries (non je plaisante !) qui a été réalisé à l’occasion du sacre de l’empereur le 2 décembre 1804 il y a 201 ans aujourd’hui ! Le fauteuil est agrémenté d’un décor héraldique qui reprend les symboles impériaux : N de Napoléon, aigle, collier de la Légion d'honneur, abeilles. Grâce aux objets du musée on mesure le parcours de Napoléon, général révolutionnaire, premier consul, qui, devenu empereur, s’empresse de restaurer tous les symboles d’une monarchie traditionnelle.


Je continue avec la chambre du roi, là aussi défense d’aller essayer le lit !
Le Louvre a le privilège de posséder l'un des rares ensembles royaux de la restauration. Louis XVIII  s'était installé aux Tuileries dans les "meubles" de Napoléon et s'était contenté de faire remplacer les "N" par des  couronnes et des fleurs de lys. Son successeur Charles X fait remplacer le lit dans lequel son frère aîné est mort. Le dossier du lit est orné des armes de France et de la croix du saint Esprit. Il s'agissait en fait d'un lit de parade, le roi n'y dormait pas, heureusement car c’est un peu trop pompeux à mon goût.


Je termine avec cet ensemble comprenant table et fauteuil de toilette, daté de 1819 en cristal, verre et bronze doré qui aurait été acquis par la duchesse de Berry pour son château de Rosny-sur-Seine.

Les lectrices de Louvre-passion et les visiteuses du musée sont donc invitées à essayer ce meuble de toilette …. virtuellement bien sûr !
 
 
 



par Louvre-passion publié dans : Généralités
 
 
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