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  • : Louvre-passion
  • : 04/06/2005
  • : loisirs
  • : Louvre-Passion est le « blog » d'un passionné du musée du Louvre, un musée que l'on peut voir et revoir, déguster, savourer comme un bon bouquin. Avec ce blog vous découvrirez des aspects originaux ou méconnus et flânerez dans les chemins de traverse.
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Lundi 31 octobre 2005
A la demande générale de notre collègue en blogitude rédactrice de « l’opéra farfelu », je vais vous conter la légende du fantôme des Tuileries, appelé aussi « l’homme rouge ». Evidemment certains lecteurs me vont dire : mais pourquoi parler des Tuileries sur un blog consacré au Louvre, ça n’a rien à voir. Eh bien si justement car figurez vous que depuis 2005 le domaine des Tuileries est rattaché au Louvre, je site le site officiel du Louvre :
« Le rattachement des Tuileries au Louvre s'inscrit dans la logique de retrouver la continuité et la cohérence d'un domaine qui eut très tôt vocation à s'étendre de la colonnade du Louvre jusqu'aux grilles de la place de la Concorde. Ce vaste ensemble est considéré par l'Histoire comme une entité unique »
et toc !

Tout ce que vous avez voulu savoir sur les Tuileries

Situé dans le prolongement ouest du Louvre, le domaine des Tuileries se compose du jardin du même nom et des musées du Jeu de Paume et de l'Orangerie.



Photo de l'actuel domaine des Tuileries

Le nom des Tuileries vient des fabriques de tuiles installées à cet emplacement dès le XIIIe siècle, c’est en 1564 que la reine Catherine de Médicis décide d’y construire un palais. Les Tuileries deviennent un lieu de pouvoir à partir de 1789 quand Louis XVI est ramené de Versailles par les Parisiens, siège des assemblées révolutionnaires, puis palais impérial et royal.



Emplacement de l'ancien palais des Tuileries

Le château connaît des heures tumultueuses, notamment la journée du 10 août 1792 lorsque le palais est pris d’assaut par les fédérés et les ouvriers des faubourgs malgré la défense de la garde Suisse. Citons aussi le retour de Napoléon de l’île d’Elbe en 1814 qui chasse Louis XVIII. En mai 1871 lors de la « semaine sanglante » les insurgés de la commune insurrectionnelle mettent le feu aux bâtiments officiels pour tenter de retarder l’avance des troupes versaillaises. Les Tuileries furent détruites et le Louvre failli subir le même sort, heureusement le courage de son directeur et des gardiens sauva le musée. Jusqu’en 1882 ne subsistent des Tuileries que des ruines noircies, le gouvernement républicain décide alors de raser complètement ce qui reste du palais et supprime par la même occasion un symbole de la monarchie.

La légende de l’homme rouge

Tous ces préliminaires pour vous montrer que ce lieu dont l’histoire fut si agitée ne pouvait que susciter une légende sanglante.
Or donc, on raconte que la reine Catherine de Médicis, réputée pour la fréquentations des mages et devins, utilisait un homme de main appelé l’écorcheur. Voyant qu’il finissait par en savoir trop elle décida de le faire assassiner. Celui-ci résista au tueur et avant de mourir lui lança cette menace « je reviendrais », sitôt commis son crime l’assassin eut l’impression d’être suivi par un homme couvert de sang. Voulant en avoir le cœur il retourna sur les lieux, le corps avait disparu, ne restait qu’une mare de sang, terrorisé il raconta son aventure à la reine. Quelques jours plus tard l’astrologue de la reine Cosme Ruggieri rapporta à Catherine de Médicis une étrange vision. Alors qu’il se prêtait à une séance de divination, il vit un fantôme qui lui prédit la mort de la reine et les déchéances successives des maîtres du château.
A partir de ce moment les apparitions de l’homme rouge furent toujours de mauvais augure. Il apparu à la reine Marie-Antoinette, prisonnière au Tuileries, avant l’exécution du roi et de la reine. En 1815 Napoléon aperçut, dans un brouillard oppressant, la silhouette de l’homme rouge portant un bonnet de laine semblable au bonnet phrygien, c’était à la veille de Waterloo. En 1824 le roi Louis XVIII fut visité par le fantôme quelques jours avant sa mort. Enfin on raconte qu’il fit une dernière apparition aux fenêtres de la salle des Maréchaux dans le brasier allumé par les communards, comme pour un dernier adieu au palais….

Pour continuer dans la même veine mon prochain article sera consacré à Belphégor, le fantôme du Louvre. Bien entendu il s’agit de récits légendaires, lectrices et lecteurs ne les prenez pas au pied de la lettre.
Mercredi 26 octobre 2005


Portrait de Juliette de Villeneuve par David - Oeuvre offerte au musée par les Amis du Louvre
Passionné du Louvre, votre serviteur est, bien sûr, membre des "Amis du Louvre".
Fondée en 1897 cette association indépendante a pour vocation d'enrichir les collections du musée. En devenant membre de la société comme adhérent, sociétaire ou bienfaiteur tout particulier est partie prenante d'un mécénat collectif d'intérêt national.
Les cotisations des 65.000 membres servent à l'achat d'oeuvres d'art pour les sept départements du musée, ces achats sont décidés par le conseil d'administration de l'association après consultation des conservateurs du Louvre.
Chaque année l'association consacre entre 3 et 4 millions d'€uros à ces achats. En contrepartie de la cotisation, les membres de l'association reçoivent une carte valable un an permettant de bénéficier de l'accès gratuit au musée avec un accès prioritaire par le passage Richelieu ainsi que de nombreux avantages (réduction de 50 % sur les expositions du musée, sur les publications, tarifs réduits et journées gratuites dans de nombreux musées...).
Société des amis du Louvre - Palais du Louvre - 34, quai du Louvre 75001 PARIS - Tél 01.40.20.53.34 - Bureau d'accueil sous la Pyramide en direction du Carrousel du Louvre.
Site internet : www.amis-du-louvre.org/
 


Portrait de Nébanon (antiquités Egyptiennes) -
Oeuvre offerte au musée par les Amis du Louvre

Samedi 22 octobre 2005
Vendredi 21 octobre j’ai reçu la visite d’une « dragonne » amatrice d’opéra, qui sur son blog raconte une visite au Louvre et aussi les difficultés de la visite pour ceux qui se sont pas des « habitués ». Pour ces visiteurs occasionnels et ceux qui après un passage sur « Louvre-passion » se disent : « tiens pourquoi ne pas aller au Louvre » je vous propose donc quelques conseils pour éviter les inconvénients tels que les files d’attente, la foule ou des salles fermées. En un sens ce blog aura rempli son objectif qui est d’inciter les franciliens à visiter ce musée.

Conseil n° 1 : évitez la foule
Evitez l'entrée principale de la Pyramide toujours encombrée par les touristes, préférez les accès par le 99, rue de Rivoli, par les jardins du Carrousel ou par la porte des Lions. Si vous possédez la carte "Louvre jeunes", ou celle des "Amis du Louvre", ou si vous avez acheté votre billet à l'avance vous bénéficiez d'un accès réservé par le passage Richelieu. Choisissez le bon moment, le musée est ouvert de 9h à 18h tous les jours sauf le mardi. Pour être tranquille, venez à 9h (si vous êtes un lève-tôt) où en fin de journée. Profitez aussi des nocturnes jusqu'à 22h le mercredi et le vendredi (fermeture des caisses à 21h15). Evitez les foules agglutinées autour de la Joconde, de la Vénus de Milo et au rez-de-chaussée des antiquités égyptiennes. Préférez les « chemins de traverses » et les œuvres méconnues : les arts graphiques, les objets d'art, les antiquités orientales.

Conseil n° 2 : se cultiver sans se ruiner !
Le prix du billet plein tarif est de 8,50 €, mais les mercredi et vendredi après 18h vous bénéficiez d’un tarif réduit, soit 6,00 € et il y a moins de monde. Pour les moins de 26 ans la carte "Louvre jeunes" offre pour 15,00 € un an d'accès gratuit au Louvre, des réductions de - 30 % sur les ateliers et les visites conférences, - 5 % à la librairie et - 10 % au magasin Virgin. La carte des "Amis du Louvre" offre également un an d'accès gratuit au Louvre et de nombreuses réductions. Sachez aussi que le Louvre est gratuit pour les moins de 18 ans, les chômeurs et les moins de 26 ans à partir de 18h le vendredi. Profitez également du "jour gratuit" le premier dimanche de chaque mois.


Conseil n° 3 : n’attendez pas aux caisses
Pour éviter l'attente aux guichets vous pouvez acheter vos billets à l'avance. Ces billets, valables jusqu'au 31 janvier de l'année suivante, s'achètent à la Fnac, Carrefour, Continent, le Bon Marché et Nuggets. Sans vous déplacer vous pouvez aussi les commander par le site internet du Louvre.


Conseil n° 4 : évitez les fermetures de salles
Si vous voulez voir quelque chose de précis, évitez les mauvaises surprises des salles fermées. Vous pouvez vous procurer le planning hebdomadaire d'ouverture des salles du musée à l'espace d'accueil sous la pyramide.

Conseil n° 5 : les besoins pressants
Conseil pratique en cas de besoin pressant : évitez les toilettes sous la Pyramide toujours encombrée (surtout les toilettes femmes), allez dans les toilettes des étages beaucoup plus tranquilles ... et plus propres !

Vendredi 21 octobre 2005

Poursuivons cette visite des plafonds au 1er étage de l’aile Sully par les salles du Conseil d’Etat. En 1825 cette partie du Louvre fut attribuée à cette juridiction administrative. Le décor fut confié à différents peintres qui réalisèrent des plafonds inspirés de l’histoire de France et de la législation, les sujets furent choisis par le directeur des beaux arts de l’époque, le vicomte Sosthène de la Rochefoucauld (lui-même !).

Cette toile de Michel-Martin Drölling a pour titre « La loi descend sur terre, elle y établit son empire et y répand ses bienfaits ». Ici le sujet est tout à fait en rapport avec l’activité du Conseil d’Etat. On y voit un ange soufflant dans une trompette et tenant un drapeau sur lequel est écrit « suum cuique ». Cette locution latine se traduit par « à chacun le sien » ce qui en droit romain traduit la volonté de rendre à chacun ce qui lui est dû. A rapprocher de la fameuse citation attribuée à Jésus : « Il faut rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. »


« La France victorieuse à Bouvines » par Merry-Joseph Blondel. La victoire de Bouvines remportée par le roi de France Philippe-Auguste en 1214 est considérée comme une première manifestation du sentiment national.
« La sagesse divine donnant des lois aux rois et aux législateurs entourés de l’équité et de la prudence » de Jean-Baptiste Mauzaisse. Cette toile, qui fut exposée au salon de 1827, est un acte de propagande du régime de la Restauration avec, au fond, les rois de France de Clovis à Louis XVIII.
Je rappelle que, de nos jours, le Conseil d’Etat est situé au Palais Royal face au Louvre.
Pour terminer un plafond contemporain du peintre cubiste Georges Braque. Cette œuvre nommée « Les oiseaux », encastrée dans un plafond de bois sculpté de la Renaissance dans l’ancienne antichambre du roi, fut inaugurée en 1953.
Vendredi 14 octobre 2005



Je vous propose aujourd’hui une visite « le nez en l’air » afin de découvrir les plafonds du Louvre.
Cette peinture « académique » est le reflet de l’art officiel du XIXe siècle car les plafonds étaient des commandes d’Etat.

Premier exemple cette oeuvre peinte en 1803 par Charles Meynier dont le titre est : « La terre recevant des empereurs Hadrien et Justinien le code des lois romaines » … ouf !

Il s’agit en fait d’un acte de propagande politique de Napoléon qui en 1800 chargea le juriste Jean Étienne Marie Portalis, de rédiger le Code civil. Par cette peinture le futur empereur (rappelons que Napoléon est couronné empereur en décembre 1804) s’inscrit dans la lignée des grands souverains législateurs de l’antiquité.

Du même artiste « Les nymphes du Parthénope emportant leurs pénates sur les bords de la Seine » peint de 1826 à 1827.

Si vous n’avez aucune notion de mythologie, je vous traduis ce titre : Les nymphes sont dans les mythologies grecque et romaine des esprits féminins de la nature représentées sous l’aspect de jeunes filles (du grec numphê, « jeune fille ») d’une grande beauté (comme on le voit sur le tableau !).

Le Parthénope est le nom d’origine de la ville de Naples fondée par les Grecs en 600 avant JC. Ce tableau était ainsi destiné à valoriser l’œuvre du régime de Charles X, en particulier l’acquisition d’une collection d’objets de Pompéï (près de Naples).
Il s’agissait de montrer au public que la royauté de l’époque était la protectrice des arts car on reconnaît à l’arrière plan la façade du Louvre.

Vendredi 7 octobre 2005

En continuant on arrive dans les salles de « l’Arabie heureuse » ainsi nommée par les auteurs Grecs car cette contrée du sud Yemen, royaume de l’encens et de la myrrhe, était verdoyante contrairement à l’Arabie désertique. Juste après la salle 19 prenez l’escalier en colimaçon et vous arrivez au sous-sol consacré aux royaumes phéniciens du Levant (le Levant c'est-à-dire la région où le soleil se lève).

Il y règne une tranquillité royale et on y gagne qu’en été la fraîcheur y est délicieuse. Ici sont exposées les antiquités Phéniciennes du VIIIe au IIe siècle avant JC, (pour mémoire la Phénicie correspond au Liban actuel). A remarquer le sarcophage d'Eshmunazor II, roi de Sidon en « amphibolite noire » (l’amphibolite est une roche d’origine volcanique). Ce sarcophage illustre l’influence égyptienne dans ce pays qui fut longtemps un état allié ou vassal de l’égypte. Le texte par contre n’est pas en hiéroglyphe mais en langue phénicienne.



  Sarcophage d'Eshmunazor II, roi de Sidon
par Snéfrou publié dans : Antiquités
 
 
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