Je sais que cela va vous sembler incroyable, mais un pied de tomate avait poussé dans la cour carrée du Louvre. Je ne
mens pas, la preuve est en photo sous vos yeux. C'est d'autant plus curieux que la cour carrée est un décor totalement minéral son sol étant entièrement pavé et dallé, en bref sans "espace vert".
Je me demande d'ailleurs comment ce pied de tomate s'était débrouillé entre ces deux dalles.
J'ai soumis ces clichés à l'expertise de ma chère moitié qui est experte en plantes et jardinage tandis que j'avoue ma totale ignorance en la matière (je suis un vrai Parisien, mes racines
plongent dans le macadam). En bref le diagnostic est le suivant, les tomates ne pouvaient pas mûrir, c'est la fin de la saison.
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| Le pied de tomate en situation |
Le pied de tomate en gros plan
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Le décor minéral de la Cour Carrée |
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Cette plantation nous renvoie à l'époque ou le Louvre servait de logement, vers les années 1770 un fermier général du nom de Watelet, logé au "Vieux Louvre" fait installer un jardin sur le toit de la colonnade et même planter des arbres. Plus près de nous, au début du XXe siècle un "jardin fruitier" fut installé sur les toits du Louvre. Ces différentes plantations avaient d'ailleurs eu pour conséquence d'abîmer sérieusement les terrasses.
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Pour les journées du patrimoine 2007, le Louvre organisait une manifestation appelée « En fanfare aux Tuileries
! » en écho à la création du Louvre-Lens, les fanfares étant une grande tradition populaire de la région Nord - Pas de Calais. En avant la musique ! |
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Récemment une visiteuse m'a laissé un commentaire dans lequel elle évoquait le Louvre à la fin des années 60 et son plaisir de "profiter
pleinement des beautés dans les salles désertes". Je me suis dit alors que si le Louvre s'est agrandi et embelli, le revers de la médaille c'est sa fréquentation. Les files d'attentes, la
foule et le bruit peuvent transformer votre visite en un parcours stressant.
Mais, pas de panique, Louvre-passion est là, et je vais vous faire profiter de mes recettes pour "visiter tranquille".
Tout d'abord il y a trois choses à ne pas faire :
- Venir en même temps que tous le monde c'est à dire entre 11h et 16h et pendant les vacances scolaires.
- Vouloir absolument rentrer par la Pyramide ce qui aura pour effet de vous imposer la double attente : attente pour rentrer au musée, puis attente pour prendre son billet.
- Se contenter du circuit des "stars" style "Mona Lisa - Vénus de Milo - Victoire de Samothrace - Scribe accroupi". Avec ce programme bousculade, foule, bruit et stress garanti en plus vous ne
voyez plus les oeuvres.
Pour rester "zen" suivez donc ces conseils :
Les horaires
Le musée est ouvert de 9h à 18h tous les jours sauf le mardi. Pour être tranquille, venez à 9h (si vous êtes un lève-tôt) ou en fin de journée. Profitez aussi des nocturnes jusqu'à 22h le
mercredi et le vendredi (fermeture des caisses à 21h15).
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| La file d'attente devant la pyramide | Au même moment porte des Lions |
Une entrée oubliée
Si vous ne pouvez pas échapper au milieu de journée, évitez d'entrer par la Pyramide préférez plutôt la "Porte des Lions", un accès ignoré de la majorité des visiteurs. Vous aurez le plaisir d'entrer presque instantanément pendant que ceux qui n'auront pas eu la bonne idée de lire ce blog feront le pied de grue devant la Pyramide. La Porte des Lions est accessible par le jardin des Tuileries dans l'aile du musée côté Seine. Attention cet accès est fermé le vendredi.
Prenez les chemins de traverse
Ne restez pas dans les zones les plus fréquentée, notamment l'aile Denon au sud à proximité de la Joconde et de la Vénus de Milo, n'hésitez pas à bifurquer dans les "chemins de traverse". Même les jours d'affluence j'ai réussi à trouver des salles où la tranquillité y est délicieuse. Je vous renvoie ici, là et là par exemple.
Se cultiver sans se ruiner
Le prix du billet plein tarif est de 9,00 €, mais les mercredi et
vendredi après 18h vous bénéficiez d’un tarif réduit, soit 6,00 € et il y a moins de monde. Sachez aussi que le Louvre est gratuit pour les moins de 18 ans, les chômeurs et les moins de 26 ans à
partir de 18h le vendredi. Il y a également du "jour gratuit" le premier dimanche de chaque mois mais avec l'inconvénient de la foule. Les cartes d'abonnement "Louvre jeunes" et "Amis du Louvre"
vous offrent un an d'accès gratuit au Louvre et de nombreuses réductions.
N’attendez pas aux caisses
Pour éviter l'attente aux guichets vous pouvez acheter vos billets à l'avance. Ces billets, valables jusqu'au 31 janvier de l'année suivante, s'achètent à la Fnac, Carrefour, Continent, le Bon
Marché et Nuggets. Sans vous déplacer vous pouvez aussi les commander par le site internet du Louvre.
Evitez les fermetures de salles
Si vous voulez voir quelque chose de précis, évitez la mauvaise surprise des salles fermées. Vous pouvez vous procurer le planning hebdomadaire d'ouverture des salles du musée à l'espace
d'accueil sous la pyramide ou sur le site du musée.

Enfin, le musée a un excellent site internet, n'hésitez pas à le consulter pour vous renseigner.
Dans la cour Richelieu, la salle 32 du Département des sculptures est consacrée à Jean-Jacques Pradier, dit James Pradier (1790-1852), un sculpteur français d’origine suisse.
De sa biographie on sait qu'il s'inscrit dans une école de dessin alors qu’il n’a pas 14 ans et entre vers 1809 à l’atelier que tient le sculpteur Lemot à l’école des beaux-arts de Paris. La commande en 1821 du groupe à la mémoire du duc de Berry pour la cathédrale de Versailles, lui ouvre la voie d'une carrière officielle consacrée à la décoration de monuments parisiens : les Renommées de l’Arc de triomphe de l’Étoile, les reliefs de saints dans l’église de la Madeleine (1834), les figures de Lille et de Strasbourg de la place de la Concorde (1838), les deux allégories de la Comédie pour la fontaine Molière (1844), ou les Victoires du tombeau de Napoléon aux Invalides (1852).
Pradier devient un artiste en vogue durant la monarchie de Juillet (1830 -1848), connu pour avoir remis au goût du jour les thèmes mythologiques d’inspiration néoclassique qu'il teinte d'une touche d'érotisme.
J'ai choisi pour vous trois de ces oeuvres qui illustrent sa personnalité.


La Toilette d’Atalante
Les Trois Grâces
La Toilette d’Atalante (1850), selon la légende cette jeune fille ne voulut prendre pour époux que celui qui pourrait la battre à la course, ceux qui échouaient étaient mis à mort. De nombreux prétendants moururent ainsi, jusqu'à ce que se présente Hippomène qui, aidé par la déesse de l'amour Aphrodite, laissa tomber trois pommes d'or que lui avait donné la déesse, intriguée Atalante s'arrêta pour les ramasser, et fut ainsi devancée à l'arrivée. (Actuellement cette statue n'est pas visible puisque prêtée pour une exposition à Karlsruhe en Allemagne).
Les Trois Grâces (1831), dans la mythologie Grecque ces trois déesses aux noms de Euphrosyne, Thalie, Aglaé, personnifiaient la séduction, la beauté, la nature, la créativité humaine et la fécondité. Selon Hésiode, elles étaient les filles de Zeus et d'Eurynomé (ou d'Eunomie).

Satyre et Bacchante
Dernière minute....un hélicoptère au Louvre
