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  • : Louvre-passion
  • : 04/06/2005
  • : loisirs
  • : Louvre-Passion est le « blog » d'un passionné du musée du Louvre, un musée que l'on peut voir et revoir, déguster, savourer comme un bon bouquin. Avec ce blog vous découvrirez des aspects originaux ou méconnus et flânerez dans les chemins de traverse.
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Vendredi 27 avril 2007
Le troisième "Contrepoint" se déroule jusqu'au 25 juin dans les salles de sculptures de l'aile Richelieu et dans l'aile Denon. Selon la définition du dictionnaire un contrepoint est "un thème secondaire qui se superpose à quelque chose", en l'occurrence il s'agit d'inviter des artistes contemporains "à dialoguer avec les oeuvres et les collections du musée du Louvre". Ne vous étonnez donc pas de tomber tout à coup sur quelque chose de très moderne au milieu des sculptures du XVIIe siècle ou des antiquités orientales.
 
Le Perchman
Statues de G. Friedmann
C-Curve

Cette année je trouve les oeuvres exposées plus ludiques qu'en 2006. Mes préférées sont le "perchman" installé dans la Cour Marly par Luciano Fabro, Jacques Vielle et Elisabeth Ballet, de loin on a l'impression qu'un tournage est en cours, on s'approche et puis non c'est une sorte de mannequin. Dans la cour Puget Gloria Friedmann a installé dix huit statues en plâtre, des personnages tout blanc qui tiennent des horloges marquant la même heure devant leur visage.

Dans la cour Khorsabad au milieu des taureaux androcéphales ailés du roi Sargon II d'Assyrie, Anish Kapoor a réalisé "C-curve" un grand miroir déformant.

Pour vous donner une idée de ce Contrepoint,  j'ai réalisé une petite vidéo en me promenant, c'est plus vivant que les photos et vous restitue l'ambiance.
Ce qui m'amuse le plus c'est la perplexité des touristes qui ne sont pas toujours au courant. Finalement on voit que ce sont les enfants qui en profitent le plus. Par exemple "C-curve" est un peu comme une attraction du musée Grévin ou une récréation au milieu d'oeuvres qui peuvent sembler parfois austères.

Vendredi 20 avril 2007
Eh bien ça y est, "Louvre-passion" a franchi le cap des cent mille visiteurs !
D'après les compteurs d'Over-Blog c'était mercredi 18 avril 2007. Je dirais presque que c'est une date historique car, en ce qui me concerne, c'est tout de même impressionnant.
Quand j'ai crée ce blog il y a un peu moins de deux ans, je n'aurais jamais imaginé atteindre ce cap, avec aujourd'hui près de 240 visiteurs par jour en moyenne.

Évidemment je reste modeste face aux "grands blogs" dont les visiteurs journaliers se comptent en milliers, mais bon .... 100.000 personnes c'est quand même un chiffre!
Parmi tous ces visiteurs je remercie celles et ceux qui me font l'amitié de passer régulièrement et me régalent de leurs commentaires, vous vous reconnaissez certainement puisque vous êtes dans mes liens favoris, sachez que c'est toujours un plaisir de lire vos messages et vos encouragements.

Pour la suite - les deux cent mille ??? - je vais continuer à vous faire découvrir les coins et recoins de ce musée, son histoire, ses anecdotes et son actualité à travers ces  promenades hebdomadaires.
par Louvre-passion publié dans : Généralités
Vendredi 13 avril 2007
J'ai lu un article intitulé "Recherche escalier secret et passage dérobé" dans la revue "Au fil du Louvre".
Ayant trouvé le sujet passionnant, j'ai rencontré son auteur, Guillaume Fonkenell, qui est chargé de l'histoire du Louvre au département des sculptures lequel m'a autorisé à utiliser cet article et m'a même prêté une photo d'un escalier dérobé, invisible au public.
Qu'il en soit donc remercié avant toute chose.
Le Louvre, comme un bon nombre de châteaux, a suscité des fantasmes de passages secrets et autres mystères. Le roman "Cinq Mars" écrit par Alfred de Vigny à partir de faits historiques réels raconte le complot du marquis de Cinq-Mars contre le cardinal de Richelieu en septembre 1642. Un passage du livre met en scène une émeute dans le quartier du Louvre. La reine Anne d'Autriche voit arriver une de ses suivantes apeurée "Madame, il est temps de nous confesser; on attaque le Louvre, et tout le peuple arrive de la Cité". Puis entre la princesse de Gonzague affolée "Oh madame, madame, fuyez ! Je vous supplie de vous sauver par les escaliers secrets".
Mais dans la réalité qu'en est il des "passages secrets" au palais du Louvre ? Pour mener l'enquête il faut se rendre là où se trouvaient les appartements royaux à côté de la salle des sept cheminées et de la Galerie d'Apollon dans l'aile Denon. Mais auparavant arrêtez de faire courir votre imagination avec des comploteurs, assassins masqués et autres ectoplasmes (clin d'oeil à la Dragonne). Ces passages servaient à tout autre chose.

 Porte vers le passage de la salle Henri II
 Porte vers l'escalier dérobé du "couloir des poules"

Les raccourcis et passages privés
Si vous êtes un peu observateur vous pouvez trouver l'emplacement de ces passages en remarquant par exemple que la séparation entre la salle des sept cheminées et la salle Henri II mesure trois mètres d'épaisseur, comme il est peu probable que les architectes de l'époque aient prévu une telle muraille, c'est qu'il y a quelque chose à l'intérieur. N'oubliez pas que les souverains vivaient dans des logements de plusieurs centaines de mètres carrés avec des parties publiques et des parties privées. Très tôt ils ont donc fait aménager des "raccourcis" afin de leur éviter par exemple de marcher plus de cent mètre pour passer d'une pièce à l'autre. L'autre fonction était aussi de leur réserver des passages "privés" leur permettant de rejoindre leurs intimes, ou pour Louis XIV de rejoindre sa première maîtresse, mademoiselle de La Vallière.

Les passages de service
Toujours dans la zone de la salle Henri II un couloir mène à une partie murée de nos jours mais qui il y a quelques siècles s'ouvrait sur une tribune, le passage était donc un couloir de service destiné aux domestiques ou à des musiciens.

Les accès techniques
Même dans les parties plus récentes du Louvre il existe des passages qui peuvent sembler mystérieux. Dans le vestibule du pavillon Denon qui était auparavant l'entrée principale du musée quatre escaliers d'angles se dirigent vers le sous-sol. A quoi servaient ils ? Tout bonnement à aller inspecter les chaudières. Le grand Louvre lui même possède une voie souterraine appelée la "voie de desserte intérieur" qui relie en fait tous les locaux techniques en sous-sol.

Tout cela est bien beau me direz vous mais comment le roi ou le reine aient ils prévu de s'enfuir en cas de besoin. Comme le rappelle l'auteur de l'article ils faisaient preuve d'imagination. Ainsi au cours des révoltes de 1588 Henri III est allé à l'écurie, a fait seller son cheval comme pour aller au jardin et est sorti tranquillement du château. Quant à Marie de Médicis, retenue au château de Blois, elle a utilisé les couffins qui servaient à monter les matériaux sur les échafaudages.
Escalier dérobé du "couloir des poules"
© Photo Guillaume Fonkenell

  
par Louvre-passion publié dans : Curiosités
Vendredi 6 avril 2007
Praxitèle est un sculpteur Grec qui a vécu au IVe siècle avant JC, il y a environ 2.300 ans. Il fut très célèbre à son époque, des auteurs nous ont décrit ses statues et l'admiration de ses contemporains. Malheureusement ses oeuvres originales se sont perdues, sauf peut être une tête colossale en marbre conservée au musée de l'Acropole à Athènes. Ce qu'il nous reste ce sont des copies en majorité romaines.

Sur la vie de Praxitèle on sait qu'il est né dans une famille d'artiste et que ses fils, Cephisodote et Timarchos, prirent sa suite. Sa célébrité vient du fait qu'il fut le premier sculpteur à représenter un nu féminin. L'année dernière je vous avais parlé de « l’Aphrodite de Cnide » cette statue de la déesse de l’amour avec laquelle Praxitèle fit sensation en représentant la déesse entièrement nue. Elle était représentée sortant du bain dans une attitude à la fois sensuelle et pudique sa main droite placée devant son sexe ce qui renforçait l'érotisme dégagé par cette oeuvre. Les habitants de Cos pour qui la statue était destinée furent scandalisés et la refusèrent. Ce sont ceux de Cnide, une autre ville de Grèce, qui apprécièrent sa beauté au point de la reproduire sur leurs monnaies, bien leur en pris d'ailleurs puisque le pèlerinage à Cnide fut très fréquenté durant l'antiquité.

A propos de beauté féminine, Praxitèle est aussi connu pour avoir été l'amant de la belle  Phryné (oui c'est bien son nom !) une courtisane qui fut aussi son modèle. A ce propos un récit de l'époque raconte que Phryné, accusée d'impiété, fut jugée par l'Aréopage qui était le tribunal d'Athènes. Pour obtenir son acquittement son avocat, Hypéride, usa d'un argument visuel puisqu'il dévoila Phryné devant ses juges (en clair il la mit nue !), la belle fut ainsi acquittée. Cette scène est représentée sur ce tableau de Léon Gérôme qui se trouve au Kunsthalle de Hambourg, chose curieuse sur le tableau certains juges n'ont pas l'air d'apprécier le spectacle !

Parmi les différentes oeuvres exposées j'ai remarqué "l'Apollon sauroctone" (ce qui veut dire "le tueur de lézard") et la "Vénus d'Arles" découverte dans cette ville en 1651 et offerte à Louis XIV qui la fit restaurer. L'exposition se termine sur le Satyre de Mazara del Vallo, un bronze retrouvé récemment au large des côtes de Sicile, la statue est incomplète mais on a l'impression que l'artiste a voulu représenter une course ou un saut.

par Louvre-passion publié dans : Antiquités
 
 
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