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  • : Louvre-passion
  • : 04/06/2005
  • : loisirs
  • : Louvre-Passion est le « blog » d'un passionné du musée du Louvre, un musée que l'on peut voir et revoir, déguster, savourer comme un bon bouquin. Avec ce blog vous découvrirez des aspects originaux ou méconnus et flânerez dans les chemins de traverse.
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Vendredi 26 janvier 2007
La presse vient d'annoncer que le musée du Louvre a une nouvelle fois battu un record de fréquentation avec 8,3 millions de visiteurs en 2006, soit 800.000 de plus qu'en 2005. L'article du "Parisien" du 22 janvier que j'ai sous les yeux explique que chaque jour l'équivalent de la population d'une ville moyenne transite par le musée.

J'ai donc fait le calcul : Si on divise les  8,3 millions de visiteurs par les 310 jours d'ouverture annuels (soit 365 jours moins les mardis et quelques jours fériés) on obtient une moyenne journalière d'un peu plus de 12.000 personnes dans le musée, l'équivalent d'une ville comme Mennecy (91) ou Moissac (82). Bien sûr c'est variable, dans les tous derniers jours de décembre j'ai vu l'espace d'accueil sous la pyramide réellement "noir de monde" ce devait être un jour très supérieur à la moyenne.

Les visiteurs sont à 65 % des étrangers les Brésiliens, Russes, Indiens et Chinois représentent une part croissante, par contre les Franciliens et les Parisiens restent à la traîne. Je ne sais pas si ce phénomène est universel, si c'est le cas les peut être que les Londoniens vont peu au British Muséum, les New Yorkais boudent le Metropolitan et les Romains le musée du Vatican.
par Louvre-passion publié dans : Généralités
Vendredi 19 janvier 2007
C'est le titre d'un livre passionnant que l'on m'a offert récemment et dont je vais vous parler. L'histoire commence en 1609, date à laquelle le roi Henri IV (la poule au pot, "Paris vaut bien une messe"...), bref le bon roi Henri qui s'intéresse à l'art offre à dix neuf artistes la possibilité de s'installer dans son palais et les libère des carcans tatillons des corporations. Bientôt plus de trois cent artistes bénéficierons de ce privilège. Pour autant la vie n'est pas rose au Louvre, les logements et les ateliers sont exigus et puis quand Louis XIV s'installe définitivement à Versailles le Louvre continue à loger les artistes mais aussi tout un tas de gens qui n'ont pas forcément le droit d'y être.

Ce que l'on a du mal à imaginer c'est l'état du Louvre pendant deux siècle, un palais inachevé, toujours en travaux mais des travaux sans cesse interrompus souvent par manque de crédits. Au milieu du XVIIIe siècle le roi Christian VII du Danemark en visite à Paris écrit :

J'ai vu le Louvre et son enceinte immense
Vaste palais, qui depuis deux cents ans
Toujours s'achève et toujours se commence
Deux ouvriers, manoeuvres fainéants,
Hâtent très lentement ces riches bâtiments,
Et son payés quand on y pense.

A cela il faut ajouter les maisons, les cabanes et les échoppes qui s'installent un peu au hasard, la saleté, il n'y a pas d'égouts, pas d'évacuation des ordures (imaginez la puanteur). Le lieu n'est pas sans danger puisque un repaire de truands notoire sévissait à proximité. De temps en temps l'administration royale essaie de remettre un peu d'ordre mais sans grand succès, certains "squatters" étant protégés par des grands seigneurs. Pourtant de grands noms de l'art vivent et créent au Louvre : Boucher, Quentin de la Tour, Fragonard, David...


Vient la révolution et en septembre 1789, le roi est ramené au Tuileries ce qui augmente encore la population du Louvre. On apprend que pendant la Terreur la guillotine fonctionnait habituellement à l'emplacement de l'arc de triomphe du Carrousel. Charmante vue pour les artistes qui logeaient dans la grande galerie. Finalement Napoléon qui a récupéré les Tuileries pour son usage personnel veut faire du Louvre un musée universel où seront exposées toutes les oeuvres d'art raflées en Europe par la Grande Armée et "l'huissier priseur de l’Europe", Dominique Vivant Denon, premier directeur du musée Napoléon. En mai 1806 l'empereur excédé de voir que les artistes et occupants du Louvre n'ont pas obéi à son ordre de départ, arrive sur les lieux et s'écrie "Qu'on me foute tous ces bougres à la porte ! Ils finiraient par brûler mes conquêtes, mon Musée ! Dans quarante huit heures il ne doit plus y avoir personne." S'ensuit une expulsion rapide et musclée qui met fin à l'aventure.

par Louvre-passion publié dans : Généralités
Vendredi 12 janvier 2007
L'autre jour, notre amie la Dragonne m'a suggéré d'installer un lit pliant à demeure dans l'aile Richelieu pour je puisse aller encore plus souvent au Louvre. Je l'ai donc prise au mot et j'ai trouvé ce lit, dans l'aile Richelieu justement .... je suis sûr qu'elle ne s'y attendais pas à celle là !

Bon je redeviens sérieux, pas question d'y dormir puisque c'est une pièce de musée. Il s'agit de la chambre de Madame Récamier dont le mobilier que vous voyez sur la photo a été conçu par l'architecte Louis Berthault en 1798. Le lit en bois d'acajou, rehaussé de décors en bronze doré était une nouveauté pour l'époque, préfigurant le style empire (il s'agit de l'empire de Napoléon Ier entre 1804 et 1814 si vous l'aviez oublié). Cette chambre devint célèbre et la propriétaire la faisait sans doute visiter car on a retrouvé des récits de voyageurs, des gravures et des aquarelles.


Mais qui était cette Madame Récamier qui avait inspiré ce "design" (terme qui n'existait pas encore).

Jeanne Françoise Julie Adélaïde Récamier (1777 -1849) épouse à seize ans le banquier Récamier qui en avait 42  (ce fut paraît il un mariage blanc !). Sa beauté et son charme attiraient de nombreux admirateurs mais de tempérament peu amoureux elle n'accordait à ceux ci que "les consolations de la bonté". Devenue une figure de la vie parisienne du Consulat elle compta parmi ses admirateurs Lucien Bonaparte et Bernadotte, elle joua un rôle important dans la diffusion du goût pour l'antiquité Grecque et Romaine dans l'habillement et l'ameublement. Lors de l'Empire elle est classée comme opposante à cause de son amitié avec madame de Staël. A partir de 1817 commence sa liaison avec l'écrivain Chateaubriand.
par Louvre-passion publié dans : Généralités
Vendredi 5 janvier 2007

Pour commencer l'année je vous emmène faire un petit tour dans les salles des antiquités égyptiennes, un de mes thèmes favoris comme vous l'avez sans doute remarqué. Au début de la visite se trouve reconstituée l'entrée de la chapelle d'Akhethétep (prononcez « Arététhep »).
Je me souviens, quand je visitais le Louvre dans mon jeune temps (oui je sais c'était il y a longtemps), ce monument était appelé le “mastaba d'Akhététhep” et aujourd'hui on l'appelle une chapelle. Cela m'a un peu tarabusté. Les égyptologues ont t'il changé d'avis ? Est ce un effet de mode ? Et puis en tournant autour j'ai retrouvé l'explication sur ce panneau datant de 1903, il s'agit en fait de la “la chapelle funéraire provenant du mastaba de Akhethétep”.

En général c'est un peu encombré car les visiteurs piétinent à l'entrée du mastaba pour rentrer dans ce qui est juste une entrée étroite, mais si on attends un peu il y a parfois des creux entre les groupes de touristes.

   
 La foule en attente
 Là c'est mieux !

Cet ensemble architectural qui provient de Saqqara a été remonté au Louvre. Un mastaba est un tombeau de dignitaire de l'ancien empire la période qui va de 2.700 à 2.200 avant notre ère. Sa forme est rectangulaire avec des murs légèrement inclinés ce qui explique le nom de mastaba, terme arabe signifiant « banquette » ou « petit banc ». L'entrée de ces chapelles funéraires était ouvertes aux vivants qui venaient périodiquement apporter des offrandes ou faire brûler de l'encens. Un peu comme notre coutume d'aller fleurir les tombes au cimetière. Les murs étaient décorés de bas reliefs ou de peintures figurant des scènes de la vie terrestre que le défunt était censé revivre. Si vous allez à l'extérieur de la chapelle d'Akhethétep vous voyez des panneaux explicatifs sur ces représentations. Ce qui est étonnant c'est que les scènes sont comme des bandes dessinées avec des textes hiéroglyphiques très familiers. Par exemple il y a le nom de des poissons que les pêcheurs prennent dans leurs filets (anguille, perche, mulet...) on les voit aussi s'interpeller : « Penche toi sur l'eau petit ! » dit un aîné. Ou bien deux hommes sont avec des ânes et l'un d'entre eux lance « Surveille les de tous les côtés ». Plus loin on assiste à un contrôle du travail des fermiers avec ce commentaire : « Le bureau de la fondation examine les comptes des fermiers ». Il y a d'ailleurs des contremaîtres armés de bâtons (pour ceux qui n'ont pas rempli leur quota ???). Ces représentations, associées à des formules magiques, permettaient au mort de ne manquer de rien dans l'au-delà à commencer par la nourriture.


par Louvre-passion publié dans : Egypte
 
 
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