Les salles du musée du Louvre
Publié le 3 Août 2026
On dénombre 403 salles au musée du Louvre ! En 2018 elles ont reçu une nouvelle numérotation mais, dans la pratique, ce n'est pas évident. Assez souvent des touristes perdus, munis de leur plan, me posent ce genre de question : « Où est la salle 345 ? ». Moi, les numéros ça ne me parle pas, je leur demande alors quelle est l’œuvre qu’ils recherchent, ce qui est plus facile pour les orienter, et sachez que la salle 345 est celle de la Vénus de Milo.
Toutes les salles ont aussi un nom, je ne vais pas vous citer les 403 (ce serait fastidieux), mais une petite sélection qui, je l’espère, vous intéressera.
Commençons par la plus célèbre, la salle de la Joconde, (qui porte le numéro 711), c’est la « salle des États ». D’où vient ce nom ? Sous le Second Empire s’y tenait l’ouverture des séances législatives en présence de Napoléon III et des corps constitués de l’État.
D’autres ont gardé un nom qui date de l’ancien palais royal. Connaissez-vous la « salle des sept cheminées » (660). Dans cette partie du palais, le roi Henri II avait fait aménager les appartements royaux sur trois niveaux chauffés par sept conduits de cheminées.
La salle des Caryatides (348) doit, elle aussi, son nom à Henri II qui voulait une salle de bal au Louvre. Sa tribune est soutenue par quatre colonnes en forme de femmes. Ce type de colonne est appelé caryatide en référence aux danseuses du temple de Karya en Laconie près de Sparte.
La galerie d’Apollon est une volonté du roi Louis XIV, elle porte le nom du dieu auquel s’identifiait le « roi soleil ».
Le Salon carré (708) qui, curieusement, n’est pas carré puisqu’il mesure 24 mètres sur 15, fut affecté en 1692 à l’Académie royale de peinture et de sculpture qui y organisa, à partir de 1725, une exposition des œuvres de ses membres. C’est de là que vient l’expression « Salon » pour désigner une exposition.
La Grande Galerie (710, 712, 716) fut créée par Henri IV pour relier le palais du Louvre à celui des Tuileries. Longue de trois cents mètres, elle justifie amplement son nom.
La Salle des sept mètres (709) est un couloir de sept mètres de large qui relie la Grande Galerie au palier de la Victoire de Samothrace.
La salle de Diane (347) a ainsi été nommée au début du XIXᵉ siècle quand on y a installé la « Diane de Versailles » qui appartenait aux collections royales.
Les salles où sont exposés respectivement « La Liberté guidant le peuple » et le « Sacre de Napoléon » sont « Mollien » (700), Nicolas François Mollien fut le ministre du Trésor de Napoléon Iᵉʳ et « Daru » (702), Pierre-Antoine Daru, comte d’empire et l’intendant des armées impériales.
Les salles plus récentes du musée sont identifiées en fonction des œuvres qui s'y trouvent, par exemple la salle 512, « salle des médailles », qui réunit des médailles italiennes des XVe et XVIe siècle.
Je termine par la salle 923, dite « couloir des poules ». D’où vient ce nom bizarre ? Non, elle n’hébergeait pas un poulailler. Tout simplement ce couloir donnait autrefois sur la rue des Poulies aujourd'hui disparue. Elle est malheureusement fermée depuis de nombreuses années suite à des infiltrations d’eau.
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