Vendredi 29 mars 2013
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Peut être avez vous remarqué cette inscription gravée à l’entrée de la galerie d’Apollon « Le musée du Louvre fondé le 16 septembre 1792 par décret de
l’assemblée législative a été ouvert le 10 août 1793 en exécution d’un décret rendu par la convention nationale ».
Elle nous rappelle que le musée est né lors de la Révolution Française. Juste avant d’entrer dans la galerie d’Apollon il y a la rotonde d’Apollon où des dizaines
de noms sont gravés en lettre d’or dans le marbre des murs. Ce sont les principaux donateurs du musée. Cette longue liste commence en 1799 par le Général Bertrand, six ans après l’ouverture du
musée.
J’ai eu la curiosité de la parcourir pour y repérer des noms connus. Il y a ainsi en 1825, François 1er
roi des deux Sicile, en 1829 le gouvernement Hellénique, en 1898 les Amis du Louvre, en 1911 J. Pierpont Morgan,
en 1918 Mme Emile Zola, en 1936 la
Baronne Edmond de Rothschild, en 1965 M. et Mme Georges Braque. Récemment
la liste a été actualisée jusqu’à l’année 2010 et l’on constate d’ailleurs qu’il n’y a plus de place pour les futurs donateurs. Que va faire le Louvre, effacer les anciens pour afficher les
nouveaux ?
Au cas où vous
voudriez voir votre nom gravé dans le marbre, le « Dictionnaire amoureux du Louvre » de Pierre Rosenberg nous apprend que le « ticket d’entrée » pour figurer sur cette liste
prestigieuse commence à un million d’euros !
A l’entrée de l’aile Richelieu la liste des contributeurs « exceptionnels » est elle aussi gravée dans le mur (mais pas en lettres d’or). Il s’agit ici du mécénat de grandes
entreprises.
Comme je suppose
que vous n’avez pas un million d’euros à donner je vous rappelle que les donateurs et les mécènes ne sont pas seulement des multimillionnaires ou des grandes entreprises. Les particuliers comme
vous et moi peuvent aussi contribuer dans la mesure de leurs (modestes) moyens à l’enrichissement des collections du musée, par exemple en adhérant à la société des Amis du Louvre qui regroupe
plus de 70.000 adhérents. Souvenez vous aussi qu’à la fin de l’année 2010 Le Louvre lançait appel au mécénat privé pour récolter le million d’euros manquant pour acquérir “Les trois grâces” de
Lucas Cranach. Plus de 7.000 personnes avaient répondu (dont votre serviteur). En remerciement les noms des donateurs avaient été affichés (provisoirement) au 2ème étage de l’aile
Richelieu.
Par Louvre-passion
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Vendredi 29 octobre 2010
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Régulièrement le musée du Louvre organise des “Contrepoints” qui permettent à des artistes contemporains
d’intervenir directement au milieu de ses collections. Ces confrontations témoignent de la façon dont les artistes perçoivent et expérimentent le musée. A la suite de l’exposition “Sainte Russie, l’art russe des origines à Pierre le
Grand” et dans le cadre de l’année France Russie 2010, le musée s’est ouvert à la création contemporaine russe, en exposant les œuvres d’une quinzaine d’artistes représentant diverses générations et
différents courants.
Cette année c’est le Louvre médiéval qui a été choisi comme cadre de cette manifestation, l’affiche qui nous accueille est “la Liberté” d’Erik Boulatov, un hommage à Delacroix qui semble s’inspirer du style de la période soviétique.
On commence par les grands panneaux d’Alexeï Kallima ayant pour titre “Veuillez nous
excuser pour des raisons techniques l’exposition est repousée” avec notamment celui-ci qui se fond presque entièrement dans la muraille.
On voit ensuite la performance vidéo de Yuri Albert “Excursion with blindfolded
III” dans laquelle des visiteurs les yeux bandés évoluent dans une galerie de Moscou.
Plus loin “le Louvre” vu par Valery Koshlyakov une vue où le palais semble en
ruine.
Ma préférence va vers “Les force irrationnelles de l’inconnu” de Igor Makarevitch et Elena Elagina. Le long de la muraille s’alignent des paires de chaussures tandis que des échelles sont appuyées au mur et que les trois lettres latines
“ r a y “ s’affichent au néon. Dans la tradition russe ces trois lettres symbolisent le paradis et les échelles l’ascension vers le ciel ou un autre espace. Le spectateur est
invité à ce poser cette question devant ces chaussures “Est ce un miracle ou une tragédie”.
Enfin une vidéo géante est projetée sur la muraille et Vadim Zakharov y lit le journal
d’un officier français lors de la campagne de Russie en 1812 confronté au froid et à l’horreur de la guerre.
Le contrepoint se poursuit dans la salle de la maquette et aux Tuileries ou se trouve le le Pavillon Rotonda II d’Alexander
Brodsky, célèbre architecte, mais également sculpteur.
La cuvée 2010 de ce Contrepoint que j’ai apprécié pour son côté humoristique est à voir jusqu’au 31 janvier 2011.
Par Louvre-passion
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Vendredi 14 mai 2010
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Si il y a un endroit que j’affectionne particulièrement c’est bien le « couloir des poules ».
Au deuxième étage de l’aile Sully, dans la section des peintures française du XVIIIe
siècle, la plupart des salles portent des noms de grands peintres (Restout, Boucher….) et, tout d’un coup, sur le côté on aperçoit un « couloir des poules ».
Pendant plusieurs années je me suis posé la question du pourquoi de cette appellation. Bien sûr je savais que le musée avait hérité des dénominations du palais
comme la salle des sept cheminées où la galerie d’Apollon, mais pourquoi un « couloir des poules » ?
C’est grâce au « Dictionnaire amoureux du Louvre » de Pierre Rosenberg – quasiment mon livre de
chevet – que j’ai enfin eu une réponse.
Selon Pierre Rosenberg il y a trois explications possibles :
- l’endroit aurait été le logement du peintre animalier Pieter Boel, dit Boule (1622-1674),
- un occupant des ateliers d'artistes de la Cour Carrée y aurait élevé des poules,
- L’explication la plus probable est que ce couloir donnait au XVIIIe siècle sur la rue des Poulies,
aujourd’hui disparue, située à I'emplacement de I'actuelle rue de I'Amiral-Coligny, devant la mairie du 1er arrondissement. Le nom actuel serait une déformation de « couloir de la
rue des Poulies ».
Ce lieu, qui était fermé pour travaux depuis plusieurs années, est de nouveau ouvert pour ma plus grande joie. Si vous avez l’occasion d’y passer entrez dans ce
couloir pour y admirer les pastels dont certains de Chardin. A chaque extrémité des ouvertures en œil-de-bœuf éclairent le couloir, si vous vous approchez de celui qui est côté sud vous pouvez
profiter de la vue sur la Seine, le Vert galant et le Panthéon.

Par Louvre-passion
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Vendredi 9 avril 2010
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Au détour d’un commentaire j’ai récemment découvert un autre blog consacré au Louvre, il s’agit des
« croqueurs au Louvre ». Crée en août 2009 il réunit toutes celles et tous ceux qui veulent partager leur passion du croquis. Tous
les mercredis soir les croqueurs – et les croqueuses - se retrouvent dans le musée pour un atelier informel. Toujours désireux de vous raconter ce qui se passe au Louvre j’avais donc pris
rendez-vous avec « les croqueurs » mercredi dernier.
Auparavant j’en avais profité pour aller visiter l’exposition « Méroé, un empire sur le Nil » (eh oui, il faut bien optimiser ces déplacements).
Le point de rencontre était l’escalier hélicoïdal sous la pyramide ou bientôt une quinzaine de personnes munies de blocs ou planches à dessin se sont retrouvées. Je
me suis joint au groupe au moment des salutations et me suis présenté en tant que « paparazzi » d’un soir. Quand l’animateur, avec qui j’avais été en contact, est arrivé nous sommes
tous montés au premier étage de l’aile Richelieu dans la salle 26 dite « Rotonde Jean Boulogne », le thème proposé de la soirée était donc les objets d’art, les bronzes du XVIIe siècle
ou les armures. Tous les mercredis l’atelier se déplace dans un Département différent en fonction des demandes formulées par les participants.

Le groupe s’est constitué en 2008, l'atelier est informel vient qui veut et le coût pour
les croqueurs est celui de l'entrée au Musée et des fournitures pour dessiner, la plupart d’entre eux sont des « Amis du Louvre » ce qui leur permet d’entrer dans le musée à volonté. Le
principe est de s'inspirer d'oeuvres sans forcément chercher une ressemblance et encore moins de faire un travail de copiste.
A ma question « pourquoi le Louvre ?» Dominique, l’animateur-fondateur m’a expliqué que le Louvre était plus
accueillant qu’Orsay (comme quoi c’est le meilleur !) il a aussi l’avantage d’être le musée qui présente la plus large palette de l’histoire de l’art. Enfin c’est aussi une
façon de renouer avec la tradition des artistes qui venaient régulièrement au Louvre s’inspirer des maîtres.
En août 2009 le blog a été lancé par un membre du groupe, un moyen de d’informer sur l’atelier et de découvrir les croquis, les membres étant invités à poster des
photos et des images scannées de leurs réalisations.
Les quelques photos de la soirée que je vous propose ont été faites avec le consentement des croqueuses ou des croqueurs concernés.
Par Louvre-passion
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Vendredi 19 mars 2010
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Vous avez sans doute remarqué que l’emblème du musée du Quai Branly est un drôle de petit personnage tout rond et coloré
de rouge. Mais savez vous qu’il est installé au Louvre ?
Cette sculpture en terre cuite, dénommé « la chupicuaro », dont l’âge se situe entre le VIIe et le IIe siècle avant JC est originaire du Mexique. Sur le site du musée du Quai Branly on peut lire à son propos « Je suis l’emblème et le logo du musée du quai Branly,
mais je réside au musée du Louvre, plus précisément au Pavillons des Sessions, tout près de la Porte des Lions ».
Vous ne trouvez pas ça un peu bizarre ? C’est comme si on décidait que « la Joconde » serait l’emblème du musée du Louvre mais qu’on ne pourrait l’admirer qu’au musée d’Orsay.
C’est en 1996 qu’est annoncée la création d’un musée consacré aux « Arts
premiers » d’Asie, d’Afrique, d’Océanie et d’Amérique, les travaux vont durer dix ans jusqu’à l’inauguration en juin 2006. Cette décision est celle de
Jacques Chirac, alors président de la république. En 2000 il fait ouvrir une préfiguration du futur musée dans le Pavillon des Sessions du musée du Louvre. Sur 1.400 m2 aménagés par l’architecte Jean-Michel Wilmotte 120 chefs d’œuvre sont exposés.
Autant l’idée de créer une préfiguration du futur musée du Quai Branly au Louvre pouvait se justifier six ans avant son ouverture. Autant j’ai du mal à comprendre
pourquoi cette antenne reste au Louvre quatre ans après l’ouverture du Quai Branly. J’ai relu le « Dictionnaire amoureux du Louvre », son auteur Pierre Rosenberg, pourtant ancien
Président-Directeur du musée, ne le comprend pas plus que moi. Selon lui « fixer une antenne permanente des Arts premiers au Louvre serait priver le musée du Quai Branly de
chefs-d’œuvre », un peu plus loin il ajoute « Antenne permanente ? Qui vivra verra… ». J’ai également consulté les sites internet des deux musées sans trouver
plus d’explication, en bref la présence de « la chupicuaro » au Louvre reste encore et toujours un mystère.
Par Louvre-passion
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