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La semaine dernière je vous laissais en proie à un suspense insoutenable. Si vous avez survécu à cette attente je vous propose de découvrir la deuxième et dernière
partie (on s’arrête là, rassurez vous) du « Louvre insolite ».
Je vous rappelle que pour profiter de la vidéo en haute définition il faut d’abord cliquer dans le menu du lecteur, puis cocher « qualité haute ».
Il y a quelque temps j’avais été contacté par une journaliste qui, ayant découvert ce blog, voulait que je lui fasse découvrir les aspects insolites du musée du Louvre pour un article qu’elle avait en préparation. Rendez-vous pris je lui fis donc visiter quelques coins du musée et autres œuvres hors du commun, cela dit l’article en question n’a jamais été publié…… dommage.
Ayant gardé mes notes écrites pour la circonstance, je me suis dit que finalement je pourrais en faire quelque chose et, plutôt qu’un article traditionnel, j’ai eu l’idée de cette vidéo.
Je vous laisse donc visualiser mais, avant tout, je tiens à remercier Catherine L. et Michel M. qui ont prêté leurs voix pour les commentaires.
Pour profiter de la vidéo en haute définition cliquez d’abord dans le menu du lecteur, puis cochez « qualité haute ».
Je sais que cela va vous sembler incroyable, mais un pied de tomate avait poussé dans la cour carrée du Louvre. Je ne
mens pas, la preuve est en photo sous vos yeux. C'est d'autant plus curieux que la cour carrée est un décor totalement minéral son sol étant entièrement pavé et dallé, en bref sans "espace vert".
Je me demande d'ailleurs comment ce pied de tomate s'était débrouillé entre ces deux dalles.
J'ai soumis ces clichés à l'expertise de ma chère moitié qui est experte en plantes et jardinage tandis que j'avoue ma totale ignorance en la matière (je suis un vrai Parisien, mes racines
plongent dans le macadam). En bref le diagnostic est le suivant, les tomates ne pouvaient pas mûrir, c'est la fin de la saison.
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| Le pied de tomate en situation |
Le pied de tomate en gros plan
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Le décor minéral de la Cour Carrée |
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Le zodiaque de Dendéra
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La dalle du "Stargate" |
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| "Un million d'années dans le ciel se tient Râ, dieu du soleil. Enfouie et scellée pour l'éternité est la porte des étoiles" |
| Pour finir un générique, en souvenir…. |
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| Porte vers le passage de la salle Henri II |
Porte vers l'escalier dérobé du "couloir des poules" |
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| Escalier dérobé du "couloir des poules" © Photo Guillaume Fonkenell |
Médor est un nom couramment donné à un chien, mais saviez que c’est à cause du Louvre ?
Médor devant la colonnade du Louvre
(photomontage Louvre-passion)
La célébrité de « Médor » a commencé avec la révolution de 1830 dont un épisode s’est déroulé au Louvre. Mais voyageons dans le temps, au mois de juillet 1830, à cette époque la France est gouvernée par le roi Charles X qui voudrait, appuyé par une partie de la noblesse réactionnaire, supprimer toute trace politique et sociale de la période révolutionnaire. En 1829 le roi a nommé le prince de Polignac chef du gouvernement, la nomination de cet ancien chouan symbolisait le triomphe de la contre-révolution. En réaction deux partis se formèrent, décidés à aller jusqu’au renversement de Charles X, les républicains et les orléanistes, partisans du duc d’Orléans favorable à une monarchie libérale. Lors des élections législatives de juillet 1830, l’opposition remporta la majorité des suffrages mais Charles X refusa d’admettre cette situation politique et décida, avec ses ministres, de gouverner par ordonnances (c'est-à-dire de promulguer des lois sans passer par l’assemblée). Dès la publication des ordonnances le peuple de Paris se souleva pour défendre les libertés politiques. Au cours des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, appelées les « trois glorieuses » le régime fut renversé et Charles X contraint de s’exiler en Angleterre pendant que Louis Philippe d’Orléans prenait le pouvoir. Je vous rappelle que la colonne qui se trouve place de la Bastille est le monument érigé en souvenir de ces journées.
Et Médor dans tout ça, eh oui on avait failli l’oublier le pauvre ! Au cours des « trois glorieuses », le Louvre fut pris d’assaut par les insurgés car il était proche du palais des Tuileries où résidait le roi. Cet épisode à d’ailleurs été raconté par Alexandre Dumas qui a participé à la révolution. « Maintenant comment ce Louvre, comment ces Tuileries, comment ce Carrousel, avec leurs cuirassiers, leurs lanciers, leurs Suisses, leur garde royale, leur artillerie, avec trois ou quatre mille hommes de garnison enfin, avaient ils été pris par quatre ou cinq cents insurgés ? Le voici : Quatre attaques avaient été dirigés sur le Louvre (…) Nous avons dit que ce fut la seconde attaque qui enleva le Louvre. Ce succès fut dû à l’admirable courage des assaillants, mais aussi, il faut le dire, au hasard à une fausse manœuvre ». Les victimes de cette attaque furent enterrées à l’angle de la colonnade du Louvre, le chien de l’un d’entre eux, inconsolable, resta auprès de son maître enseveli au Louvre et donna son nom à des générations de chiens. J’ai trouvé sur ce site consacré au « chien dans l’art » un article détaillé sur Médor ainsi que la retranscription d’un récit de l’époque j’y ai d’ailleurs appris que ce chien était un barbet.
Peut être avez-vous remarqué en vous promenant au Louvre ces médaillons incrustés dans le sol portant les lettres N et S et « ARAGO » au centre.
Comme vous, je regardais le sol et j’étais intrigué par ces médaillons et voici ce que j’ai découvert :
Ces médaillons, Dan Brown en parle dans le « Da Vinci Code » : « Langdon avait lu un jour que cent trente cinq médaillons traçaient sur un axe nord sud une ligne parfaitement droite à travers les rues et les trottoirs de la capitale française pour matérialiser l’axe du premier méridien de Paris ». Dans le livre l’auteur en fait la « Rose Ligne » ou « Roslin » qui mène au Saint Graal.
En fait il s’agit d’une oeuvre d'art qui se présente sous la forme d'une série de médaillons disséminés dans Paris en hommage à François Arago (1786 – 1853) qui fut physicien, astronome et homme politique. C’est notamment lui a redéfinit l’emplacement du Méridien de Paris en 1806, avant que celui de Greenwich ne devienne le méridien de référence international en 1884.
Je vous rappelle que le méridien est une ligne imaginaire qui sert à déterminer la longitude d’un lieu, les méridiens sont perpendiculaires aux parallèles (le plus connu étant l’équateur). Pour faire le point, c'est-à-dire se situer sur le globe terrestre, on calcule la latitude et la longitude de ce lieu. C’était la mini rubrique scientifique de Louvre-passion….
L’hommage à Arago est donc une œuvre d’art contemporaine réalisée en 1995 par l’artiste néerlandais Jan Dibbets composée de 135 médaillons, dont quinze se trouvent au Louvre ou a proximité, disséminés le long du méridien de Paris. Cette œuvre remplace en quelque sorte la statue de François Arago, qui se trouvait, sur le boulevard qui porte son nom, laquelle a été fondue au cours de la seconde guerre mondiale.
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