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Peinture et sculpture

Vendredi 6 novembre 2009

Un peu avant le début du XXe siècle la carrière du peintre Pierre Auguste Renoir (1841 – 1919) connaît un tournant. Il s’éloigne du mouvement impressionniste et veux faire « la peinture de son temps » en conciliant l’apport de l’impressionnisme avec l’amour de la tradition il se consacre ainsi aux portraits, aux nus à la peinture décorative et à la sculpture. Il connaît alors le succès puis l’aisance financière, en 1892 l’Etat lui achète « les jeunes filles au piano », à partir de 1905 le prix de ses œuvres grimpe et en 1913 Guillaume Apollinaire le salue comme « le plus grand peintre vivant ». L’exposition du Grand Palais rassemble une centaine d’œuvres de cette période et met en perspective leur influence sur Picasso, Bonnard ou Matisse.

On découvre tout d’abord les modèles que Renoir choisit de préférence dans son entourage proche, ses enfants dont le cinéaste Jean Renoir (1894 – 1979), les domestiques au service de la famille et en particulier Gabrielle Renard, nourrice de Jean, qui pose pour deux cents tableaux. Les modèles servent pour des scènes intimes et familiales, des jeunes filles au piano ou cousant, Gabrielle jouant avec le petit Jean.

 

« Le nu me paraît être la forme indispensable de l’art » disait Renoir et une grande partie de l’exposition décline ce thème. Ce sont souvent des nus peints en atelier mais représentés dans des décors de plein air comme  cette baigneuse aux cheveux longs qui sort de l’eau pour venir s’essuyer près d’un rocher. A la fin de sa vie ils s’élargissent jusqu’à occuper la toile entière comme ces baigneuses du musée d’Orsay. Petite anecdote, en regardant le tableau j’entendais les commentaires ironiques de nos contemporains sur leurs formes plantureuses (les « gras double » disait on, eh oui les canons de la beauté ont bien changé !).

En 1908 Renoir s’installe à Cagnes sur mer, près de Nice, pour y soigner ses crises de polyarthrite. Séduit par le paysage il peint des paysages méditerranéens et crée une sorte de terre antique idéalisée où il représente des scènes mythologiques telles que le jugement de Pâris.

 

Autre facette méconnue de l’artiste, ses talents de peintre décoratif. De riches particuliers lui confient la décoration de murs où achètent des panneaux comme ces danseuses de style espagnol. Plus étonnante est la section consacrée à Renoir sculpteur. Il visitait souvent les salles « des antiques » du Louvre comme on le disait à l’époque et était en relation avec les grands artistes de son époque tels que Maillol ou Rodin. Ce n’est qu’à la fin de sa vie qu’il se lance dans cet art, handicapé par sa polyarthrite il est assisté par le sculpteur catalan Richard Guino. Là encore ce sont les thèmes mythologiques qui prédominent, des Vénus ou le jugement de Pâris.

 

Une fois n’est pas coutume je termine par un « coup de gueule ».

Quand donc les concepteurs tiendront-ils compte de la foule qui vient aux expositions ? Exemple de défaut flagrant, le grand texte explicatif placé juste à l’entrée qui crée un effet « bouchon » garanti. Autre défaut récurrent les cartels microscopiques placés sous les tableaux, pour lire une explication il faut se plier en deux à cinq centimètres du tableau, ont-ils pensé que vingt personnes veulent lire la même chose ? Pourquoi ne pas faire comme au centre Pompidou où, pour l’exposition Kandinsky, un scénographe intelligent avait pensé à de grands textes au dessus des tableaux. Pour finir la salle où sont exposées les photos prises chez Renoir au format original de quelques centimètres carrés : très pratique quand plusieurs centaines de personnes se bousculent pour essayer de voir ces épreuves microscopiques.

 

« Renoir au XXe siècle » au Grand Palais jusqu’au 4 janvier 2010.

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Vendredi 30 octobre 2009

En marge de l’exposition « Titien, Tintoret, Véronèse … Rivalités à Venise » le Louvre propose une expérience multimédia autour de « La Vierge au lapin » de Titien au 2e étage de l’aile Richelieu.

 

La Vierge au lapin est un tableau de Titien retrouvé en 1665 dans les collections de Richelieu, puis cédé à Louis XIV. Entré dans les collections royales il a été intégré aux collections du Louvre après la Révolution.

On voit la Vierge, assise dans un pré pour y manger des fruits, elle montre un lapin à l'enfant que tient sainte Catherine, agenouillée sur l'instrument de son martyre, la roue à crocs. Le paysage est surmonté d'un ciel crépusculaire strié de bandes orange et azurées, représentation d'une nature accueillante propre à Titien.

 

Une première installation permet de « marcher dans le tableau », en l’occurrence il s’agit d’une sorte de cabine avec un écran interactif qui projette des éléments du tableau pour donner une impression de 3D.

Pour tout dire, je n’ai pas trouvé l’expérience très convaincante. Plus intéressants sont les écrans tactiles qui permettent d’observer des parties du tableau à la loupe en fonction de l’endroit que l’on touche avec le doigt. Enfin une projection sous forme d’animation multimédia permet d’observer le tableau avec les commentaires d’un conservateur (en Français, Anglais ou Japonais).

 



Ce commentaire nous apprend bien des choses sur la symbolique présente dans le tableau. Ainsi, au pied de la Vierge se trouve un panier entrouvert contenant une pomme et une grappe de raisin (pour les voir il faut bien s’approcher). Ces fruits symbolisent le péché originel racheté par le sacrifice du Christ. Eve a tenté Adam avec le fruit défendu (la pomme), et le raisin renvoie au vin qui symbolise le dernier repas du Christ avec ses apôtres avant son sacrifice et le sang qu’il a versé. Enfin le lapin, dans l’imaginaire de la Renaissance, était le symbole de la conception de Jésus par Marie sans le péché de chair.

 

Cette expérimentation est le fruit d’un partenariat entre la société Japonaise Dai Nippon Printing et le musée du Louvre. La société apporte ses compétences en technologies de l'information et de l'image le musée, pour sa part, les œuvres qui servent de support.
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Vendredi 25 septembre 2009

Cette exposition est l’occasion d’évoquer une période très particulière qui réunit trois grands maîtres de la peinture dans un même lieu. A la fin des années 1540, Titien est le considéré comme le plus grand artiste de Venise au moment ou le Tintoret commence son ascension et Véronèse arrive dans la ville.

 

Tiziano Vecellio dit Titien (1485 – 1576) le plus grand des peintres Vénitiens, connu pour ses compositions aux coloris éclatants et ses effets de halo. Il a travaillé pour tous les grands de son temps, le Pape, François 1er, et Charles Quint et peint jusqu‘à sa mort à 90 ans. Il était tellement célèbre que, selon ses biographes, l’empereur Charles Quint en visite dans son atelier, alla même jusqu’à ramasser l’un de ces pinceaux.


Jacopo Robusti (1518 – 1594) fils d’un teinturier d’où son surnom de « le Tintoret » est né à Venise, élève de Michel-Ange, il préfère les compositions bibliques, sa peinture est faite de clair-obscur et de coloris contrastés.

Paolo Calliari (1528 – 1588) est né à Vérone ce qui lui vaut son surnom de « Véronèse ». Rival du Tintoret il est célèbre pour ses coloris lumineux dont le fameux « vert Véronèse ».

 

Au XVIe siècle Venise n’a pas, comme les autres états européens, un lieu de pouvoir unique et un art de cour. Les grandes familles, l’Eglise et les confréries sont autant de clients potentiels pour les artistes qui se font concurrence. Les institutions Vénitiennes organisent des concours pour la décoration des édifices publics et des esquisses préalables sont demandées aux artistes on retrouve dans l’exposition les documents des concours pour la bibliothèque San Marco en 1556 – 1558, la Scuola Grande di San Rocco en 1564 et le Palais des Doges en 1582 – 1588.

 

A l’époque il y a des discussions sur la supériorité de tel ou tel art. Les peintres Vénitiens démontrent leur supériorité en travaillant sur le reflet dans la représentation de l’eau, des armures ou des miroirs. Autre phénomène, la peinture estompe les frontières entre le sacré et le profane. Les commanditaires se mettent en scène à côté du Christ ou des apôtres. Les Vénitiens sont aussi les premiers à peindre des animaux pour eux-mêmes.

 

L’exposition composée de quatre-vingt-cinq tableaux est répartie par thèmes : Portraits de gens de pouvoir, Reflets, Entre Sacré et Profane, Nocturnes sacrés, Portraits d’artistes et de collectionneurs, Petits formats décoratifs, La femme désirée. Elle se déroule dans le hall Napoléon sous la Pyramide jusqu’au 4 janvier 2010. Vous pouvez aussi visualiser le mini-site qui lui est consacré.

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Vendredi 18 septembre 2009

En me promenant au deuxième étage de l’aile Sully, dans la section intitulée « Le paysage autour de 1800 » j’ai trouvé ce tableau intitulé « Diane de Poitiers chez Jean Goujon ». La sculpture que l’on voit sur le tableau se trouve dans l’aile Richelieu au département des sculptures. Nous sommes donc en présence d’un tableau du Louvre qui représente une sculpture du même musée.

 

 

Quelle est donc l’histoire de cette imbrication.

Evoquons d’abord Diane de Poitiers (1499-1566), duchesse de Valentinois et favorite d'Henri II. En 1533 elle est dame d'honneur à la cour de France et trois plus tard elle devient la maîtresse du dauphin, le futur Henri II. Devenu roi il en fait sa favorite qui éclipse son épouse, Catherine de Médicis. Diane s’entoure d’une cour brillante et pousse le roi contre les protestants. Diane a vingt ans de plus que son amant, plus que sa maîtresse, elle fut sa confidente et conseillère.

Le château d'Anet (Eure-et-Loir), réalisé par Philibert Delorme, fut construit pour elle. À la mort d'Henri II, en 1559, Catherine de Médicis la renvoya de la cour, elle fut obligée de rendre les bijoux de la couronne que lui avait donnés le roi et se retira à Anet.

 

 

Diane de Poitiers comptait parmi ses amis des artistes. Pour son château, un sculpteur réalisa en son honneur la « Fontaine de Diane ». On y voit la déesse Diane armée de son arc assise auprès d’un cerf, qu’elle a sans doute chassé, elle est accompagnée de ses chiens. La déesse est nue mais sa coiffure est celle d’une dame du XVIe siècle. En effet Diane de Poitiers aurait elle-même servi de modèle. Comme tous les grands personnage de la Renaissance Diane s’identifie à une divinité Gréco-romaine, son prénom facilite d’ailleurs cette identification.

La statue a été attribuée à plusieurs sculpteurs célèbres de la Renaissance tels que Benvenuto Cellini, Jean Goujon et Germain Pilon. Mais comme elle a été très remaniée au début du XIXe siècle l’identification de l’artiste reste problématique.

 

Le tableau est l’œuvre d’Alexandre-Evariste Fragonard fils du grand peintre Jean-Honoré Fragonard et bien moins connu que son père il s’était spécialisé dans la peinture d’histoire. La scène représente Diane de Poitiers rendant visite à Jean Goujon sans doute pour voir l’avancement de l’œuvre. Elle descend d’une sorte de fauteuil surélevé qui lui a permis de contempler la totalité de la statue, elle est entourée de deux personnages qui sont sans doute des nobles de la cour. A gauche l’artiste se tient un peu en retrait avec l’un de ses outils. Le tableau est donc une scène d’histoire, sans doute réalisé avant l’entrée de la sculpture au Louvre. Les deux œuvres sont désormais réunies sous le même toit mais assez éloignées l’une de l’autre.

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Vendredi 4 septembre 2009

Laurent de La Hyre (1606-1656) est un fils de peintre. Son père lui apprend la perspective, l’architecture et lui fait copier des dessins pour le former. Contrairement à la plupart des artistes de son temps il n’effectue pas de voyage en Italie. Il subit l’influence de Girard Desargues, fondateur de la géométrie projective, influence qui se retrouve dans l’attention qu’il porte à la perspective et à l’architecture.

La Hyre est connu pour ses thèmes mythologiques mais surtout pour ses œuvres religieuses inspirées par l’Ancien et le Nouveau Testament. Cet artiste est en effet profondément chrétien et très croyant.

L’exposition est divisée en deux parties :

 

Le cycle de la vie de saint Étienne

En 1646 le curé de la paroisse Saint Etienne du mont commande à Laurent de La Hyre des dessins préparatoires à des tapisseries destinées à décorer l’église les jours de fête. Dix sept de ces dessins sont parvenus jusqu’à nous après les saisies révolutionnaires dans les églises. L’artiste a réalisé une vie de Saint Etienne qui était un juif convertit au christianisme et fut consacré diacre dans l’église naissante. Accusé d’avoir proféré des paroles contre les lieux saints, il fut condamné à être lapidé en l’an 35 de notre ère. Il est considéré comme le premier martyr chrétien.


Les esquisses pour la décoration du réfectoire du couvent des Minimes

En 1648 les pères Minimes du couvent de la place Royale à Paris passent commande à Simon Vouet de dix-huit figures de « patriarches ». Le peintre meurt en 1649 et la commande revient à la Hyre qui réalise dix huit esquisses représentant des saints ayant pratiqué la solitude « à l’écart du commerce, de la vue et de la fréquentation des hommes ».

 

L’exposition se déroule jusqu’au 21 septembre 2009 au 2e étage de l’Aile Sully, salles 20 à 22.

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Vendredi 26 juin 2009

Vous avez sans doute en mémoire la récente vente de la collection d’art rassemblée par le couturier Yves Saint Laurent et l’homme d’affaire Pierre Bergé. Cette vente aux enchères qui s’est déroulée en février 2009 au Grand Palais a rapporté 373,5 millions d'euros et a été qualifiée de «vente du siècle».

 

A l’occasion de la dispersion de cette collection, Pierre Bergé a fait don au Louvre du « Portrait de Luis Maria de Cistué y Martinez » peint à l’âge de deux ans par le grand peintre espagnol Francisco de Goya (1746 – 1828). L’apport de cette œuvre complète ainsi la série de portraits de Goya conservés par le Louvre.

Cette toile qui était la propriété de la famille du modèle fut vendue au début du XXe siècle au fameux Rockefeller dont le fils, John Rockefeller junior, la vendit en 1980 à Pierre Bergé qui vient d’en faire don au Louvre.



Le modèle peint en 1791 à l’âge de deux ans est représenté comme un petit garçon, membre d’une grande famille espagnole, vêtu d’un costume orné d’un col en dentelle et d’une ceinture en tissus accompagné de son chien préféré. Cette façon de peindre est caractéristique de Goya qui utilisait toujours un fond uni et montrait les enfants accompagnés de leurs jouets ou de leur animal de compagnie.

 

Quelques années plus tard Luis Maria de Cistué y Martinez devint un héros national espagnol. En tant que colonel il prit une part active à la guerre d’indépendance menée par les espagnols contre les troupes de Napoléon et participa personnellement à la libération de Saragosse.

 

La toile est actuellement exposée comme le « tableau du mois » au deuxième étage de l’aile Richelieu.

 

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Vendredi 29 mai 2009

Cette semaine je m’inspire du calendrier pour vous parler de « La Pentecôte » peinte par Jean Restout. Si ce mot évoque peut être, pour la plupart, un pont du mois de mai je vous rappelle qu’il s’agit aussi d’une fête chrétienne.


Selon les Evangiles, les apôtres émus de la mort de Jésus et de sa résurrection étaient réunis quand ils entendirent un grand bruit et virent apparaître des langues de feu qui se posèrent sur chacun d'eux. Ces langues de feu, symbolisant l’Esprit Saint, leur permirent de parler toutes les langues et enseigner le message de Jésus. On considère d’ailleurs que cette date marque le début de l’Eglise. Cet évènement a eu lieu cinquante jours après Pâques, en grec Pentekostê, d’où son nom.

 

Cet immense tableau (long de 7,78 m et haut de 4,65 m) a été peint pour le réfectoire de l'abbaye de Saint-Denis. Il donne un effet de surnaturel par la lumière qui émane du ciel et la vue de la scène en contre-plongée, les personnages sont touchés par la grâce, d’autres semblent effrayés. Le haut de la toile où figurait la colombe du Saint Esprit a disparu.

 

Jean Restout (1692 – 1768) est le fils de Jean Restout (1663 – 1702), peintre originaire de Caen qui travaillait à Rouen, où il épousa la sœur de Jean Jouvenet. Celui-ci devint le parrain et le maître de son neveu Jean. On le voit il s’agit d’une dynastie de peintres dont le père et le fils portent le même prénom.  Celui qui nous intéresse, appelé Jean II Restout, fut formé par son père et son oncle qui étaient des peintres d’histoire. Contrairement à la plupart des peintres il ne fit jamais le voyage en Italie ce qui ne l’empêcha pas de mener une brillante carrière à l’Académie, il a peint des tableaux mythologiques, des portraits. L’essentiel de sa création consiste en des tableaux d’inspiration religieuse, il était d’ailleurs proche des Jansénistes, un mouvement religieux né au XVIIe siècle posant le principe de la prédestination. Le Louvre a donné son nom à une des salles de peintures au 2e étage de l’aile Sully.
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Vendredi 22 mai 2009
La force de l’art est une manifestation triennale qui offre durant cinq semaines une scène à l’art contemporain. Pour sa deuxième édition elle sort du Grand-Palais pour investir des lieux tels que la Tour Eiffel, l’église Saint Eustache et le musée du Louvre.

 

Cette manifestation permet à des artistes confirmés de réaliser une œuvre qui leur tient à cœur. Le Louvre accueille donc parmi ses peintures cinq transcriptions de l’artiste français Gérard Collin Thiébaut dans les espaces de l’aile Denon, la Grande Galerie et les salles des peintures de grands formats.

 

L’artiste a fait une sorte de clin d’œil aux « produits dérivés » des boutiques de musée, il revisite quelques tableaux sous forme de puzzle.

 

J’ai ainsi photographié pour vous ces deux variations : « le Printemps » d’après l’une des quatre saisons de Giuseppe ARCIMBOLDO et « la Grande Odalisque » le nu le plus célèbre de Jean-Auguste-Dominique INGRES.

 

 


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