En lisant le titre de cet article vous allez vous dire "mais bon sang qu'est ce que vient faire cette Pompadour
sur un blog du musée du Louvre" et je devine dans vos pensées tout ce qu'on a pu dire et surtout médire à propos de cette femme.
Bon, je n'ai pas la prétention de lancer une grande campagne de réhabilitation mais simplement de vous présenter deux de ses portraits que l'on trouve au musée et rappeler qu'elle avait aussi des
côtés positifs.
Il y a tout d'abord ce tableau de Maurice-Quentin Delatour qui représente la marquise de Pompadour en protectrice des arts entourée de gravures, de cartons à dessin et de livres. Ensuite cette statue de Jean-Baptiste Pigalle dite "Madame de Pompadour en Amitié". Faite en 1753, la statue évoque la nouvelle nature des liens qui l'unissaient au roi Louis XV, d'amante elle devint son amie. Cette transformation est illustrée par les fleurs de toutes saisons déposées à ses pieds, "car si l'amour n'a qu'un temps, l'amitié fleurit à toutes les saisons de la vie".
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Madame de Pompadour par Maurice Quentin-Delatour
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Madame de Pompadour par Jean-Baptiste Pigalle
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Mais que je vous raconte un peu la vie de cette femme hors du commun.
De son vrai nom Jeanne Antoinette Poisson, elle naît à Paris en 1721. A vingt ans elle est mariée à Guillaume Le Normant, seigneur d'Étiolles ce qui lui permet de s'introduire dans les salons
Parisiens où elle brille par sa beauté, son esprit et ses dons artistiques. C'est en 1745 qu'elle devient la maîtresse du roi Louis XV, elle ne retient sa passion que pendant cinq à six ans mais
resta son amie jusqu'à sa mort. Le roi l'appréciait pour son talent à organiser des fêtes et des représentations théâtrales, elle fut aussi sa confidente car Louis XV ressentait un profond besoin
de s'évader de l'ambiance de la Cour de Versailles. Elle meurt en 1764, à 43 ans, probablement d'un cancer du poumon.
De ses mauvais côtés on peut retenir le fait qu'elle se mêla donner des conseils au souverain mais que ses choix politiques furent souvent désastreux, elle dépensa beaucoup pour ses châteaux d'Evreux, Bellevue, la Celle Saint-Cloud et son hôtel Parisien. Enfin ne pouvant assouvir les désirs sexuels du roi elle devint une sorte de pourvoyeuse en recrutant des jeunes femmes que Louis XV rencontrait dans la villa du "Parc aux Cerf" qui donna lieu à une légende de harem orgiaque.
A sa décharge son influence politique est un peu de la faute du roi qui lui donne trop d'importance, quand à ses dépenses elles sont bien moindres que celles de Louis XIV pour Versailles. D'ailleurs ces critiques étaient contradictoires, d'un côté on demandait de soutenir les peintres, sculpteurs et architectes, de l'autre on stigmatisait les dépenses !
Pour finir je dirais que le bon côté de la marquise de Pompadour fut son rôle de protectrice des arts. Elle fit profiter les artistes des sommes qu'elle recevait du roi et l'intéressa aux travaux de la manufacture de Sèvres, elle est d'ailleurs à l'origine d'un "style Pompadour" dans les arts décoratifs. Enfin elle fut l'amie et la protectrice des philosophes notamment ceux de l' Encyclopédie qu'elle protégea de la censure. A sa mort Voltaire écrivit "Dans le fond de son coeur, elle était des nôtres; elle protégeait les lettres autant qu'elle le pouvait". Pour ma part je pense donc qu'elle a tout de même mérité sa place au Louvre !
Une nouvelles manifestation d'art contemporain commence au Louvre. Cette fois c'est l'artiste Belge Jan Fabre qui intervient dans les salles des peintures de l'Europe du Nord avec une quarantaine d'oeuvres, dessins, sculptures, vidéos et performances face aux oeuvres de Van Eyck, Memling, Rembrandt, Vermeer ou Rubens. L'exposition s'appelle "l'Ange de la métamorphose" car, selon Jan Fabre, c'est ainsi que s'incarne l'artiste qui, par la transformation des matériaux, crée de la transcendance (ouf !). Personnellement j'ai aimé le côté un peu "décalé" de ces oeuvres même si la présentation en est fort sérieuse, je vous propose une petite sélection en photo.
Il y a tout d'abord ce petit personnage le nez collé contre un tableau avec du sang à ses pieds. L'oeuvre
s'intitule "je me vide moi même", c'est un autoportrait de l'artiste qui "se heurte littéralement au mur de l'histoire et se vide de son propre
sang" il s'est représenté en nain laissant ainsi sa vanité à l'entrée.
Vient ensuite "Moi rêvant" un second autoportrait hérissé de clous et de pointes. Selon le cartel il s'agit d'une identification à l'entomologiste
Français Jean-Henri Fabre (1823 - 1915), dont l'oeuvre consacrée aux insectes à toujours fasciné l'artiste.
Ces deux agneaux dorés dans des vitrines s'intitulent "Sanguis sum", allégorie aux idoles et aux sacrifices, leurs chapeaux de carnaval suggèrent la
possibilité d'une métamorphose.
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"L'ange en os" est une métaphore de la perfection, un corps qui ne
saigne pas avec une protection identique à la carapace des insectes.
Cette grosse boule sur un matelas, en regard de ce tableau inspiré de la vie du Christ est "Le bousier". Là encore on retrouve l'inspiration liée aux
insectes, la boule renvoie aussi au globe que porte parfois le Christ sauveur.
On ne le voit pas très bien sur la photo, dans la Galerie Médicis, l'artiste s'est représenté en ver de terre géant en train de ramper sur des pierres
tombales. Le ver évoque ici l'opposition entre la vie et la mort.
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Pour finir quand je suis passé prendre les photos pour cet article vendredi 11 avril, France Culture s'était installé dans la Cour Marly. J'étais là au moment de l'émission "Tout arrive" de Jean Laporte. J'ai donc immortalisé ce moment que je vous livre, Jan Fabre est le deuxième en partant de la droite, en chemise blanche.
Non, nous parlons d'art contemporain. Cette araignée géante en bronze et en acier a été réalisée en 1999 par l’artiste Louise Bourgeois. Elle est exposée dans le cadre d'une rétrospective que le musée national d’art moderne consacre à cet artiste et fait écho à l’araignée "Crouching Spider" exposée dans le forum du Centre Pompidou. Pour Louise Bourgeois cet insecte n'est pas menaçant, au contraire, surveillant sans cesse sa toile, elle représente une figure maternelle et protectrice.
Née en 1911, Louis Bourgeois, est la fille d'un restaurateur de tapisserie anciennes, c'est dans les années 1970 que son travail est reconnu. Elle traite beaucoup de sujets tels que la famille, la solitude, la féminité et la sexualité. Les fils et les aiguilles sont récurrents dans ses réalisations ainsi que l'araignée et sa toile elle est célèbre pour ses sculptures monumentales représentant cet insecte.

Je n'avais jamais entendu parler de Baccio Bandinelli avant cette exposition, j'ai donc appris que cet artiste, qui vécu de 1493 à 1560, était un des sculpteurs attitrés de la famille Médicis à
Florence. Contemporain de Michel Ange ce qui explique sans doute que son nom soit moins connu, il avait mauvais caractère et était détesté pour son arrogance et son goût pour l'intrigue (ce
détail me rappelle ce que j'avais découvert à propos de Georges de la Tour).
Vous pouvez voir l'exposition jusqu'au 26 mai dans les salles 9 et 10 du 1er étage de l'aile Denon.
Une fois n'est pas coutume, je fais un peu de publicité. Si vous en avez l'occasion allez visiter le tout nouveau blog "EgyptoMusée" que vient de créer Richard Lejeune qui avait publié "Antoine Watteau et Cythère" sur "Louvre-passion".
L'auteur ayant relevé ce défi, je vous propose son article sans plus tarder.
Le Pèlerinage à l’île de Cythère (1717) - huile sur toile (194 x 129)
Paris - Musée du Louvre - Aile Sully - Deuxième étage - Salle 36
A l’été 1712, Antoine Watteau (1684-1721) est agréé à l’Académie de Peinture et de Sculpture de Paris, celle-là même qui avait été mise sur pied lors de la régence d’Anne d’Autriche, en 1648, sous la protection de Mazarin et que le peintre Jacques-Louis David n’aura de cesse de faire dissoudre en 1793. (A la Restauration, elle fut remplacée par l’Académie des Beaux-Arts et, en définitive, appelée Institut de France).
L’Académie donc lui demande de présenter une oeuvre de réception qui, exceptionnellement, et à l’inverse de ce qui se passait auparavant, ne sera entachée d’aucune “censure” quant au choix du sujet.
Le 28 août 1717, à la suite de maints rappels à l’ordre et, par parenthèses, deux mois après l’expiration du dernier délai qui lui avait été signifié, Watteau présente finalement ce qui constituera un de ses chefs-d’oeuvre. Dans le registre de l’Académie, le tableau entre sous le titre Le Pelerinage à l’isle de citere. Par la suite, biffé à même ce document officiel, il devint Une feste galante.
A l’époque de Watteau, le thème du pèlerinage à Cythère est très en vogue. Et le peintre, précisément, en début de carrière, l’exploita à plusieurs reprises. (Rappelons que Cythère, au sud-est du Péloponnèse, fait partie des îles grecques de la Mer Égée sur laquelle, selon la mythologie, Aphrodite aurait abordé, née de l’écume des flots. Elle offre en outre la réputation symbolique d’être l’île des plaisirs amoureux).
Très en vogue, mentionnais-je, à un point tel que, et pour appuyer un commentaire ici déposé par Grillon, le théâtre lui-même s’en était emparé avec, notamment, une pièce de Florent Carton, dit Dancourt, Les Trois cousines, vaudeville qui se terminait par ces vers :
“Venez à l’île de Cythère
En pèlerinage avec nous
Jeune fille n’en revient guère
Ou sans amant ou sans époux”.
L’époque de Watteau ? La Régence de Philippe d’Orléans, neveu de Louis XIV décédé en 1715 et dont le successeur, Louis XV - son arrière-petit-fils, alors âgé de 5 ans -, était alors trop jeune pour régner.
L’époque de Watteau ? Un temps où nobles et riches bourgeois aiment rien tant que s’amuser et offrir des fêtes dans les parcs de leurs propriétés aux confins de Paris
: Versailles, Saint Cloud, Sceaux ...
Et c’est bien de cela qu’il s’agit ici. Dans un large paysage vaporeux encadré comme une scène de théâtre - (le théâtre, par parenthèses, constituant avec
la fête galante les deux thèmes de prédilection de l’artiste) - : à gauche, l’à-pic d’un rocher, à droite de luxuriantes frondaisons et la statue d’Aphrodite, Watteau a placé, en plans
successifs, richement vêtus d’habits aux teintes à la fois chaudes et chatoyantes, plusieurs couples dans différentes poses traduisant le mouvement : sur un léger surplomb, à l’avant-plan, un
premier, assis sous le regard de la déesse, converse amoureusement, un autre se relève et un troisième s’apprête à descendre vers l’embarcation à peine visible au pied du rocher en contre-bas,
alors que déjà, d’autres couples s’en approchent, tandis que d’autres encore sont sur le point de monter à son bord.
Et à l’arrière-plan de cette composition finalement très décentrée, un paysage brumeux, mystérieux mais relativement lumineux.
Je sais pertinemment bien - et Pierre Rosenberg dans la notice qu’il rédige pour cette oeuvre dans son Dictionnaire amoureux (pp. 899-903) le rappelle
judicieusement -, qu’il y a près de 40 ans que les historiens exégètes, à la suite d’un article très remarqué de l’ancien directeur de la National Gallery de Londres, Michael Levey, ne
parviennent toujours pas à se mettre d’accord : Watteau a-t-il peint un départ, joyeux, pour Cythère ? Ou un retour, empreint de mélancolie ? Mais est-ce vraiment là l’essentiel ?
Certes, égyptologue de formation, et grand amateur d’art quel qu’il soit, mais nullement spécialiste de Watteau, ce qui me touche ici, c’est la virtuosité
avec laquelle un artiste a pu traduire toutes les palpitations, toutes les fluctuations du sentiment amoureux; et peu me chaut de savoir si c’est avant de s’embarquer pour l’île grecque ou après
y avoir connu d’intimes moments.
Je serais toutefois tenté d’être en parfait accord avec Rodin quand il estime qu’il s’agit ici de la transposition poétique et picturale du thème de la
jeune femme, hésitante, malgré les tendres sollicitations de son amoureux; puis consentante, mais regardant encore en arrière avant de se décider à embarquer. Et à mes yeux, ces trois couples sur
le petit monticule de l’avant-plan seraient ainsi une sorte de démultiplication d’un seul et même, à trois états successifs de la réflexion féminine ...
Et la copie autographe ? Et L’Embarquement pour Cythère du musée de Berlin ? Car c’est de là que nous étions partis quand Louvre-passion, le concepteur de
ce blog, sur une mienne proposition de rédiger une note là-dessus me retourna la demande.
Watteau, en effet, un an après avoir réalisé la toile actuellement au Louvre, en peignit une seconde, vendue par la suite à Frédéric II de Prusse.
Berlin - Musée de Charlottenburg
Les deux reproductions insérées dans ce modeste article sont pour moi suffisamment éloquentes. Et je ne m’attarderai point sur les différences de
couleurs : nous savons tous que plusieurs paramètres, sur le Net, sont susceptibles d’intervenir pour nous en fausser la perception.
L’idéal serait de se rendre et à Paris, et à Berlin ...
En attendant, je me contenterai - au risque, peut-être, de choquer les spécialistes que d’aucuns, ici, sont, de toute évidence -, de simplement faire remarquer
que l’oeuvre de Berlin est plus achevée, plus complète, plus détaillée : comparez, entre autres, les deux Aphrodite, ou les deux embarcations. Plus technique aussi, peut-être, plus élaborée, plus
construite : la verticalité du tronc d’arbre, pour ne citer qu’un détail, est ici parallèle à celle de la mâture de la barque. Pour être tout à fait honnête et ne rien celer, j’ajouterai que j’ai
lu ici ou là que cette technique plus maîtrisée enlevait tout élan juvénile à l’oeuvre : cet élan juvénile qu’aurait donc possédé Watteau un an auparavant et qu’il aurait si rapidement perdu
?
A vous, lecteurs de faire votre choix ... si tant est qu’il le faille.

Avec cette exposition, le Louvre nous fait découvrir un artiste méconnu, Gabriel de Saint Aubin (1724 - 1780). Considéré comme un marginal à son
époque, il échoua dans toutes ses tentatives de se faire reconnaître. Finalement il fit carrière comme professeur de dessin à l'école des arts, mais en parallèle devint une sorte de "reporter" de la vie Parisienne et nous a laissé un très grand nombre de dessins et d'aquarelles.
Me promenant dans l'exposition j'ai regardé ces scènes de la vie quotidienne du XVIIIe siècle. Gabriel de Saint Aubin habite près du Louvre, il "croque" les promeneurs du jardin des Tuileries, nous montre les débuts du système de location de chaises pour les badauds. Un autre dessin qui pourrait être d'actualité c'est le "tonneau d'arrosage", il s'agit d'une charrette avec un gros tonneau qui arrose les allées pour éviter la poussière soulevée par les promeneurs, une initiative que l'on pourrait tout à fait reprendre de nos jours. En 1756 il dessine l'achèvement des façades de la cour du vieux Louvre et la démolitions des maisons qui subsistaient dans son enceinte. Toujours au Louvre il nous montre une vue du salon de 1779. A l'époque ce n'était pas encore un musée mais s'y tenaient déjà des expositions dont le "salon" qui permettait aux peintres de d'exposer leurs oeuvres et se faire connaître.
Enfin plus dramatique et pris sur le vif l'incendie de l'hôpital de l'Hôtel Dieu le 30 décembre 1772, presque un reportage télévisuel avant l'heure.
L'exposition est visible jusqu'au 26 mai 2008 dans l'aile Sully, salle de la Chapelle.
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De Van Dyck (1599 - 1641) je vous avais déjà raconté qu'il fut le peintre de la cour de Charles Ier sous le nom anglicisé de Sir Anthony Vandyke et fit le portrait d'une bonne partie de la noblesse proche du roi. J'ai appris à l'occasion de cette exposition qu'avant son départ pour l'Angleterre il commença la publication d'une série de gravures tirées de ses portraits. Ce recueil connu sous le nom "d'Iconographie" rassemble les oeuvres d'une dizaine d'artistes flamands. La mort prématurée de Van Dyck à l'âge de 42 ans ne lui permit pas de terminer le recueil qui fut vendu en 1644 à un éditeur, lequel y ajouta des gravures. Au milieu du XIXe siècle, l'ensemble fut acheté par le gouvernement de la seconde république pour la chalcographie du Louvre, la chalcographie étant, je vous le précise, l'art de graver sur le cuivre. Justement j'ai remarqué ces fameuses plaques exposées à côté des gravures.
Autre chose à ne pas manquer, l'autoportrait réalisé par l'artiste et considéré comme l'un de ses chefs d'oeuvre. Vous le voyez sur l'affiche de
l'exposition, il se retourne comme si on venait de l'appeler, peut être un clin d'oeil aux admirateurs de ses oeuvres ?
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Ce tableau d'Antoine Watteau est le 150e "tableau du mois" présenté par le Louvre. Acquis en 1990 il a fait l'objet de recherches. Vous pouvez aller
l'admirer au deuxième étage de l'aile Richelieu.
Tout d'abord ce nom, "les deux cousines" a sans doute été donné au tableau plusieurs années après la mort de l'artiste. Pourquoi des cousines, sans doute parce que dans la tradition théâtrale du XVIIIe siècle c'est ainsi que l'on désigne une amie ou une parente. On voit en fait trois personnages, une jeune femme vue de dos qui semble regarder le paysage, un parc avec des statues. A ses côté un couple, l'homme tend son manteau rempli de roses à sa compagne laquelle glisse entre ses seins une rose offerte par son galant, symbolique de l'amour partagé. L'aspect un peu brumeux de la toile me fait penser à un rêve bucolique.
Antoine Watteau (1684-1721), est le peintre considéré comme le représentant le plus original de la période "rococo", un style artistique né à la fin du règne de Louis XIV tout en arabesques et en courbes. Dans "les deux cousines" on retrouve un peu tout ce qui fait l'originalité de ce peintre, un côté sensuel, des rendus vaporeux et des figures énigmatiques parfois représentées de dos. On considère que son "chef d'oeuvre" est le "Pélerinage à l'île de Cythère" exposé au Louvre mais que vous pouvez admirer en cliquant ici.
