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Au royaume d'Alexandre le Grand - La Macédoine antique

Publié par Louvre-passion sur 25 Novembre 2011, 00:05am

Catégories : #Antiquités

Affiche macédoineDans l’histoire de l’antiquité on retient que la Macédoine est le pays natal d’Alexandre le Grand et c’est à peu près tout. L’exposition qui se déroule actuellement au Louvre nous démontre que ce pays joua un rôle de tout premier plan et que sa richesse artistique n’a rien à envier à celle de la Grèce. Avec près de cinq cents objets, pour la plupart jamais présentés en France, nous revivons l’histoire de la Macédoine antique depuis le XVe siècle avant notre ère jusqu’à l'époque romaine impériale. Il a fallu attendre 1977 et la mise au jour à Vergina de plusieurs sépultures royales, parmi lesquelles celle, intacte, de Philippe II, père d’Alexandre le Grand, pour l’on prenne conscience du potentiel archéologique exceptionnel de la Macédoine. Ces fouilles ont révélé le faste d’une classe de notables et d’une élite proche des rois, ainsi que l’élaboration d’un art de cour particulièrement raffiné. Elles ont confirmé l’intensité des échanges commerciaux entre la Macédoine et les autres régions du monde grec.

Dès le début de l’exposition nous sommes accueillis par une pièce exceptionnelle, une couronne de feuilles et de glands en or qui provient de la tombe d’Herakmes fils d’Alexandre, assassiné par le roi de Macédoine, Cassandre. Un peu plus loin c’est le rôle du service archéologique de l’armée d’Orient qui est mis en valeur. En effet, lors de la première guerre mondiale, les Français et les Anglais décidèrent d’attaquer l’empire Turc qui était allié à l’Allemagne, un corps expéditionnaire fut donc envoyé en Macédoine. Le général Français Maurice Sarrail, découvrant les richesses archéologiques du pays, prit l’initiative de créer le service archéologique de l’armée d’Orient avec des archéologues et des membres de l’école française d’Athènes qui faisaient partie de l’armée. Une grande vitrine expose les découvertes de ce service.

Le roi Philippe II (382-336 av. J.-C) hérite d’un royaume fragilisé, en peu de temps il sécurise les frontières, restaure l’armée et crée la phalange une unité de combat qui lui assure la suprématie sur ses voisins. Après plusieurs victoires toute la Grèce, sauf Sparte, reconnaît sa suprématie. L’une des salles est une reconstitution en trompe l’œil du palais d’Aigai, considéré comme le palais de Philippe II, il disposait d’une cour où 3.500 personnes pouvaient tenir assises, c’était le lieu où le roi rencontrait son peuple.

C’est bien sûr son fils Alexandre Grand (356-323 av. J.-C.) qui entre dans l’histoire. A la tête de la solide armée crée par son père il se lance dans la conquête de l’immense empire Perse tout entier. Après un périple de 25.000 kilomètres il atteint même le nord de l’Inde mais doit rebrousser chemin devant la lassitude des soldats. L’exposition nous apprend qu’il s’était entouré de savants chargés de consigner les coutumes des peuples, la faune et la flore des pays traversés. Des arpenteurs, chargés de mesurer la distance parcourue, faisaient aussi partie de l’expédition. En lisant cela je me dis que Bonaparte n’a rien inventé lors de l’expédition d’Egypte. Alexandre meurt en 323 av. J.-C. sans désigner clairement son successeur. Le vide créé par sa mort conduit à la désagrégation de son empire. Dès son vivant, Alexandre devient une sorte de personnage légendaire, ce qui s’explique par son charisme. Un culte lui est rendu en Thessalonique à l’époque romaine. Les conquêtes d’Alexandre et les richesses qui en résultent transforment la société macédonienne. Les femmes ne sont plus cloîtrées au gynécée et peuvent paraître en public. Mais elles gardent un rôle domestique notamment l’éducation des enfants, les garçons jusqu’à 7 ans ce qui est illustré par une vitrine avec des objets domestiques : bassins, patères, louches, coupes… Un peu plus loin on découvre « L’incantada » ou les enchantées, une colonnade antique décorée de piliers sculptés dont une partie subsistait dans le quartier juif de Thessalonique. Une légende raconte qu’il s’agit du roi de Thessalonique, son épouse et ses suivantes, pétrifiées par un sortilège.

La Macédoine est ensuite conquise par les Romains et devient une province romaine, dont la capitale est Thessalonique. Dans la salle de la statuaire de l’époque romaine on remarque une statue du dieu Harpocrate, translitération de l’égyptien HOR PA KHERED = « Horus enfant ». Le dieu porte le doigt à la bouche pour imposer le silence pendant les cultes.

Au royaume d'Alexandre le Grand - Macédoine antique jusqu’au 16 janvier 2012 - Hall Napoléon

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Richard LEJEUNE 25/11/2011


     Le rôle politique d'Alexandre le Grand, ainsi que l'expansion de son royaume constituent effectivement un moment important dans l'histoire de l'Antiquité du bassin
méditerranéen jusqu'à celui de l'Indus ; sans oublier de mentionner la création ex nihilo, dans les régions qu'il conquit, de villes - 5 ou 6, je crois me souvenir - qui toutes portèrent
le nom d'Alexandrie ... toponyme que, trop souvent, l'on associe à celle d'Egypte que l'on prend pour l'unique !


 


     Voilà donc une exposition bien venue de manière à remettre l'illustre personnage et son action dans la mémoire collective.


 


     Directement ou indirectement, Alexandre bénéficiera d'ailleurs dans les prochains mois d'une aura exceptionnelle en France puisque au Musée Jacquemart-André, à
Paris, il sera ce printemps au centre d'une exposition intitulée Des pharaons noirs à Alexandre le Grand  et au Musée de Tessé, au Mans, d'une portant le titre Du Nil à
Alexandrie : histoire d'eaux.

Stéphanie 25/11/2011


Sauf que, pour ce que j'en sais (ma source : une historienne de l'art qui travaille au Louvre), c'est une exposition qui ne parle pratiquement pas d'Alexandre (le sujet, c'est la Macédoine). Il
semblerait que la folie des titres racoleurs ait encore frappé !

FAN 26/11/2011


 Ce conquérant fait et fera toujours parler de lui et je trouve très intéressant que l'on parle et expose sur son pays La
Macédoine car l'on oublie souvent qu'il est originaire de celui-ci!!! BISOUS FAN

Alain 27/11/2011


Je viens de lire le hors-série du Figaro consacré à l’expo du Louvre. Celui-ci et ton long article ont éveillé mon
intérêt pour l’épopée incroyable d’Alexandre et les trésors artistiques laissés par la Macédoine antique. Les mosaïques et la finesse des objets en or m’ont particulièrement
impressionné.


Quelle aurait pu être la suite de l’aventure de ce roi s’il n’était pas mort aussi jeune ?


Je pense qu’il ne va pas falloir attendre janvier et la foule des retardataires pour venir au Louvre.


 

sav 28/11/2011


un tout petit pays qui a su grandir à cette époque !

AD-Mary44 devenue 49 01/12/2011


Encore une très très belle exposition dont ton article nous permet d'en saisir l'importance, nous qui ne pouvons pas nous déplacer comme on le voudrait.


merci de ton soutien - bien amicalement

Stéphanie 01/12/2011


Y suis finalement allée, n'ai pas aimé... Pas assez d'Alexandre à mon goût, trop d'objets déjà vus des dizaines de fois...

cobaye volontaire 18/01/2012


C'est bien regretable ces adieux mais tout à fait légitime et digne de ta part.Mais du moment  la passion perdure .Il reste toujours des moyens plus traditionnels que le blog pour
l'entretenir!


Un cobaye toujours prêt pour de nouvelles explorations


 

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