Dans l'aile Richelieu vous connaissez sans doute cette cour qui porte le nom un peu mystérieux de Khorsabad, on y voit ces statues monumentales de "taureaux androcéphales ailés" devant lesquelles les touristes aiment à se faire numériser sous forme de photographies ou de vidéos.
Ces taureaux Assyriens ailés à têtes humaines, sont des "lamassou", des êtres bénéfiques chargés de garder les palais en éloignant les forces maléfiques selon les croyances de l'époque. Sargon II qui fut roi d’Assyrie de 722 à 705 av. J.-C. fit construire une nouvelle capitale, Khorsabad, dont les portes de la demeure royale étaient ornées par ces taureaux géants. Il faut d'ailleurs souligner que Sargon ne profita pas beaucoup de sa nouvelle capitale puisque il mourut à la guerre deux ans après son inauguration. Son fils Sénachérib, voyant là un mauvais présage, s'installa à Ninive et Khorsabad abandonnée fut recouverte par les sables.
Des Assyriens, l'histoire a surtout retenu leur cruauté, je me souviens de ce titre d'un livre d'histoire "La cruelle Assyrie, ce nid de vautours". Ecoutons le roi Assournâtsir-apli raconter une campagne militaire un siècle avant Sargon :
"Contre la ville de Dirra, je combattis (...). Je pris la ville, je fis passer au fil de l'épée huit cent de ses guerriers et couper leurs têtes. Le reste de l'armée fus pris et jeté au feu. Je plaçais un tas de vivants et des têtes devant la grande porte. Sept cent habitants furent empalés, je brûlais les jeunes gens. J'emportais leurs biens, je détruisis la cité et transformai le pays en champ de ruines".
Les Assyriens n'annexaient pas les pays environnants mais exigeaient un tribut, si une ville ou un pays refusait de payer ils étaient alors considérés comme rebelles, tout était alors permis contre eux ce qui explique que les campagnes militaires assyriennes prirent un caractère d'atrocité inconnu jusque là. Finalement cet empire fut vaincu entre 614 et 612 avant notre ère par une coalition de Mèdes et de Babyloniens, les méthodes impitoyables des Assyriens se retournèrent contre eux et leurs villes furent brûlées à la grande joie des peuples qui avaient subi leur tyrannie.
En 1843 le consul de France Paul-Émile Botta entrepris des fouilles sur le site de Khorsabad et mit à jour ces statues monumentales qui furent envoyées au Louvre, sauf une d'entre elle engloutie lors d'un naufrage. Elles furent exposées de 1857 à 1991 dans l'aile Sully jusqu'à la création de l'aile Richelieu qui permit de regrouper les antiquités orientales. La cour Khorsabad est conçue autour d'un mur en stuc de sept mètres de haut qui permet de reconstituer de façon aussi fidèle que possible le décor de la capitale de l'Assyrie. Ce à quoi la plupart des visiteurs ne prêtent pas attention, c'est que l'un des taureaux les plus photographié est en fait une réplique en albâtre gypseux d'un original qui se trouve à l'Oriental Institute de Chicago.

Ces taureaux Assyriens ailés à têtes humaines, sont des "lamassou", des êtres bénéfiques chargés de garder les palais en éloignant les forces maléfiques selon les croyances de l'époque. Sargon II qui fut roi d’Assyrie de 722 à 705 av. J.-C. fit construire une nouvelle capitale, Khorsabad, dont les portes de la demeure royale étaient ornées par ces taureaux géants. Il faut d'ailleurs souligner que Sargon ne profita pas beaucoup de sa nouvelle capitale puisque il mourut à la guerre deux ans après son inauguration. Son fils Sénachérib, voyant là un mauvais présage, s'installa à Ninive et Khorsabad abandonnée fut recouverte par les sables.
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Des Assyriens, l'histoire a surtout retenu leur cruauté, je me souviens de ce titre d'un livre d'histoire "La cruelle Assyrie, ce nid de vautours". Ecoutons le roi Assournâtsir-apli raconter une campagne militaire un siècle avant Sargon :
"Contre la ville de Dirra, je combattis (...). Je pris la ville, je fis passer au fil de l'épée huit cent de ses guerriers et couper leurs têtes. Le reste de l'armée fus pris et jeté au feu. Je plaçais un tas de vivants et des têtes devant la grande porte. Sept cent habitants furent empalés, je brûlais les jeunes gens. J'emportais leurs biens, je détruisis la cité et transformai le pays en champ de ruines".
Les Assyriens n'annexaient pas les pays environnants mais exigeaient un tribut, si une ville ou un pays refusait de payer ils étaient alors considérés comme rebelles, tout était alors permis contre eux ce qui explique que les campagnes militaires assyriennes prirent un caractère d'atrocité inconnu jusque là. Finalement cet empire fut vaincu entre 614 et 612 avant notre ère par une coalition de Mèdes et de Babyloniens, les méthodes impitoyables des Assyriens se retournèrent contre eux et leurs villes furent brûlées à la grande joie des peuples qui avaient subi leur tyrannie.
En 1843 le consul de France Paul-Émile Botta entrepris des fouilles sur le site de Khorsabad et mit à jour ces statues monumentales qui furent envoyées au Louvre, sauf une d'entre elle engloutie lors d'un naufrage. Elles furent exposées de 1857 à 1991 dans l'aile Sully jusqu'à la création de l'aile Richelieu qui permit de regrouper les antiquités orientales. La cour Khorsabad est conçue autour d'un mur en stuc de sept mètres de haut qui permet de reconstituer de façon aussi fidèle que possible le décor de la capitale de l'Assyrie. Ce à quoi la plupart des visiteurs ne prêtent pas attention, c'est que l'un des taureaux les plus photographié est en fait une réplique en albâtre gypseux d'un original qui se trouve à l'Oriental Institute de Chicago.

Commentaires
et l'explication des 5 jambes de ces taureaux...oubliée lol c'est rigolo pourtant
commentaire n° : 2 posté par : ivann (site web) le: 22/06/2007 15:37:55
C'est un petit "truc" de perspectives sinon, vu sous certains angles on aurait l'impression de voir un taureau à 3 pattes.
réponse de : Louvre-passion (site web) le: 22/06/2007 21:00:14
oui je sais, mais me disais que tu aurais pu t'amuser à le placer, l'art c'est aussi de petits trucs comme ça lol en tout cas, j'adore cette partie du Louvre et pourtant ai une formation peinture ...
commentaire n° : 3 posté par : ivann (site web) le: 22/06/2007 22:34:45
C'est vrai mais ces taureaux sont devenus si familiers que les cinq pattes sont devenues une évidence en ce qui me concerne.
réponse de : Louvre-passion (site web) le: 23/06/2007 15:07:09
Tant pis si l'un d'entre eux n'est pas d'origine. Il nous fait rêver quand même et découvrir avec les boucles de sa barbiche un petit pan d'histoire d'une grande civilisation... bien sanguinaire semble-t-il !
bon dimanche
commentaire n° : 4 posté par : Amaryllis (site web) le: 24/06/2007 09:39:56
Effectivement les Assyriens n'étaient pas des tendres, mais mal leur en a pris heureusement pour les autres.
réponse de : Louvre-passion (site web) le: 24/06/2007 15:03:16
j'ai quand même du mal à y voir des taureaux... je dois être trop... je sais pas ! ;-)
en tous les cas, c'est vrai qu'ils sont impressionnants
commentaire n° : 5 posté par : sav (site web) le: 24/06/2007 22:48:45
C'est pourtant bien ce que nous explique le Louvre, comme on le voit sur ce lien. Bonne visite de la cour Khorsabad !
réponse de : Louvre-passion (site web) le: 25/06/2007 20:56:22
n'oublions pas de préciser que la ville de sargon s'appelle en fait "Dur-Sharukin" que l'on pourrait traduire par "le fort de Sargon" et que khorsabad n'est "que" le nom moderne du lieu.
commentaire n° : 6 posté par : heibksflick (site web) le: 26/06/2007 11:03:32
Effectivement je relis dans l'ouvrage dont je me suis servi que
"Sargon doit sa renommée à sa ville royale, Mur de Sargon, actuelle Khorsabad".
"Sargon doit sa renommée à sa ville royale, Mur de Sargon, actuelle Khorsabad".
réponse de : Louvre-passion (site web) le: 26/06/2007 21:19:49
Bin le comble c'est que nous, les zozos délirants de la folle journée au Louvre, on était collés aux murs à regarder la salle en elle-même donc... instinctivement on devait savoir qu'elle avait une valeur instructive aussi (en plus on en a bien profité, puisque c'était l'heure de fermeture presque et que tout le monde se précipitait aux issues comme s'il y avait le feu au bâtiment, ça nous a plutôt arrangés) et cr'est vrai qu'elle paraissait étrange par rapport au reste des expositions. Pour les taureaux, il faut être à côté pour sentir la "grandeur" du truc (au sens propre comme au figuré) ça en impose sacrément !
Pour l'épisode sur la cruauté du récit de campagne militaire, les Spartiates de "300" ne sont pas trop en reste si tu as vu le film... un mur de guerriers morts pour impressionner les Perses et un Léonidas bouffant des pommes en achevant les blessés, c'est pas vraiment fleur bleue non plus hé, hé.Bises Atalmont
Pour l'épisode sur la cruauté du récit de campagne militaire, les Spartiates de "300" ne sont pas trop en reste si tu as vu le film... un mur de guerriers morts pour impressionner les Perses et un Léonidas bouffant des pommes en achevant les blessés, c'est pas vraiment fleur bleue non plus hé, hé.Bises Atalmont
commentaire n° : 7 posté par : sieglind la dragonne (site web) le: 09/07/2007 15:38:36
Oui mais à la différence du film, le récit du roi d'Assyrie c'était la réalité (enfin selon lui) et en plus il s'en vantait, donc ce n'était pas du cinéma.
Pour la bataille des Thermopyles, où Léonidas contint l'invasion perse durant deux jours le temps que les Grecs regroupent leur flotte, elle a été racontée par Hérodote mais je ne sais plus ce qu'il en dit.
Pour la bataille des Thermopyles, où Léonidas contint l'invasion perse durant deux jours le temps que les Grecs regroupent leur flotte, elle a été racontée par Hérodote mais je ne sais plus ce qu'il en dit.
réponse de : Louvre-passion (site web) le: 09/07/2007 21:07:58
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J'aime tellement la peinture que, à chaque fois que je vais au Louvre, mes pas s'orientent instinctivement vers elle. De ce fait, je déserte les autres salles en me disant : "Ce sera pour la prochaine fois".
Heureusement que Louvre-passion existe ! La prochaine fois... sûr ! je changerai d'orientation car l'art est multiple.
Quelle cruauté ces Assyriens ! Décidemment, l'homme est capable des pires choses...