Au rez de chaussée de l'aile Richelieu, en salle 6, pas très loin de la tête de l'empereur romain Marc-Aurèle tout compte fait, le Département des antiquités orientales présente "l'homme de bronze", une statue (en bronze donc) du musée national de Sanaa au Yemen.
Grâce à un accord de coopération entre le Louvre et l'organisation générale des antiquités et des musées Yéménites ainsi qu'un mécénat, la statue du musée de Sanaa qui date du VIe siècle avant JC a été restaurée et étudiée avant exposition. Curieusement exposée a demi allongée, elle représente un homme debout, vêtu d'un long pagne maintenu par une ceinture de corde, et portant une barbe soignée.
Selon une inscription gravée sur son ventre nous apprenons que "Hawtar'athat fils de Radaw'îl du lignage de Shalalum serviteur de dhû-Madhâb a dédié à Almaqah, seigneur des colons de Nashqum une statue en bronze sur les prémices qu'il lui a offert lui et son père Radaw'îl..."
Je vous rassure tout de suite la traduction n'est pas de moi, je vous rapporte simplement ce qui figure dans une très savante brochure (Actualité du département des antiquités orientales n° 10) éditée par le musée à propos de "l'homme de bronze". Si l'inscription ne vous dit pas grand chose, les spécialistes nous apprennent que Hawtar'athat fils de Radaw'îl était un personnage de haut rang du royaume de Saba, l'actuel Yemen. Dans les temples les fidèles qui en avaient les moyens offraient des statues à leur effigies aux dieux, ici elle est offerte à Almaqah, seigneur des colons de Nashqum qui est le dieu tutélaire du royaume.
Le nom du royaume de Saba doit vous rappeler des souvenirs. Cet État, un des plus puissants du sud de l'Arabie, était connu dans l'antiquité pour sa production d'encens et de myrrhe, de précieuses résines odoriférantes qui étaient ensuite acheminées par caravanes sur des milliers de kilomètres. La Bible et le Coran nous racontent l'histoire de la légendaire reine de Saba, appelée Balkis, qui aurait rendu visite au roi Salomon a Jérusalem et aurait été émerveillée par sa sagesse.
Grâce à un accord de coopération entre le Louvre et l'organisation générale des antiquités et des musées Yéménites ainsi qu'un mécénat, la statue du musée de Sanaa qui date du VIe siècle avant JC a été restaurée et étudiée avant exposition. Curieusement exposée a demi allongée, elle représente un homme debout, vêtu d'un long pagne maintenu par une ceinture de corde, et portant une barbe soignée.
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Je vous rassure tout de suite la traduction n'est pas de moi, je vous rapporte simplement ce qui figure dans une très savante brochure (Actualité du département des antiquités orientales n° 10) éditée par le musée à propos de "l'homme de bronze". Si l'inscription ne vous dit pas grand chose, les spécialistes nous apprennent que Hawtar'athat fils de Radaw'îl était un personnage de haut rang du royaume de Saba, l'actuel Yemen. Dans les temples les fidèles qui en avaient les moyens offraient des statues à leur effigies aux dieux, ici elle est offerte à Almaqah, seigneur des colons de Nashqum qui est le dieu tutélaire du royaume.
Le nom du royaume de Saba doit vous rappeler des souvenirs. Cet État, un des plus puissants du sud de l'Arabie, était connu dans l'antiquité pour sa production d'encens et de myrrhe, de précieuses résines odoriférantes qui étaient ensuite acheminées par caravanes sur des milliers de kilomètres. La Bible et le Coran nous racontent l'histoire de la légendaire reine de Saba, appelée Balkis, qui aurait rendu visite au roi Salomon a Jérusalem et aurait été émerveillée par sa sagesse.
Commentaires
Juste une petit commentaire supplémentaire tardif sur la Bethsabée au bain » de Rembrandt. Rembrandt s’est beaucoup servi de ses femmes comme modèle. Il n’a guère cessé de portraiturer Saskia, sa précédente femme, pendant la dizaine d’années de leur court mariage. La plupart des grands peintres en ont fait autant. Ils les avaient à disposition…
commentaire n° : 2 posté par : Alain (site web) le: 26/05/2007 15:23:41
C'est tout à vrai mais à l'époque les gens n'avaient pas le même rapport à l'image qu'aujourd'hui. De plus les modèles féminins étaient représentés souvent dénudés vis à vis de sociétés puritaines, je me demandais donc ce que les modèles pouvaient bien en penser.
réponse de : Louvre-passion (site web) le: 27/05/2007 17:16:48
comme il est marqué dans le fascicule que l'on peu prendre librement à côté de la statue : "La consolidation a autorisé des manipulations jusque-là interdites par la fragilité de l'oeuvre. L'examen, désormais possible du revers, a révélé d'importantes fissures mais surtout la vulnérabilité extrême de la paroi de bronze, sur laquelle porte le poids considérable du noyau. Ces nouvelles contraintes ont malheureusement exclu toute possibilité de présenter l'oeuvre en position verticale." page 7. Tout s'explique....
commentaire n° : 3 posté par : Heibskflik (site web) le: 28/05/2007 12:21:45
C'est vrai mais j'exprimais en fait l'impression curieuse que procure la présentation de la statue en position semi allongée.
réponse de : Louvre-passion (site web) le: 28/05/2007 15:28:37
le seul truc que je connais c'est le nom de la reine de Saba, le rest... pshittt
commentaire n° : 4 posté par : sav (site web) le: 31/05/2007 16:54:50
Fort bien j'ai donc rajouté un peu de reste.....
réponse de : Louvre-passion (site web) le: 31/05/2007 21:03:40
Bin mon colon... justement, pour réussir à traduire ça, tu m'étonnes que ça soit dur ! (on pige le sens général, mais c'est vrai que ça manque de rigueur - dit une dragonne plus que cavalière avec la grammaire hé, hé)
La position à demi-allongée est vraiment bizarre en effet, est-ce pour ne pas qu'on le confonde avec un gisant ? Pour mieux lire l'inscription ? Parce qu'on ne me dise pas que c'est infaisable de le faire tenir debout, on a connu pire comme oeuvre archéologique remise "debout" avec même des morceaux qui manquaient (savoir quoi, j'ai l'image, mais pas le sous-titre hé, hé)
Bonne soirée Atalmont, et désolée pour cet article en retard, bouffé la commission (ça doit être la pluie continue depuis une semaine, ça abîme !)
La position à demi-allongée est vraiment bizarre en effet, est-ce pour ne pas qu'on le confonde avec un gisant ? Pour mieux lire l'inscription ? Parce qu'on ne me dise pas que c'est infaisable de le faire tenir debout, on a connu pire comme oeuvre archéologique remise "debout" avec même des morceaux qui manquaient (savoir quoi, j'ai l'image, mais pas le sous-titre hé, hé)
Bonne soirée Atalmont, et désolée pour cet article en retard, bouffé la commission (ça doit être la pluie continue depuis une semaine, ça abîme !)
commentaire n° : 5 posté par : sieglind la dragonne (site web) le: 02/06/2007 00:20:03
Effectivement cette position, justifiée par la fragilité de la statue, fait un peu bizarre, mais bon elle donne un petit côté original.
réponse de : Louvre-passion (site web) le: 02/06/2007 10:54:24
moi qui commence la sculpture j'ai ete emerveillee par ses cheveux et sa barbe
commentaire n° : 6 posté par : aril (site web) le: 04/06/2007 15:05:57
C'était un travail très minutieux, je l'ai vu de près. Une statue vraiment très soignée.
réponse de : Louvre-passion (site web) le: 05/06/2007 20:53:23
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Mais nos "imaginaires" ont la peau dure et l'on ne peut résister au charme de la tête de Marc Aurèle, lui associant à sa gloire d'empereur toute la sagesse du philosophe... ce que l'on croit percevoir dans le portrait de Petra.