Vendredi 30 mars 2007 5 30 /03 /Mars /2007 00:00
L’autre jour j’ai organisé une visite du Louvre pour trois « drôles de dames », car maintenant je peux vous le dire mon vrai nom est Charles Townsend  et j'emploie trois détectives prénommées Natalie, Dylan et Alex...
Bon, je vous fait marcher, disons que c'était un poisson d'avril anticipé en attendant après demain...
En fait cette visite est une promesse que j’avais faite il y a un moment à trois collègues et amies qui connaissent ma passion pour le Louvre et l’existence de ce blog. Auparavant je remercie le "trio...." - qui vaut bien celui de Charlie - de m'autoriser à raconter cet épisode sur "Louvre-passion".
Avant l’effort nous avons commencé par le réconfort puisque nous avons déjeuné au «Café Denon ». Si vous ne le connaissez pas, c’est un petit restaurant qui se trouve à l’entresol de l’aile Denon très agréable avec ses salles voûtées et un fort bon menu ce qui ne gâte rien (message personnel au trio : rappelez vous du "caracas au chocolat" !!). Nantis des calories indispensables nous avons effectué un tour du musée que je vais vous relater en m'inspirant du style d'un célèbre guide touristique de couleur verte édité par un célèbre fabricant de pneumatiques (là je vous aide beaucoup).


L'aile Denon
Aller d'abord en direction des sculptures de l'Europe du nord pour visiter la galerie tactile, le seul endroit du musée où les visiteurs sont invités à toucher les sculptures. Il s’agit en fait de moulages en plâtre ou en résine d’œuvres exposées au musée qui expriment le mouvement ; l’effort, la course, la danse, la chute. Le visiteur peut également tâter des échantillons du matériau de la sculpture originale.
Revenir ensuite en direction des salles Coptes, où l'on accède à la reconstitution du monastère de Baouit, site qui a été fouillé par l’IFAO (Institut Français d’archéologie orientale).
Baouit est un village de la rive gauche du Nil, en 385 un moine nommé Apollô fonde ce monastère qui connaît très vite grand succès puisqu’il regroupe jusqu’à 500 moines et vit son apogée aux VIe et VIIe siècle, il restera même en activité après la conquête arabe. Après une période de déclin le site fut abandonné et recouvert par le sable jusqu’aux fouilles récentes. Les archéologues ont dégagé des éléments architecturaux du couvent qui ont permis de reconstituer en partie « l’église sud » du couvent. Dans une salle voisine une maquette au 1/10e permet de donner une idée du site tel qu’il était à l’époque.
Monter ensuite en direction des salles Grecques, près de l'escalier remarquer un médaillon incrusté dans le sol portant les lettres N et S et « ARAGO » au centre. En fait il s’agit d’un hommage à Arago qui se présente sous la forme d'une série de médaillons disséminés dans Paris en hommage à François Arago (1786 - 1853) qui fut physicien, astronome et homme politique. Cette œuvre d’art contemporaine réalisée en 1995 par l’artiste néerlandais Jan Dibbets est composée de 135 médaillons, dont quinze se trouvent au Louvre ou a proximité, disséminés le long du méridien de Paris. Monter l'escalier puis dirigez vous vers la salle des Etats ou se trouve la nouvelle présentation de la Joconde, sortir ensuite par la grande galerie pour rejoindre la galerie d'Apollon où sont exposés notamment les joyaux de la couronne.

L'aile Sully
Au sortir de la Grande Galerie prendre à droite en direction du musée Charles X qui est situé dans les anciens appartements de la reine. Sous Napoléon 1er l'architecte Fontaine conçut l'aménagement de ces espaces qui furent utilisés de 1815 à 1827 pour des expositions et le salon des artistes vivants. Lors du règne de Charles X il fut décidé d'y présenter les collections méditerranéennes du musée du Louvre, notamment les collections égyptiennes réunies par Champollion.
Monter au deuxième étage de l’aile Sully vers la salle des portraits peints par Elisabeth-Louise Vigée-Lebrun. A partir de 1780 Elisabeth Vigée-Lebrun devient la portraitiste de la haute société, elle sympathise avec la reine Marie-Antoinette et fera d’elle plusieurs portraits qui se trouvent au musée de Versailles.
Descendre ensuite les escaliers en direction de la crypte du sphinx de Tanis qui est l'une des pièces les plus monumentales du Louvre avec ses 4 mètres de long. Le sphinx est entré dans les collections en 1826 mais on ignore toujours le nom du pharaon qu'il représente. L'usure des hiéroglyphes gravés sur son corps donne lieu à diverses interprétations. Remonter ensuite l'escalier sur la gauche en direction du Département des antiquités égyptiennes. La salle consacrée au temple présente notamment la tête en granite rose ainsi que le socle d'une statue monumentale du pharaon Aménophis III, continuer ensuite vers la crypte d’Osiris située en sous-sol. Cette salle est consacrée au monde souterrain, le royaume des morts pour les Egyptiens. Au centre trône la cuve en granite rose du sarcophage du pharaon Ramsès III qui régna de 1198 à 1166 avant JC. On y trouve aussi des représentations d’Osiris et Isis.

L'aile Richelieu
Cette aile inaugurée en 1993 est composée de trois cours :
La cour Marly abrite des statues équestres du Parc de Marly aux alentours sont exposées les sculptures françaises et les peintures flamandes ainsi que les salons d'apparat d'époque Napoléon III de l’ancien ministère des finances.
La cour Puget rend hommage au sculpteur et architecte français Pierre Puget (1620 - 1694) dont le célèbre groupe en marbre "Milon de Crotone" figure en ce lieu. On y trouve les sculptures françaises, des peintures de la Renaissance, des Pays-Bas et d'Allemagne. J’apprécie parfois d’aller m’asseoir sous les arbres qui ornent son centre.
La cour Khorsabad doit son nom à la découverte en 1843 de la capitale de Sargon II, roi d'Assyrie entre 721 et 705 avant Jésus Christ. Les statues colossales de taureaux furent ramenées par le consul français Paul-Emile Botta à l'exception de l'une d'entre elles qui sombra dans le fleuve Tigre.
Pour la petite histoire ces trois cours s'appelaient "Cour d'honneur", "Cour des caisses" et "Cour de la poste" quand cette aile était occupée par le ministère des finances jusqu'en 1993. Elles furent entièrement reconstruite après le départ du ministère et recouverte de verrières conçues par l'architecte Michel Macary et l'ingénieur britannique Peter Rice.

Fatigués après cette visite (vous aussi par ce récit peut être) nous avons été reprendre quelques forces sous forme de boissons et autres pâtisseries au "Starbuck coffee" ouvert récemment dans la galerie qui mène au Carrousel du Louvre.
Et pour finir une petite photo de notre petit club très select, mais on a quand même gardé une part d'anonymat.... En fait au début j'avais prévu de pixelliser complètement nos visages mais une des "drôles de dames" m'a dit en substance : "nous n'aurions pas été contrariées que nos visages ne soient pas floutés, tant que nos véritables noms sont tenus secrets......je crois qu'en fait un chouia de célébrité ne nous déplairait pas. .".
Alors je fais comme on m'a dit, nous voilà partis pour "un chouia de célébrité".
Ah les femmes...

Par Louvre-passion - Publié dans : Curiosités
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