Présentation

  • : Louvre-passion
  • : 04/06/2005
  • : loisirs
  • : Louvre-Passion est le « blog » d'un passionné du musée du Louvre, un musée que l'on peut voir et revoir, déguster, savourer comme un bon bouquin. Avec ce blog vous découvrirez des aspects originaux ou méconnus et flânerez dans les chemins de traverse.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Contacts

Pour contacter "Louvre-passion"

Envoyez un mail

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>
 
Vendredi 5 janvier 2007

Pour commencer l'année je vous emmène faire un petit tour dans les salles des antiquités égyptiennes, un de mes thèmes favoris comme vous l'avez sans doute remarqué. Au début de la visite se trouve reconstituée l'entrée de la chapelle d'Akhethétep (prononcez « Arététhep »).
Je me souviens, quand je visitais le Louvre dans mon jeune temps (oui je sais c'était il y a longtemps), ce monument était appelé le “mastaba d'Akhététhep” et aujourd'hui on l'appelle une chapelle. Cela m'a un peu tarabusté. Les égyptologues ont t'il changé d'avis ? Est ce un effet de mode ? Et puis en tournant autour j'ai retrouvé l'explication sur ce panneau datant de 1903, il s'agit en fait de la “la chapelle funéraire provenant du mastaba de Akhethétep”.

En général c'est un peu encombré car les visiteurs piétinent à l'entrée du mastaba pour rentrer dans ce qui est juste une entrée étroite, mais si on attends un peu il y a parfois des creux entre les groupes de touristes.

   
 La foule en attente
 Là c'est mieux !

Cet ensemble architectural qui provient de Saqqara a été remonté au Louvre. Un mastaba est un tombeau de dignitaire de l'ancien empire la période qui va de 2.700 à 2.200 avant notre ère. Sa forme est rectangulaire avec des murs légèrement inclinés ce qui explique le nom de mastaba, terme arabe signifiant « banquette » ou « petit banc ». L'entrée de ces chapelles funéraires était ouvertes aux vivants qui venaient périodiquement apporter des offrandes ou faire brûler de l'encens. Un peu comme notre coutume d'aller fleurir les tombes au cimetière. Les murs étaient décorés de bas reliefs ou de peintures figurant des scènes de la vie terrestre que le défunt était censé revivre. Si vous allez à l'extérieur de la chapelle d'Akhethétep vous voyez des panneaux explicatifs sur ces représentations. Ce qui est étonnant c'est que les scènes sont comme des bandes dessinées avec des textes hiéroglyphiques très familiers. Par exemple il y a le nom de des poissons que les pêcheurs prennent dans leurs filets (anguille, perche, mulet...) on les voit aussi s'interpeller : « Penche toi sur l'eau petit ! » dit un aîné. Ou bien deux hommes sont avec des ânes et l'un d'entre eux lance « Surveille les de tous les côtés ». Plus loin on assiste à un contrôle du travail des fermiers avec ce commentaire : « Le bureau de la fondation examine les comptes des fermiers ». Il y a d'ailleurs des contremaîtres armés de bâtons (pour ceux qui n'ont pas rempli leur quota ???). Ces représentations, associées à des formules magiques, permettaient au mort de ne manquer de rien dans l'au-delà à commencer par la nourriture.


par Louvre-passion publié dans : Egypte
 
 
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus