Périodiquement le Louvre invite des personnalités à venir présenter leur regard sur les œuvres d’art. Cet automne c’est Toni Morrison, une femme américaine prix Nobel de littérature, qui présente un parcours dans les départements des antiquités Egyptiennes, orientales et Grecques sur le thème de l’étranger.
En Egypte l’étranger est celui qui vit hors du pays, il peut être perçu comme une menace qui doit être combattue, le parcours s’arrête ainsi sur le socle d’un colosse royal du Pharaon Aménophis III qui foule des pieds les pays nubiens soumis par l’Egypte. Mais l’étranger pouvait aussi être celui qui est accueilli et finit par se fondre dans la population.
Chez les Assyriens c’est beaucoup plus violent, l’étranger est l’ennemi qu’il faut soit exterminer soit réduire en esclavage, les bas relief représentent la déportation de populations vaincues.
En Grèce, l’étranger appelé « xénos » est celui qui n’appartient pas à la cité en tant que citoyen, il peut y vivre, exercer un métier, commercer mais n’a pas de droits politiques. Ici Toni Morrison s’est intéressé au statut des femmes Grecques qui, reléguées à la maison ou au gynécée étaient exclues de la vie politique de la cité.
Vous pouvez visiter ces parcours jusqu’au 15 janvier 2007. Pour en savoir plus.
Commentaires
Le thème de cette "invitation" est super! Dommage que je n'y puisse être! (pfff! vivement qu'on réussisse à avoir un emploi du temps plus zen!)
Le portrait de la nana est en plus superbe! Sacrée trombine, pleine de noblesse je trouve.
Je vais voir de ce pas ce qu'elle a pondu et si ça existe dans le commerce...
Bises et bon week-end, je file lire le reste en retard.
Bonsoir Louvre-Passion,
Moi je suis l'étangère qui est accuelli par les Egyptiens et qui fini par se fondre dans la population lollll
J'espère que tu vas bien, moi ça va et j'attend avec impatience les 19 jours qui me reste à faire mdrrrr
Bisous, bisous
Théti-Chéri (site web) le: 19/11/2006 21:21:55 A noter que tes explications pour la Grèce Antique sont juste mais partielles. N'oublie pas en effet de préciser que ton explication n'est valable que pour Athènes et les cités qui ont adopté le même régime politique.
Dans les oligarchies, comme à Sparte par exemple, les étrangers ne sont pas considérés de la même façon. Il en est de même pour le statut des femmes, qui, paradoxalement, semblaient avoir plus de "libertés" (prudence avec le vocabulaire) à Sparte qu'à Athènes, berceau de la démocratie !
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