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La collection Peggy Guggenheim à Venise

Publié par Louvre-passion sur 2 Octobre 2009, 00:05am

Catégories : #Hors du Louvre



- Si vous étiez sur le pont, vous avez dû voir le musée de Peggy ?

- Peggy ?

- Peggy Guggenheim. C’était une amie de mon père, une grande collectionneuse. Je l’ai bien connue vous savez. Son palais, le palazzo Venier dei Leoni, c’est comme ça qu’il s’appelle, à cause des lions, il paraît qu’il y en avait autrefois dans le jardin. Il faudra entrer et le visiter. Il faudra aussi prendre des photos du jardin, et puis la photo de la tombe de Peggy, elle est enterrée là bas avec tous ses chiens.


Claudie Gallay

Seule Venise

 

Comme le dit le personnage de ce roman, nous sommes entrés et nous avons visité la collection Peggy Guggenheim à Venise, ville où je viens de faire un séjour avec ma moitié.

Pour ceux qui me diront : « Pourquoi parler d’une collection d’art moderne à Venise alors qu’il y a tant d’autres choses à voir ? ». Je dirais que je n’avais pas envie d’écrire sur les circuits ultra connus tels que la place Saint Marc, le Palais des Doges ou le musée Correr. Non, je voulais vous faire partager la découverte d’un lieu original, et puis cette fondation est nichée dans un palais et un jardin qui nous ont charmés. Mais rassurez vous nous avons aussi pris le temps de visiter les « incontournables » de cette ville magique.

 

La collection Peggy Guggenheim est située au bord du Grand Canal dans le palazzo Venier (accessible par la ligne de vaporetto n° 1 – arrêt « Accademia », comme ça vous savez tout !). C’est une curieuse construction sur un seul niveau qui semble inachevée. J’ai lu dans les guides que la famille Venier qui fit construire ce palais au XVIIIe siècle se trouva en butte à un manque d’argent et à la rivalité de la puissante famille Corner qui ne voulait pas d’un vis-à-vis plus élevé que son palais situé sur l’autre rive du canal.


 

On accède à la fondation par une de ces petites rues dont Venise à le secret, l’entrée est discrète presque cachée. Avant la visite on peut se promener dans le jardin qui accueille des expositions de sculptures.

Peggy Guggenheim (1898 – 1979), fille de riches entrepreneurs et amateurs d’art américains ouvre sa première galerie à Londres en 1938. Conseillée par Samuel Beckett elle se consacre à l’art contemporain et achète « un tableau par jour » jusqu’à son retour à New York au début de la guerre. En 1949 elle s’installe au palazzo Venier à Venise avec sa collection qu’elle lègue en 1969 à la fondation de son oncle. Une plaque indique sa sépulture où elle repose à côté de ses 14 chiens !

 

A l’intérieur on reste confondu non par la quantité des œuvres mais par leur qualité, tous les grands noms de l’art moderne s’y côtoient. Je pourrais vous faire un catalogue et citer les Picasso, Mondrian, Chagall, Braque, Pollock, Brancusi et autres qui s’y trouvent.

Pour ma part j’ai « craqué » sur « L’empire des lumières » de René Magritte. Le tableau juxtapose deux contraires, en haut un ciel bleu et lumineux, en bas une maison au milieu d’arbres sombres. Elle est comme plongée dans une nuit qui est trouée par deux fenêtres allumées et un petit lampadaire qui éclaire deux volets. Autres coups de cœur, « La pluie » de Marc Chagall peint en 1911 après son arrivée à Paris et « Maistra » de Constantin Brancusi où les surfaces de bronze poli contrastent avec le socle en pierre brute.

Faute de vous rendre sur place vous pouvez surfer sur le site de la fondation où toutes les œuvres sont répertoriées par artiste.

 

Après la visite je vous recommande la cour qui donne sur le Grand Canal. On y admire le paysage. Il ne faut pas manquer l’attraction, le bronze de Marino Marini intitulé « l’Ange de la ville » qui représente un cavalier au pénis dressé. Selon la petite histoire, cette partie de la statue était démontée lorsque des ecclésiastiques venaient visiter la Fondation !


Et pour finir, un petit diaporama d’ambiance sur Venise et les extérieurs de la collection Peggy Guggenheim.

Avant de lancer la vidéo, cliquez dans menu puis cochez "qualité haute".


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Richard LEJEUNE 02/10/2009


Et voilà donc Louvre-passion qui nous propose à son tour ses "Amours estivales" !
Quel bonheur ...

Et de commencer, dans la collection Gugggenheim de Venis, par un coup de coeur que nous avons en commun : Magritte et son (ses) " L'Empire des Lumières".

En effet, dernièrement comme tu le sais, en séjour dans quelques villes du Nord (de la Belgique), j'ai déambulé un après-midi entier au Musée Magritte, Place Royale, à Bruxelles (il faut
absolument que vous y veniez, ton épouse et toi) et ai pu y admirer deux "Empire des Lumières" : sais-tu que, oeuvre emblématique et à grand succès du peintre, il en fit en définitive 16
versions à l'huile et 7 gouaches qui, toutes, mettent en évidence cette dualité jour/nuit à laquelle tu fais ici allusion ?

Un parmi tous ses chefs-d'oeuvre ... 


AD-Mary44 04/10/2009


Encore un très bel article et tellement intéressant. C'est à BILBAO que j'ai admiré le musée GUGGENHEIM et la fameuse airaignée de Louise BOURGEOIS. Merci de tes articles. Me voici de retour et je
vous fais partager mon émotion pour l'exposition sur les sculptures de René LETOURNEUR au parc de Sceaux.


Alain 05/10/2009



On ne s’en fait pas ! Après Giverny… Venise, ses lagunes, canaux, ponts, ruelles et, surtout, ses merveilleux
musées… Mon rêve avec Florence et tous ces lieux prestigieux de l’art italien de la renaissance. Peut-être l’année prochaine ?


Pour le moment, je me contenterai de l’expo du Louvre sur les peintres vénitiens dont tu as parlé
récemment.


 



la dilettante 10/10/2009


En effet la peinture de Magritte se trouve en plusieurs endroits
As-tu aussi pris des kilos, a force de goûter des glaces et du tiramisu ?
Un endroit magnifique à visiter la Scuola San Rocco.


sieglind la dragonne 28/10/2009


Une cité que j'ai visitée il y a pas mal de temps lors d'un voyage avec la société de mon dragon... Hélas, on a eu droit à la visite ultra-touristique et j'ai juré d'y retourner pour voir
"ailleurs" que dans la direction de lieux standards
Pour Marini, je connaissais ce bronze, mais l'anecdote vaut son pesant d'arachides hé, hé.
J'ai plus de mal avec Brancusi, mais il faut dire que je ne connais pas assez l'art dit contemporain. Pour mon retour chez toi, je me suis régalée (et pour une fois, je fais la visite des articles
dans l'ordre chronologique, ça fait moins désordre hé, hé)
Cette fondation, comme Gulbekian au Portugal, j'aurai dû la voir si on avait fait de nous même le circuit qui nous plaisait (pfff !)
Je file au reste, à toute Atalmont !


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