Au deuxième étage de l’aile Sully mon regard est souvent attiré par les portraits peints par Elisabeth-Louise Vigée-Lebrun. Née en 1755 d’un père artiste, Elisabeth décide à l’âge de 14 ans de consacrer sa vie à l’art. Formée par un peintre elle épouse en 1775 Jean-Baptiste-Pierre Le Brun, un marchand de tableau avisé qui fera beaucoup pour la carrière de sa femme. A partir de 1780 Elisabeth Vigée-Lebrun devient la portraitiste de la haute société, elle sympathise avec la reine Marie-Antoinette et fera d’elle plusieurs portraits qui se trouvent au musée de Versailles. Avant de poursuivre la vie de cet artiste, je vous propose de regarder avec moi son autoportrait avec sa fille et celui de Madame Molé-Reymond qui était actrice à la Comédie italienne, regardez ces personnages qui semblent toujours vivants à travers les siècles.
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Elisabeth-Louise VIGÉE-LE BRUN |
Elisabeth-Louise VIGÉE-LE BRUN |
On peut s’étonner qu’une femme ait connu le succès en tant qu’artiste dans la société masculine du XVIIIe siècle, Elisabeth Vigée-Lebrun l’explique elle-même « Les femmes régnaient alors, la révolution les a détrônées ». Son succès à un revers, elle est critiquée, on lui reproche surtout son amitié avec la reine Marie-Antoinette qui est très impopulaire avant la Révolution.Dès 1789 elle émigre et fréquente les cours d’Italie, d’Autriche et de Russie où elle séjourne plusieurs années, peignant les nobles de Saint-Pétersbourg, dont la comtesse Skavronskaia, dame d'honneur de Catherine II. En 1802 elle rentre en France et se consacre à la peinture des paysages. En 1835 elle publie ses souvenirs, une vision personnelle de cette époque bouleversée qui connaît un grand succès.
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Elisabeth-Louise VIGÉE-LE BRUN |
Commentaires
Superbes portraits (j'aime le petit je ne sais quoi du visage "auto-portraitisé")... un teint de camée en plus, comme à la grande époque...
Il a fallu que tu te bouges pour me faire connaître cette femme, jusqu'alors inconnue pour moi et merci pour ça Atalmont (je garde précieusement l'information, les femmes étant souvent "denrée rare" à une époque, regardes du côté de la soeur de Mendelssohn, à qui on a gentiment conseillé de laisser son frangin être le compositeur de la famille, de Camille Claudel, bouffée par l'ombre de Rodin, de Clara copine de Schuman, dont on a, au début ne voulu reconnaître que son rôle d'inspiratrice moteur du cher Robert etc.. m'enfin... ça n'en fait que mieux ressortir leur valeur après coup hein?)
Merveilleux, je ne sais pas mais du moins j'essaie de faire de mon mieux.
En rapport avec le autoportrait
"Madame Vigée-Le Brun et sa fille,Jeanne-Lucie, dite Julie (1786) ", je cherche information sur le scandale (à l´epoque) a cause du fait de montrer les dents en souriant. Merçi.
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Bon week end et à bientôt.
Lyliana