Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /Nov /2008 00:05

Jeudi dernier j’ai été invité à une « visite privée réservée aux blogueurs » (eh oui !) de l'exposition « Van Dyck »au musée Jacquemart-André. C’était un moment un peu magique, imaginez après une journée de travail, en cette soirée d’octobre froide et pluvieuse de pouvoir bénéficier d’une visite conférence en petit comité. Ah le plaisir d’avoir un musée presque pour soi pendant une heure !

Autre intérêt de cette visite j'ai pu rencontrer des blogueurs que je connaissais de nom comme «Buzzeum» ou «espace holbein».

Comme l’invitation était pour deux j’ai proposé à ma moitié de m’accompagner. A la fin de la visite un gardien nous dit « Profitez en en pour passer dans le musée», nous avons donc eu un aperçu de ce bel hôtel particulier, on a même failli rater la sortie.


A l’origine de ce musée il y a un couple passionné par l’art : Nélie Jacquemart et Edouard André qui réunissent, à la fin du XIXe siècle, près de 5.000 œuvres d’art dans leur hôtel particulier situé près des Champs Elysées. Sans héritiers ils lèguent leur demeure et leur collection à l’Institut de France, actuel propriétaire du musée.


Mais revenons à Van Dyck (1599 - 1641) dont je vous avais déjà parlé à propos du portrait de Charles Ier, roi d'Angleterre et de l’exposition « Van Dyck graveur, l'art du portrait ». Avant toute chose j’ai appris de notre conférencière que son nom se prononçait « Vandecke » en raison de ses origines Flamandes. Enfant prodige de la peinture, il réalise ses premiers portraits à 10 ans puis devient l’assistant de Rubens. Après un séjour en Italie il est appelé à la cour de Charles Ier. Anobli par le roi sous le nom anglicisé de Sir Anthony Vandyke il fait le portrait d'une bonne partie de la noblesse (près de 400 tableaux réalisés par son atelier en une dizaine d’année). En 1641 il se rend en France où Louis XIII a le projet de lui confier la décoration de la Grande Galerie du Louvre, malade il rentre précipitamment en Angleterre et meurt en décembre de la même année. Son influence a été considérable, j'ai lu qu'il avait notamment inspiré Josuah Reynold et Thomas Gainsborough.


L'exposition est une rétrospective chronologique de la vie de Van Dyck. Parmi toutes les œuvres exposées j’ai retrouvé un tableau du Louvre, le « Double portrait de Charles Louis, Électeur palatin, et du Prince Rupert » (qui a été échangé contre le prêt de plusieurs tableaux pour l’exposition «Mantegna». Pour ma part le tableau que je préfère est le «portrait de Maria de Tassis» qui sert d'ailleurs de «visuel» pour l'affiche de l'exposition. Pour ce portrait de femme de la haute société des Pays-Bas Espagnols c'est son charme qui est mis en avant. Elle est vêtue d'une robe «à la Française», parée de ses bijoux et une petite mèche se détache de la coiffure à côté de l'oeil droit, petite touche de fantaisie qui la rend plus vivante.


L'exposition se déroule jusqu'au 25 janvier 2009 au musée Jacquemart-André (158, boulevard Haussmann 75008 PARIS), vous pouvez également visualiser le minisite de l'exposition.


Double portrait de Charles Louis, Électeur palatin, et du Prince Rupert (Photo fournie par le Musée Jacquemart André)




Par Louvre-passion - Publié dans : Hors du Louvre
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