Vendredi 24 février j’ai visité l’exposition Ingres, jour de son ouverture au public. Tout de suite j’ai été confronté à l’écueil habituel des grandes expositions artistiques : la foule ! Heureusement ma qualité « d’Ami du Louvre » m’a permis de bénéficier d’un coupe file et de ne pas attendre ½ heure. D’ailleurs l’entrée de l’exposition est régulée par un circuit en zigzag tel que ceux des parc d’attraction.
Dès le début on peut admirer les portraits qui firent la gloire d’Ingres. Ne manquez deux tableaux qui se font face, l’un représente Bonaparte, premier consul en 1804, l’autre Napoléon sur le trône impérial en 1806 avec toute la pompe impériale, raccourci saisissant de cette arrivée au pouvoir. Toute sa vie, même si parfois cela lui pesait, Ingres à peint la haute société de son temps : le duc d’Orléans, le ministre Molé, le patron de presse Bertin...
Cette exposition est l’occasion de découvrir l’origine de l’expression « un violon d’Ingres », en effet ce peintre était aussi un violoniste virtuose, admirateur de Mozart, qui aurait pu entamer une carrière de musicien. C’est donc lui qui est à l’origine de cette expression à propos de la pratique d’un loisir telle que l’on pourrait en faire un métier. Un peu comme le personnage de Sherlock Holmes, détective mais aussi violoniste amateur.
L’exposition met aussi en parallèle la peinture religieuse d’Ingres, qui a contribué à la « renaissance catholique » et ses tableaux de nus féminins tels que le bain turc ou les odalisques façon pour lui de montrer que, malgré sa notoriété et ses titres honorifiques, il faisait peu de cas des convenances sociales. En bref, une belle rétrospective qu’il faut sans doute aller revoir un peu plus tard une fois l’engouement du début passé.
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