Une nouvelles manifestation d'art contemporain commence au Louvre. Cette fois c'est l'artiste Belge Jan Fabre qui intervient dans les salles des peintures de l'Europe du Nord avec une quarantaine d'oeuvres, dessins, sculptures, vidéos et performances face aux oeuvres de Van Eyck, Memling, Rembrandt, Vermeer ou Rubens. L'exposition s'appelle "l'Ange de la métamorphose" car, selon Jan Fabre, c'est ainsi que s'incarne l'artiste qui, par la transformation des matériaux, crée de la transcendance (ouf !). Personnellement j'ai aimé le côté un peu "décalé" de ces oeuvres même si la présentation en est fort sérieuse, je vous propose une petite sélection en photo.
Il y a tout d'abord ce petit personnage le nez collé contre un tableau avec du sang à ses pieds. L'oeuvre
s'intitule "je me vide moi même", c'est un autoportrait de l'artiste qui "se heurte littéralement au mur de l'histoire et se vide de son propre
sang" il s'est représenté en nain laissant ainsi sa vanité à l'entrée.
Vient ensuite "Moi rêvant" un second autoportrait hérissé de clous et de pointes. Selon le cartel il s'agit d'une identification à l'entomologiste
Français Jean-Henri Fabre (1823 - 1915), dont l'oeuvre consacrée aux insectes à toujours fasciné l'artiste.
Ces deux agneaux dorés dans des vitrines s'intitulent "Sanguis sum", allégorie aux idoles et aux sacrifices, leurs chapeaux de carnaval suggèrent la
possibilité d'une métamorphose.
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"L'ange en os" est une métaphore de la perfection, un corps qui ne
saigne pas avec une protection identique à la carapace des insectes.
Cette grosse boule sur un matelas, en regard de ce tableau inspiré de la vie du Christ est "Le bousier". Là encore on retrouve l'inspiration liée aux
insectes, la boule renvoie aussi au globe que porte parfois le Christ sauveur.
On ne le voit pas très bien sur la photo, dans la Galerie Médicis, l'artiste s'est représenté en ver de terre géant en train de ramper sur des pierres
tombales. Le ver évoque ici l'opposition entre la vie et la mort.
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Pour finir quand je suis passé prendre les photos pour cet article vendredi 11 avril, France Culture s'était installé dans la Cour Marly. J'étais là au moment de l'émission "Tout arrive" de Jean Laporte. J'ai donc immortalisé ce moment que je vous livre, Jan Fabre est le deuxième en partant de la droite, en chemise blanche.
Commentaires
Je ne vais évidemment pas reprendre ici les commentaires que j'ai eu l'opportunité d'écrire sur mon blog depuis la semaine dernière, en réponse aux messages reçus : j'attends de découvrir ceux de tes lecteurs. Mais j'aurais toutefois aimé savoir si, en prenant tes photos pour ce reportage, tu as laissé traîner une oreille indiscrète : qu'en dit-on sur le vif ? Comment ce parcours très particulier est-il appréhendé par les visiteurs du Louvre, Parisiens et touristes ?
J'ai eu l'impression que les gens étaient surpris, d'autres un peu amusé.
Mais j'essaierais de repasser dans les salles et de guetter les réaction.
Je préfère l'ironie d'un autre artiste belge, James Ensor, mais lui aussi, c'est déjà bien du passé.
Merci pour ces photos, merci pour tous ceux qui ne peuvent pas venir à Paris !
Pour ma part je ne prends pas vraiment au sérieux la prestation de Jan Fabre, j'y vois un côté décalé, mais est ce le fond de sa pensée ?
D'ailleurs plus généralement je suis un piéton du Louvre qui montre ce qu'il voit, à chacune et chacun de juger.
FANTASTIQUE!
Bien vu la vidéo et bien ri par contre. Excellent montage (j'adore l'humour des ajouts de films hé, hé) Par contre, je vais passer pour la bredine du groupe, on n'entend que moi s'esclaffer, ça fait sérieux tiens !!!
Bon début de semaine Atalmont, je file, j'ai un de ces retard ! (ça c'est dû à Soeur Marie de l'Agonie du Christ, comprenne qui pourra , mais si on voit ce que j'ai publié ce matin, la lumière sera hé, hé)
Merci pour le montage.
Merci beaucoup!
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Comme du dis, c’est vraiment décalé ! Un ver de terre à tête humaine rampant sur des pierres tombales dans l’immense Galerie Médicis, c’est sûrement quelque chose ! Les femmes opulentes de Rubens habituées aux regards concupiscents, ne doivent pas en revenir.
Je pense que je vais aller y jeter un œil (c'est une expression... ce n’est pas Fabre qui m’inspire !), par curiosité.
Même si je ne suis pas très réceptif à ce genre d’art, je te dirai ce que cela m’inspire, ainsi qu’à Richard. Je vais certainement trouver cela décalé aussi…