"Babylone", c'est un nom chargé de mythes et d'images : la Tour de Babel, les "jardins suspendus" et puis des noms de souverains qui sont entrés dans la légende : Hammourabi, Nabuchonodosor, Sémiramis.... Avec cette exposition, le Louvre nous montre cette cité sous ces deux aspects, la réalité et la légende.

Avant toute chose il faut savoir que Babylone, comme Troie, fut longtemps considérée comme une cité mythique. Ce n’est qu’en 1852 qu’une expédition scientifique Française établit un relevé des ruines. La ville est ensuite fouillée par une mission archéologique Allemande entre 1899 et 1917.

La première partie de l’exposition est consacrée à la Babylone historique avec des pièces archéologique du Louvre et d’autres musées. Parmi toutes les pièces j’ai remarqué cette plaque en relief appelée la « reine de la nuit » elle représente une déesse ailée identifiée comme Ishtar ou Ereshkigal qui règne sur les enfers. Il y a également des « kudurru » (des stèles) dont le sommet est sculpté et le fameux code d'Hammourabi premier grand roi de Babylone entre 1792 et 1750 avant notre ère. L’exposition s’intéresse ensuite au règne de Nabuchonodosor II qui régna de 605 à 562 avant notre ère. Ce grand conquérant permit à Babylone de dominer le Proche Orient. En 587 il prend et détruit Jérusalem et déporte une partie de la population Juive. Sous son règne Babylone devient une « cité impériale » qui s’étend sur plus de mille hectares, le fleuve Euphrate canalisé traverse la ville. Une salle nous rappelle les splendeurs de cette cité, les murailles et la « porte d’Ishtar » symbole de sa puissance. Cette porte longue de 48 mètres et haute de 30 mètres était l’aboutissement d’une voie triomphale, elle était décorée de panneaux de briques à glaçures colorées représentant des lions que l’on retrouve sur l’affiche de l’exposition. Il y avait aussi le palais de Nabuchonodosor agrémenté de jardins en terrasse descendant jusqu’au fleuve peut être à l’origine des fameux « jardins suspendus ». Enfin il y avait le sanctuaire du dieu Marduk avec la ziggourat ou tour à étage appelée Etemenanki ce qui se traduit par « maison du fondement du ciel et de la terre ». Les Juifs déportés, frappés par cet édifice donnèrent sans doute naissance à ce moment à la légende de la tour de Babel.

L’exposition nous présente ensuite la Babylone mythique sous ses deux aspects. La ville symbole d’orgueil et de démesure, symbolique transmise par la Bible. La ville immense et monumentale qui a laissé un souvenir émerveillé dans la tradition classique notamment chez les Grecs à l’époque où la ville n’était plus qu’un souvenir. Ainsi la fameuse « Sémiramis » qui serait la reine des jardins suspendus est, dans la réalité historique une reine d’Assyrie. Une salle est consacrée à la Tour de Babel. Selon la Bible les hommes décidèrent un jour de bâtir une tour capable d’atteindre le ciel, Dieu les punit alors en introduisant la confusion des langues. Une série de tableaux décline ainsi les aspects de cette légende. Avant la salle consacrée aux fouilles, l’exposition s’achève sur une vision de Babylone qui exploite les thèmes de la décadence et de la chute des empires. On y voit l’esquisse faite par Delacroix de la « mort de Sardanapale », le « festin de Balthazar » de John Martin le plus kitsch est un tableau de Georges Antoine Rochegrosse intitulé « la fin de Babylone » le scène représente au premier plan une scène d’orgie avec des femmes nues étalées un peu partout et au loin on distingue une foule de gens qui mettent le feu à la ville.

Pour finir avec cet article, je vous engage à visiter le site internet de l’exposition.


Tag(s) : #Antiquités
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