
Pour Noël j'ai reçu en cadeau le "Le dictionnaire amoureux du Louvre" car on connaît dans mon entourage ma passion pour ce musée et l'existence de ce
blog. Cet ouvrage qui vient tout juste d'être publié est l'oeuvre de Pierre Rosenberg qui a travaillé au Louvre pendant près de quarante ans comme conservateur pour finir "en beauté" comme
Président-Directeur du musée.
Evidemment ce livre est pour moi comme une mine d'or, je n'ai pas encore tout lu ayant décidé de le déguster petit à petit comme on savourerait une boîte de
chocolats. C'est ainsi que cet expert donne l'origine du "couloir des poules" dont je vous avais entretenu. Il ne donne
pas d'explication définitive mais trois versions plausibles :
- ce couloir aurait été le logement du peintre Pieter Boel dit Boule
- un occupant y aurait effectivement élevé des poules
- dernière version, le couloir donnait sur la rue des Poulies aujourd'hui disparue.
Sans vous dévoiler tout ce livre de 958 pages, quelques petites curiosités grappillées au hasard : Le Louvre est payant depuis 1922, le mardi est jour de fermeture depuis 1946, et j'ai même
découvert une rubrique "W.C"....
Pour finir l'article "Réserves" nous rappelle qu'elles ne dissimulent pas des chefs d'oeuvres cachés "contrairement à une légende inlassablement entretenue par la
presse."
Si cela vous tente le dictionnaire amoureux du Louvre de Pierre Rosenberg est édité chez Plon.
Commentaires
Je suis sure que chaque page sera comme tu dix un petit chocolat.
La peinture de Fragonard « Le verrou » figure sur la couverture. J’ai pris un plaisir intense à aller voir l’expo du musée Jacquemard-André « Fragonard – les plaisirs d’un siècle » où, malheureusement, la peinture du Louvre ne figurait pas. Fragonard était vraiment un peintre immense. Il possédait tous les talents : trait fougueux, peinture spontanée, couleurs superbes. Les robes s’envolent, les chevelures se défont, les couples batifolent dans des paysages vaporeux. C’est gai, délicieux. Un enchantement… Cela se termine dimanche prochain.
surement un bon livre....à deguster sans moderation, sans craindre la crise de foie meme si tu le savoures comme des chocolats...Gourmand!
Pierre Rosenberg indique que ce fut longtemps "la honte du Louvre" mais que les choses se sont considérablement améliorées.
Il y a même une rubrique "lieux d'aisance"... fort documenté ce bouquin dis-donc hé hé...
En ce qui concerne ta remarques sur les "réserves", ça me fait penser au bouquin que je suis en train de lire et qui se passe au MET "Caveaux funestes" où l'on parle des "réserves" ou cabinet de curiosité que les musées alentours comportent (une morte trop.. jeune pour un sarcophage d'expo démarre l'enquête policière et un sorte d'ossuaire, peu orthodoxe dans son élaboration sont le pivot de l'intigue)
Bises (je garde mon explication sur la sixième tapisserie de Cluny... je la trouve plus... marrante hé, hé.)
Ce livre de Pierre Rosenberg me tente beaucoup ! Pas étonnant que cet éminent spécialiste de Fragonard ait mis le Verrou en couverture, mais le titre m'amuse et m'étonne de sa part, et de son allure sage et immuable, je l'ai toujours rencontré au musée autrefois avec ses petites lunettes rondes, son pardessus, son écharpe, et son parapluie greffé à son bras quel que soit le temps !
C'est juste que cela peut-être un livre de chevet, il va falloir que je pense à déménager, quand je regarde l'amoncellement de livres sur l'art absolument indispensable à ma survie !
Pour le coffret Palettes, il suffit d'enregistrer quotidiennement les émissions tous les jours en semaine, sur Arte, à 12 h, 12 h 30 ou 13 h, 13 h 30 selon les jours. Il y a de multiples rediffusions. Evidement cela implique d'avoir une télé et la chaîne franco-allemande Arte, cela va de soi.
A bientôt.
Et à l'article "Lumière du jour", p. 568, je lis cette phrase qui, je vous l'avoue, m'intrigue assez : "J'ignore également la date de la première installation électrique au Louvre".
Il me semble improbable que P. Rosenberg n'ait pas lu Christiane Desroches Noblecourt qui fut Conservateur en chef du Département des Antiquités égyptiennes et qui, dans "La Grande Nubiade" (Sock/Pernoud, 1992) écrit, p. 39 :
"Je participai donc, avec Charles Boreux, à la modernisation du département, pendant les grands travaux dont l'objet était de présenter au public un Louvre rénové et électrifié. "Le Louvre la nuit" était une attraction fort courue et fut, entre autres, un grand succès du Front populaire."
Madame Desroches Noblecourt poursuit, p. 108 :
"Durant l'inauguration nocturne, rien n'échappa au ministre Jean Zay [ministre de l'Education nationale du Front populaire].
(...) La galerie Denon (...) donnait accès à l'escalier primitivement étroit, bordé de statues et de moulages antiques. Alors débarrassée de ces encombrements, la montée avait été amplement élargie. Dans sa majestueuse nudité, elle conduisait vers la glorieuse "Victoire de Samothrace" aux deux ailes éployées. L'éclairage électrique, pour la première fois installé dans le Louvre, avait remarquablement mis en relief l'oeuvre du sculpteur."
Il me semble donc, si l'on suit Christiane Desroches Noblecourt, que l'électrification du Louvre date de 1936. Qu'en pensez-vous ?
Cordialement
Richard
Malgré tout c'est l'ouvrage de P. Rosenberg qui est la "mine d'or" pour connaître tous ces détails de la vie et l'histoire du musée.
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