
En passant dans les salles de l'aile Denon consacrées à l'époque romaine, une stèle a attiré mon attention. il s'agit du "règlement des joueurs de cor de la IIIe
légion Augusta" qui date de l'an 202 de notre ère. En la regardant j'ai pensé au film "La dernière légion" inspiré du roman de
l'écrivain Italien Valério Manfredi. L'histoire part d'un fait historique réel, en l'an 476 le dernier empereur Romain, un jeune garçon du nom de Romulus Augustule, fut déposé par le chef des
Goths installé en Italie qui renvoya les insignes impériaux à Constantinople en échange de sa nomination par l'empereur d'Orient au titre de "Magister militum" de l'Occident. Ce fait marque la
fin "officielle" de l'empire Romain, mais à l'époque personne ne s'en aperçu car les barbares qui occupaient l'empire avaient préservé la civilisation romaine à la fois parce qu'ils l'admiraient
mais aussi pour se concilier les populations. Dans son roman, Valério Manfredi imagine que le jeune Romulus Augustule réussit à fuir avec un groupe de légionnaires restés fidèles et une jeune
femme nommée Livia jusqu'en Bretagne (l'actuelle Angleterre) où il devient le roi Pendragon, père du célèbre Arthur.
Mais revenons à notre stèle qui date d'une époque antérieure, quand l'empire romain était encore puissant grâce à ses légions. Cette stèle provient de la IIIe légion
Augusta qui était stationnée à Lambèse à l'est de l'Algérie à l'époque de l'empereur Septime Sévère. Une légion était une unité combattante d'environ 6.000
hommes, les historiens estiment que l'empire romain en comptait entre 25 et 30, soit un effectif de 150 à 180.000 hommes. La plupart des légions étaient stationnées aux frontières
de l'empire pour contenir les barbares ou empêcher les raids de pillards. A l'époque les légionnaires étaient des professionnels qui vivaient dans les camps et les villes de garnison où résidait
également leur famille. Durant le règne de l'empereur Septime Sévère, les militaires gradés en activité obtiennent le droit de former des "collegia", des associations à but religieux mais qui
sont aussi des sortes de caisses de secours mutuel. Les cotisants pouvaient ainsi toucher un pécule lors de leur départ en retraite, si ils mouraient pendant le service, les héritiers percevaient
une somme d'argent. En bref il s'agissait d'une sorte de sécurité sociale avant l'heure.
Commentaires
chaque fois que je passe ici j'apprends des choses...merciii
meilleurs voeux pour 2008.
Si les vétérans touchaient 500 deniers à titre de retraite, c’est peu comparé aux 750 deniers payés comme droit d’entrée ? A moins que ces 500 deniers soient versés régulièrement sur la durée de vie restante du retraité ? Je doute qu’ils tenaient une comptabilité administrative aussi développée à cette époque. Alors as-tu la réponse ?
Pour info voici le lien vers la traduction de la stèle :
http://cartelfr.louvre.fr/pub/fr/pdf/29466_MA2044.pdf
Bises et à plus
A l'époque de L'empereur Septime Sevère (donc l'époque de la stèle) la solde annuelle d'un légionnaire était environ de 450 deniers par an. Donc les vétéran touchaient l'équivalent d'un an de solde de la part de l'association a leur départ en retraite.
Donc, voici les réponses que j'ai trouvé à ma petite question :
http://www.trigofacile.com/jardins/chronica/civilisation/0400-monnaie.htm
http://membres.lycos.fr/romana/
Donc, maintenant, à nos calculettes...
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Tous mes voeux pour 2008 , Louvres Passion, en attendant avec impatience ta visite guidée. Bisous !
A bientôt, je travaille à la visite.