Praxitèle est un sculpteur Grec qui a vécu au IVe siècle avant JC, il y a environ 2.300 ans. Il fut très célèbre à son époque, des auteurs nous ont décrit ses statues et l'admiration de ses contemporains. Malheureusement ses oeuvres originales se sont perdues, sauf peut être une tête colossale en marbre conservée au musée de l'Acropole à Athènes. Ce qu'il nous reste ce sont des copies en majorité romaines. Sur la vie de Praxitèle on sait qu'il est né dans une famille d'artiste et que ses fils, Cephisodote et Timarchos, prirent sa suite. Sa célébrité vient du fait qu'il fut le premier sculpteur à représenter un nu féminin. L'année dernière je vous avais parlé de « l’Aphrodite de Cnide » cette statue de la déesse de l’amour avec laquelle Praxitèle fit sensation en représentant la déesse entièrement nue. Elle était représentée sortant du bain dans une attitude à la fois sensuelle et pudique sa main droite placée devant son sexe ce qui renforçait l'érotisme dégagé par cette oeuvre. Les habitants de Cos pour qui la statue était destinée furent scandalisés et la refusèrent. Ce sont ceux de Cnide, une autre ville de Grèce, qui apprécièrent sa beauté au point de la reproduire sur leurs monnaies, bien leur en pris d'ailleurs puisque le pèlerinage à Cnide fut très fréquenté durant l'antiquité.
A propos de beauté féminine, Praxitèle est aussi connu pour avoir été l'amant de la belle Phryné (oui c'est bien son nom !) une courtisane qui fut aussi son modèle. A ce propos un récit de l'époque raconte que Phryné, accusée d'impiété, fut jugée par l'Aréopage qui était le tribunal d'Athènes. Pour obtenir son acquittement son avocat, Hypéride, usa d'un argument visuel puisqu'il dévoila Phryné devant ses juges (en clair il la mit nue !), la belle fut ainsi acquittée. Cette scène est représentée sur ce tableau de Léon Gérôme qui se trouve au Kunsthalle de Hambourg, chose curieuse sur le tableau certains juges n'ont pas l'air d'apprécier le spectacle !
Parmi les différentes oeuvres exposées j'ai remarqué "l'Apollon sauroctone" (ce qui veut dire "le tueur de lézard") et la "Vénus d'Arles" découverte dans cette ville en 1651 et offerte à Louis XIV qui la fit restaurer. L'exposition se termine sur le Satyre de Mazara del Vallo, un bronze retrouvé récemment au large des côtes de Sicile, la statue est incomplète mais on a l'impression que l'artiste a voulu représenter une course ou un saut.
par Louvre-passion
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Antiquités

