Si je vous dit
Myrina, en Turquie, sur la côte d'Asie Mineure, vous pensez sans doute que j'ai brusquement envie d'évoquer les vacances, la mer, le soleil, la plage
ou bien que j'ai envie de partir après la galère des transports.... Eh bien non, il s'agit en fait d'un site archéologique fouillé entre 1880 et 1882 auquel le Louvre consacre une petite
exposition. Je l'ai découverte par hasard - elle n'est d'ailleurs pas annoncée sur le site du musée - à l'entresol de l'aile Denon, à côté du monastère de Baouit.
Pourquoi, me dire vous, organiser une exposition consacrée à une fouille qui s'est déroulée il y a plus de 120 ans ? C'est que la fouille de Myrina, réalisée par Edmond Pottier et Salomon Reinach dont les portraits ornent d'ailleurs l'affiche de l'exposition, est la première exploration officielle et scientifique d'une nécropole Grecque. Une bonne partie des panneaux explicatifs est consacrée à la polémique suscitée à l'époque par la méthode de cette fouille, chasse au trésor pour les uns démarche scientifique pour les autres. Pour ma part je n'ai pas bien compris l'intérêt de cette affaire pour le public actuel. Plus intéressant est le contenu des tombes, notamment les offrandes constituées de figurines en terre cuite. J'ai appris que ces figurines correspondaient à la personnalité du défunt. Pour un homme des figurines d'athlète, de guerriers ou de divinités masculines (Dyonisos, Apollon....), pour les femmes des représentations féminines, de la déesse Aphrodite qui veille sur les jeunes mariés et pour les enfants des animaux, détail touchant qui renvoie aux peluches de notre époque.
L'exposition "La lettre et l'argile" se déroule jusqu'au 18 février 2008 à l'entresol de l'aile Denon.
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