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  • : Louvre-passion
  • : 04/06/2005
  • : loisirs
  • : Louvre-Passion est le « blog » d'un passionné du musée du Louvre, un musée que l'on peut voir et revoir, déguster, savourer comme un bon bouquin. Avec ce blog vous découvrirez des aspects originaux ou méconnus et flânerez dans les chemins de traverse.
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Vendredi 29 décembre 2006

A l’orée de cette nouvelle année je présente mes meilleurs vœux à toutes celles et tous ceux qui sont venus me rendre visite.
Pour illustrer mon propos je vous propose une photo des "arbres à voeux" que l'on voit actuellement au Carrousel du Louvre.


Je remercie tout particulièrement les fidèles visiteurs de Louvre-passion pour leurs commentaires et leur soutien, c’est un plaisir d’écrire en sachant que vous allez me lire.

Je continuerais en 2007 de vous faire partager mes promenades au Louvre, un peu dans l’esprit de cette citation de Paul Cézanne : « Il me semble qu’il y a tout dans le Louvre, qu’on peut tout aimer et tout comprendre par lui ».

par Louvre-passion publié dans : Généralités
Vendredi 22 décembre 2006

Le Parthénon évoque t’il quelque chose pour vous ? Je ne résiste pas au plaisir de vous conter son histoire mais auparavant si vous voulez le voir ou le revoir cliquez sur ce lien. 

Nous sommes à Athènes en 447 avant Jésus Christ, la Grèce vient de repousser victorieusement les envahisseurs Perses et toutes les villes se reconstruisent. Athènes qui est alors une des cités les plus puissante est alors dirigé par Périclès, un grand homme d’Etat. Il décide de faire construire sur l’acropole un ensemble architectural qui sera un hommage aux divinités mais surtout un symbole de la prééminence d’Athènes sur toute la Grèce. Les architectes Ictinos et Callicratès bâtissent alors le temple du Parthénon entre 447 et 438 avt JC lequel est décoré par des frises sculptées par le sculpteur Phidias et ses disciples. A l’époque le temple abritait une statue colossale en or et en ivoire d'Athéna Parthénos, œuvre de Phidias. Bien sûr le Parthénon connut au fil des siècles les vicissitudes de tous les monuments. En partie endommagé lors des guerres il fut transformé en église au VIe siècle de notre ère, puis en mosquée quand la Grèce fut englobée dans l’empire ottoman. En 1687 les Vénitiens assiégèrent Athènes et un de leur boulet de canon fit exploser le Parthénon qui avait été transformé en réserve de poudre. C’est à cette époque que des éléments du décor sculpté par Phidias, tombés du bâtiment, furent récupérés par des officiers Vénitiens et vendus. Ce sont ces fragments que l’on retrouve dans neuf musées à travers l’Europe principalement au British Muséum de Londres et au musée de l’Acropole à Athènes. 

La procession des Grandes Panathénées

Le combat des Lapithes et des centaures

Pour sa part le Louvre possède quelques fragments dont celui qui représente la « procession des Grandes Panathénées » une fête au cours de laquelle le peuple d’Athènes rendait hommage à la déesse Athéna et cette représentation d’un Centaure enlevant une femme lapithe. Selon la légende, invités aux noces de Pirithoous, roi des Lapithes, un peuple grec de Thessalie, les centaures – des êtres mi hommes, mi chevaux – enivrés, tentèrent de violer les femmes de leurs hôtes ce qui provoqua ce combat. Ces œuvres furent achetées au XVIIIe siècle par un diplomate Français ce qui explique leur présence dans les collections du Louvre.

 
par Louvre-passion publié dans : Antiquités
Vendredi 15 décembre 2006

Au Louvre on monte et on descend beaucoup, forcément le musée occupe trois étages du Palais. Pour les fatigués il y a les escalators et des ascenseurs dans les parties modernes mais aussi beaucoup d’escaliers dont certains sont des « pièces de musée ».


Escalier du ministre
Escalier Daru
Escalier Mollien

Je commence par « l’escalier du ministre » qui permet d’accéder au appartements Napoléon III de l’aile Richelieu, son nom vient du fait qu’il desservait les appartements de fonction qui étaient attribués aux ministres des finances jusqu’en 1989, date à laquelle le Louvre pris possession des lieux. Je continue avec « l’escalier Daru » conçu par l’architecte Lefuel sous le second Empire lequel est célèbre (l’escalier pas l’architecte) par la présence de la Victoire de Samothrace à son sommet. Pour les curieux le comte Daru était l’intendant général de la grande armée sous le premier Empire. Dernier exemple d’architecture classique, « l’escalier Mollien » construit sous le règne d’Henri II en 1556. En son centre vous voyez une sculpture en bronze de Benvenuto Cellini, la « Nymphe de Fontainebleau » qui se trouvait anciennement au château du même nom.
L' escalier hélicoïdal Le petit escalier à vis

Pour l’époque contemporaine pensez à regarder l’escalier hélicoïdal conçu par Peï sous la Pyramide qui évoque peut être l’un des premiers escalier du Louvre, la grande vis du palais de Charles V.
Pour finir mon préféré, ce petit escalier à vis très peu connu qui se trouve dans la galerie des sculptures de l’Europe du Nord, j’aime bien l’utiliser car il fait un peu « passage secret » dans cette partie du musée assez peu fréquentée par les visiteurs.

 
par Louvre-passion publié dans : Généralités
Vendredi 8 décembre 2006
Je vais vous parler d’un trésor du Louvre auquel on ne prête pas beaucoup d’attention, le trésor de Boscoreale. Si vous avez entendu parler de Pompéï vous savez peut être qu’en l'an 79 de notre ère, une violente éruption du Vésuve détruisit la région de Naples et ensevelit notamment les cités de Pompéi et d'Herculanum. Certains habitants de la région, voyant venir le sinistre, dissimulèrent leurs objets précieux avant de partir. C’est ce qui s’est passé à Boscoreale, où en 1895, des fouilleurs découvrirent un trésor d’argenterie de cent neuf pièces de vaisselle, objets de toilette et bijoux, enfouis par le propriétaire d’une villa dans une citerne avant l’éruption. Cet ensemble créé entre la fin du Ier siècle av. J.-C. et le début du Ier siècle de notre ère appartient à l'une des périodes les plus brillantes de l'orfèvrerie romaine et comprend essentiellement des pièces d’argenterie pour le service de la table appelé « ministerium » par les Romains.
 le trésor de Boscoreale  Les oiseaux de Georges Braque

Ce trésor, légué au Louvre, n’attire pas beaucoup les regards car il est situé dans une zone de passage, la salle Henri II au premier étage de l’aile Sully à côté du nouvel emplacement de la Vénus de Milo qui lui vole peut être la vedette.

Si vous levez les yeux c’est dans cette salle que se trouve le plafond contemporain du peintre cubiste Georges Braque. Cette œuvre nommée « Les oiseaux », encastrée dans un plafond de bois sculpté de la Renaissance dans l’ancienne antichambre du roi, fut inaugurée en 1953.
par Louvre-passion publié dans : Antiquités
Vendredi 1 décembre 2006

Souvenez vous, au mois de septembre je vous avais raconté comment j’avais été interviewé par la chaîne de télévision Coréenne SBS (Seoul Broadcasting System) à l’occasion d’une exposition organisée à Séoul en partenariat avec le musée du Louvre. Eh bien j’ai reçu le catalogue cette exposition dénommée  « Le paysage dans la peinture occidentale du XVIe au XIXe siècle » qui a lieu au Musée National de Corée à Yongsan, un quartier de Séoul.
A cette occasion le Louvre a prêté soixante dix tableaux de paysages ce qui est une manière de fêter le 120ème anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la Corée.

Comme j’ai reçu le catalogue et quelques photos de l’exposition je peux donc vous en parler (presque) comme si j’y étais allé, en plus ce catalogue dans sa version Française est une mine d’informations sur toutes ces œuvres que nous retrouverons au Louvre.

Saint Jean Baptiste baptisant le peuple Psyché et l’amour

Je vous propose trois photos qui vous donnent une idée de cette exposition. La première, en haut, vous donne un aperçu de la scénographie, apparemment de grandes salles bien dégagées. Sur la deuxième photo on voit le tableau de Nicolas Poussin « Saint Jean Baptiste baptisant le peuple » peint en 1635, il représente Saint Jean Baptiste au centre, les hommes à gauche – des nus masculins nous dit le catalogue – et les femmes (habillées) à droite. Enfin je termine avec « Psyché et l’amour » de François Gérard (1798 ?). Ce tableau illustre la légende de Psyché belle princesse qu'aima Cupidon, dieu de l'Amour. Jalouse de la beauté de Psyché, Vénus, déesse de l'Amour, ordonna à son fils Cupidon de rendre Psyché amoureuse de l'homme le plus laid sur terre. Heureusement pour Psyché, ce fut Cupidon qui tomba amoureux d'elle. Pour la petite histoire le peintre aurait pris pour modèle un lieutenant de hussard pour représenter Cupidon, par contre on ne sait pas qui a posé pour figurer la belle Psyché. Pour finir je remercie GNC Media qui m’a envoyé le catalogue de Séoul et je vous invite à visiter le site de l’exposition en version anglaise.

 
 
 
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