
Cette exposition est une sorte d'avant-première à l’ouverture, prévue en 2011, de l’Aga Khan Museum de Toronto (Canada), qui regroupera les chefs-d'œuvre de sa collection.
Qui est l’Aga Khan me direz vous ? Eh bien il s'agit du titre donné à l'iman des Ismaeliens Nizamites ce qui veut dire le chef religieux d'un courant de l'islam Chiite.
Dans cette exposition on découvre comment l'Islam a été influencé par l'Europe et la Chine et comment l'Europe a également été influencée par l'Islam. Pour l'Europe ont le voit dans ces deux huiles sur toiles, le portrait d'une homme et celui d'une femme peints en Iran à la fin du XVIIe siècle. L'apport de la Chine est visible dans les manuscrits et les représentations de paysages. Dans cette exposition on retrouve le Shah-Name ou "livre des Rois" de Shah Tamasp, ouvrage dont je vous ai parlé à l'occasion de l'exposition "Le chant du monde".
J'ai aussi appris dans cette exposition que, contrairement à l'idée reçue, la représentation des êtres animées n'est pas interdite dans l'art Islamique, elle est en principe interdite uniquement dans un contexte religieux. Ceci explique la finesse des personnages peints que l'on retrouve dans le fameux Shah-Name. A la fin de l'exposition on trouve des exemplaires et des extraits du Coran, en effet copier ou calligraphier le Coran est considéré comme un acte pieux.
Enfin j'ai remarqué une coquille "magico thérapeutique" décorée portant une inscription (magique ?), l'eau qui coulait de ce coquillage était ainsi censée guérir les malades. Ceci m'a rappelé les statues thérapeutiques de l'ancienne Egypte couvertes d'incantations et sur lesquelles les prêtres faisaient couler de l'eau qu'ils recueillaient pour la donner aux malades qui venaient au temple.
L'exposition se déroule à l'entrée de l'aile Richelieu jusqu'au 7 janvier 2008.
