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  • : Louvre-passion
  • : 04/06/2005
  • : loisirs
  • : Louvre-Passion est le « blog » d'un passionné du musée du Louvre, un musée que l'on peut voir et revoir, déguster, savourer comme un bon bouquin. Avec ce blog vous découvrirez des aspects originaux ou méconnus et flânerez dans les chemins de traverse.
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Vendredi 24 novembre 2006

L’autre jour je suis tombé en arrêt devant cette peinture appelée « Effet d'hiver » de Peter Gabriel WICKENBERG. Pourquoi j’aime ce tableau, je ne saurais le dire, peut être  pour cette vision de lac gelé avec au fond un bateau pris dans les glaces et cette famille qui se promène en traîneau.
Peut être tout simplement parce que d'une certaine façon j’aime bien l’hiver. Je sais qu’en écrivant ceci je vais immédiatement passer pour un fou. Mais j'apprécie aussi le froid et la neige un peu comme le personnage de l’ex inspecteur chef Higgins imaginé par JB Livingstone dans la série policière « Les dossiers de Scoltland Yard ».

 "Effet d'hiver"
 La salle du tableau

Mais je m’égare, revenons à notre tableau. Du peintre je ne peux pas dire grand-chose hormis que Peter Gabriel WICKENBERG est Suédois, qu’il a vécu de 1812 à 1846 et peint cette toile en 1841. Le « cartel » (c’est le petit écriteau gris qui vous donne des informations sur l’œuvre) nous explique ceci « Reprise dans le goût réaliste international des années 1830 - 1840 d'un thème très en vogue chez les maîtres hollandais du XVIIe siècle. L'artiste a travaillé en Allemagne, Belgique, Hollande et France; expose à Paris dès 1838 ». Autre chose, la toile se trouve au 2e étage de l’aile Richelieu dans les salles du Département des Peintures consacrées à l’art de l’Europe du Nord de la première moitié du XIXe siècle, un endroit un peu désert comme je les aime.
Vous voyez que l’effet d’hiver à parfois du bon !

Vendredi 17 novembre 2006

Périodiquement le Louvre invite des personnalités à venir présenter leur regard sur les œuvres d’art. Cet automne c’est Toni Morrison, une femme américaine prix Nobel de littérature, qui présente un parcours dans les départements des antiquités Egyptiennes, orientales et Grecques sur le thème de l’étranger.

En Egypte l’étranger est celui qui vit hors du pays, il peut être perçu comme une menace qui doit être combattue, le parcours s’arrête ainsi sur le socle d’un colosse royal du Pharaon Aménophis III qui foule des pieds les pays nubiens soumis par l’Egypte. Mais l’étranger pouvait aussi être celui qui est accueilli et finit par se fondre dans la population.

Chez les Assyriens c’est beaucoup plus violent, l’étranger est l’ennemi qu’il faut soit exterminer soit réduire en esclavage, les bas relief représentent la déportation de populations vaincues.

En Grèce, l’étranger appelé « xénos » est celui qui n’appartient pas à la cité en tant que citoyen, il peut y vivre, exercer un métier, commercer mais n’a pas de droits politiques. Ici Toni Morrison s’est intéressé au statut des femmes Grecques qui, reléguées à la maison ou au gynécée étaient exclues de la vie politique de la cité.

Vous pouvez visiter ces parcours jusqu’au 15 janvier 2007. Pour en savoir plus.

par Louvre-passion publié dans : Généralités
Vendredi 10 novembre 2006

Médor devant la colonnade du Louvre
(photomontage Louvre-passion)
Médor est un nom couramment donné à un chien, mais saviez que c’est à cause du Louvre ?

La célébrité de « Médor » a commencé avec la révolution de 1830 dont un épisode s’est déroulé au Louvre. Mais voyageons dans le temps, au mois de juillet 1830, à cette époque la France est gouvernée par le roi Charles X qui voudrait, appuyé par une partie de la noblesse réactionnaire, supprimer toute trace politique et sociale de la période révolutionnaire. En 1829 le roi a nommé le prince de Polignac chef du gouvernement, la nomination de cet ancien chouan symbolisait le triomphe de la contre-révolution. En réaction deux partis se formèrent, décidés à aller jusqu’au renversement de Charles X, les républicains et les orléanistes, partisans du duc d’Orléans favorable à une monarchie libérale. Lors des élections législatives de juillet 1830, l’opposition remporta la majorité des suffrages mais Charles X refusa d’admettre cette situation politique et décida, avec ses ministres, de gouverner par ordonnances (c'est-à-dire de promulguer des lois sans passer par l’assemblée). Dès la publication des ordonnances le peuple de Paris se souleva pour défendre les libertés politiques. Au cours des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, appelées les « trois glorieuses » le régime fut renversé et Charles X contraint de s’exiler en Angleterre pendant que Louis Philippe d’Orléans prenait le pouvoir. Je vous rappelle que la colonne qui se trouve place de la Bastille est le monument érigé en souvenir de ces journées.

Et Médor dans tout ça, eh oui on avait failli l’oublier le pauvre ! Au cours des « trois glorieuses », le Louvre fut pris d’assaut par les insurgés car il était proche du palais des Tuileries où résidait le roi. Cet épisode à d’ailleurs été raconté par Alexandre Dumas qui a participé à la révolution. « Maintenant comment ce Louvre, comment ces Tuileries, comment ce Carrousel, avec leurs cuirassiers, leurs lanciers, leurs Suisses, leur garde royale, leur artillerie, avec trois ou quatre mille hommes de garnison enfin, avaient ils été pris par quatre ou cinq cents insurgés ? Le voici : Quatre attaques avaient été dirigés sur le Louvre (…) Nous avons dit que ce fut la seconde attaque qui enleva le Louvre. Ce succès fut dû à l’admirable courage des assaillants, mais aussi, il faut le dire, au hasard à une fausse manœuvre ». Les victimes de cette attaque furent enterrées à l’angle de la colonnade du Louvre, le chien de l’un d’entre eux, inconsolable, resta auprès de son maître enseveli au Louvre et donna son nom à des générations de chiens. J’ai trouvé sur ce site consacré au « chien dans l’art » un article détaillé sur Médor ainsi que la retranscription d’un récit de l’époque j’y ai d’ailleurs appris que ce chien était un barbet.

par Louvre-passion publié dans : Curiosités
Vendredi 3 novembre 2006

J’ai visité l’exposition « William Hogarth » située à côté de celle consacrée à Rembrandt, sans avant première cette fois, mais par chance il n’y avait pas trop de monde.
Mais qui est ce peintre me direz vous ? Au XVIIIe siècle la peinture anglaise subissait l’influence de peintres étrangers, les peintres anglais étant cantonnés aux réalisations mineures. William Hogarth révolutionne cet art, il utilise la peinture comme un écrivain et imagine des histoires peintes, ses séries sont un peu la préfiguration de la bande dessinée. Il devint célèbre par la satire sociale qu’il exprima dans ses œuvre et par ses portraits. J’ai aussi appris qu’il a été à l’origine de la première loi sur les droits d’auteurs qui porte d’ailleurs son nom.

J’ai bien aimé le portait de David Garrick et de sa femme Eva Maria Viegel, loin des portraits figés et académiques on les voit presque pris sur le vif. Il y a aussi une série sur les élections faite en 1754 qui dépeint (déjà) les travers de la vie politique : la recherche des suffrages par tous les moyens, le rappel de tous les électeurs possibles le jour du scrutin (y compris les fous et les invalides).

A la sortie de l’exposition et pour évoquer l’influence de Hogarth dans l’art contemporain sont exposées cinq grandes photographies de l’artiste Nigérian Yinka Shonibare, une série intitulée Diary of a Victorian Dandy (la journée d’un dandy Victorien) sortes de mises en scène où l’artiste parodie les relations sociales de l’époque Victorienne.
Petit rappel historique : l’ère Victorienne correspond à l’apogée de la puissance de l’empire britannique sous le règne de Victoria Ière qui régna de 1837 à 1901 comme reine de Grande-Bretagne et impératrice des Indes.
Pour en savoir plus allez sur le mini site de l’exposition.
 
 
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