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  • : Louvre-passion
  • : 04/06/2005
  • : loisirs
  • : Louvre-Passion est le « blog » d'un passionné du musée du Louvre, un musée que l'on peut voir et revoir, déguster, savourer comme un bon bouquin. Avec ce blog vous découvrirez des aspects originaux ou méconnus et flânerez dans les chemins de traverse.
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Samedi 26 novembre 2005

Aujourd’hui, soyons austères et parlons chiffres. Rassurez vous je ne vais pas vous assommer avec des pages de statistiques mais simplement vous donner quelques éléments chiffrés qui vous aideront à comprendre comment fonctionne le Louvre et ce qu'il représente. Pour être honnête, je dis tout de suite que ces informations proviennent de l’excellent petit livre « Le Louvre en dates et en chiffres » de Serge Prigent aux éditions Jean-Paul Gisserot et des rapports d’activité du musée accessibles sur le site.

La surface d'exposition est de 60.700 m2 dont les 21.000 m2 de l'aile Richelieu. A titre de comparaison, le musée du Vatican offre 43.000 m2 et le Metropolitan de New York 58.820 m2.
Le Louvre possède plus de 369.000 œuvres dont « seulement » 35.000 sont exposées, en effet la plupart des pièces en réserve ont plus un d’intérêt pour des chercheurs que pour les visiteurs. Le musée emploie 1.500 personnes dont 950 gardiens, 60 conservateurs et 48 pompiers.

Chaque année le Louvre accueille près de 6 millions de visiteurs (6,89 millions en 2004) ce qui représente 20 à 25.000 visiteurs par jour, l’objectif du musée est d’arriver à 8 millions par an.
Le budget du Louvre était de 148 M€ en 2004, dont 93 M€ de dotations de l’Etat. Les droits d’entrée payés par les visiteurs représentent 30,3 M€ soit un peu plus de 20 % de ses recettes. Ce qui prouve que, malgré ce que croient la plupart des gens, le musée ne pourrait pas vivre avec les seuls billets achetés par les visiteurs. Le reste des recettes du Louvre proviennent du mécénat et des locations de salles.
Par exemple si vous voulez organiser une petite soirée privée sous la pyramide cela ne vous coûtera que 40.000 € !

par Louvre-passion publié dans : Généralités
Vendredi 18 novembre 2005
Je vous ai parlé la semaine dernière du mystère du « couloir des poules », je continue en vous donnant l’origine d’autres noms.
A tout seigneur, tout honneur, d’où vient le nom du Louvre ? Eh bien c’est aussi un mystère non résolu…
L’origine du Louvre remonte à 1190, quand le roi Philippe Auguste fit construire une forteresse pour protéger les quartiers de la rive droite de Paris, le lieu-dit est appelée "Louvre" dès 1204. Selon les ouvrages deux explications différentes sont avancées :
- Il est possible qu’il y eût des loups à cet endroit, “ Louvre ” viendrait du latin "lupara" qui veut dire loup.
- Ou alors "Louvre" serait aussi une déformation de "lauern" ou "lower" qui, en ancien français, signifie "tour de guet" laquelle aurait été construite à cet emplacement à l'époque des invasions Normandes.
Jusqu'à présent les spécialistes ne sont pas mis d'accord sur une explication définitive.
 
D’autres noms, qui cette fois, s’expliquent :
- "Richelieu" : Armand Jean du Plessis duc de Richelieu, ministre de Louis XIII de 1624 à 1642. C’est le « méchant » dans les « Trois mousquetaires » d’Alexandre Dumas. En fait il fut un grand serviteur de l’Etat attaché à renforcer l’autorité royale, il brisa impitoyablement toute opposition, notamment celle des seigneurs et des protestants.
- "Sully" : Maximilien de Béthune, baron de Sully, ministre d'Henri IV de 1598 à 1610, le ministre de la « poule au pot ».
- "Denon" : Dominique Vivant Denon qui fut le premier directeur du Louvre de 1802 à 1814.

D’autres noms encore, des architectes ayant contribué à l’édification du Louvre : L’escalier Lefuel (Hector Lefuel), la cour Visconti (Louis Visconti) ce sont deux architectes de l’époque de Napoléon III.
L’escalier et la galerie Daru (pour monter vers la victoire de Samothrace), Pierre Bruno Daru fut l’intendant général de la grande armée de Napoléon Ier (ne confondez pas les Napoléons, donc je rappelle que Napoléon Ier règne de 1804 à 1814 et son neveu, Napoléon III, de 1852 à 1870, tous les deux se sont beaucoup intéressé au Louvre).
Pour terminer le chiffre 7 avec le « salon des 7 cheminées » (avant la galerie d’Apollon) appelé ainsi car il y a 7 conduits de cheminées et la « salle des 7 mètres » (le pallier qui donne sur la victoire de Samothrace) crée par Hector Lefuel en 1859 et baptisée « salle des 7 mètres » en raison de sa longueur.
Voilà, j’ai assez travaillé pour aujourd’hui, si vous voulez l’origine d’un autre nom dites le moi, j’essaierais de répondre. 
Vendredi 11 novembre 2005

En me promenant dans la section des peintures française du XVIIIe siècle (deuxième étage de l’aile Sully) j’ai été intrigué par un endroit nommé le « couloir des poules ».
Oui oui, ça existe au Louvre, la preuve (voir photo).

C’est une sorte de couloir, éclairé aux deux extrémités par deux grandes fenêtres rondes, dans lequel sont exposé, entre autres des toiles de Chardin, Joseph Ducreux et Elisabeth Vigée-Lebrun.



En fait ce qui me tarabustait c’était de savoir pourquoi cet endroit s’appelait « le couloir des poules ». Après des recherches livresques infructueuses j’ai décidé d’aviser les gardiens du secteur :
« Bonjour, savez vous pourquoi ce couloir s’appelle le « couloir des poules » ?
« Eh bien il y a deux version pour l’histoire de cet endroit, il y aurait eu effectivement un élevage de poules. Où alors c’était un lieu de rendez vous galant, les « poules» étaient les maîtresses du roi ou d’un seigneur».

Sur la première explication vous allez me dire « Quoi c’est impossible, des poules au  Louvre ! ».
Là je vous arrête et vous rappelle qu’à l’origine le Louvre était un palais, pas un musée, donc un lieu où des gens vivaient. Ensuite lorsque Louis XIV décida de s’installer à Versailles en 1678, le Louvre fut transformé en ateliers puis en logements d’artiste.
Petit à petit tout un tas de gens finirent par s’y installer, notamment des domestiques de grands seigneurs et leurs familles. En fait au XVIIIe le Louvre devient une sorte « squatt » avec des baraques et des aménagements sauvages un peu partout, il y eut des même des incendies causés par des poêles mal installés. Donc on peut très bien imaginer un poulailler au milieu de ce fourre tout.

Sur la deuxième version c’est du domaine du possible puisque les palais ont toujours été des lieux d’intrigues galantes on peut donc très bien imaginer une « garçonnière » installée cet endroit. A vous de choisir la version qui vous plaît….




Dimanche 6 novembre 2005
Comme vous pouvez le constater j’ai mis une vidéo en ligne
(après de savantes manipulations sur les javascripts et autres lignes de codes HTML).
Lectrices et lecteur, si vous passez sur ce blog dites moi ce que vous en pensez.
Vendredi 4 novembre 2005

                    Photomontage "Louvre-passion"


Le Louvre avec ses galeries, ses couloirs, ses collections composées parfois de pièces étranges est un lieu qui excite l’imagination. Des romanciers et des scénaristes s’en sont inspiré pour leurs œuvres, tout récemment encore, le best seller « Da Vinci code » de Dan Brown dont le tournage du film a eu lieu en juillet pour les scènes du Louvre.
Belphégor est un polar fantastique imaginé dans les années 1920 par Arthur Bernède. Pendant un mois, en mars 1965, une version télévisée de Belphégor avait passionné la France entière. Ce feuilleton de Claude Barma mettait en scène Juliette Gréco et François Chaumette. Ce dernier jouait le rôle d'un personnage maléfique ayant appris par un vieil érudit l'existence, quelque part dans le Louvre, du grand trésor des "Roses-Croix". Voulant à tout prix s'emparer du trésor, François Chaumette, avait l'idée de recourir à un médium, lequel hantait le Louvre toutes les nuits sous les traits de Belphégor. Le fameux fantôme se révélait être en fait Juliette Gréco sous hypnose.


En 2001 une nouvelle version de "Belphégor le fantôme du Louvre", est réalisée par Jean-Paul Salomé avec Sophie Marceau, Michel Serrault et Frédéric Diefenthal. L'histoire de ce film est celle d'une momie aux pouvoirs maléfiques qui donne naissance à un fantôme lequel hante le "Grand Louvre". Des phénomènes inexpliqués perturbent alors le musée. Le fantôme, qui semble avoir la capacité de neutraliser les systèmes de surveillance, brise les vitrines et vole des objets.
Phénomène intéressant le personnage de Belphégor, qui est une pure invention, est devenu presque une réalité pour certains visiteurs qui, régulièrement demandent au gardiens « où est Belphégor ? » C’est un peu le même phénomène que pour Sherlock Holmes devenu un personnage réel aux yeux des lecteurs de A. Conan Doyle, au point que de nos jours encore des lettres sont envoyées au 221b, Baker Street à Londres.
En fait "Belphégor" est la transcription grecque du nom d'une divinité moabite "le seigneur du mont Phégor". Les Moabites sont un peuple d'agriculteurs et d'éleveurs établis au XIIIe siècle av. notre ère sur un plateau fertile à l'est de la mer morte. Ils furent en relation avec les Hébreux dès leur sortie du désert du Sinaï. Soumis par David, les Moabites se révoltent contre le royaume d'Israël au IXe siècle ce qui est confirmé par la stèle, érigée par l'un de leurs rois nommé Mesha, découverte en 1868 et conservée au Louvre.


 
 
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