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Je vous ai parlé la semaine dernière du mystère du « couloir des poules », je continue en vous donnant l’origine d’autres noms.
A tout seigneur, tout honneur, d’où vient le nom du Louvre ? Eh bien c’est aussi un mystère non résolu… L’origine du Louvre remonte à 1190, quand le roi Philippe Auguste fit construire une forteresse pour protéger les quartiers de la rive droite de Paris, le lieu-dit est appelée "Louvre" dès 1204. Selon les ouvrages deux explications différentes sont avancées : - Il est possible qu’il y eût des loups à cet endroit, “ Louvre ” viendrait du latin "lupara" qui veut dire loup. - Ou alors "Louvre" serait aussi une déformation de "lauern" ou "lower" qui, en ancien français, signifie "tour de guet" laquelle aurait été construite à cet emplacement à l'époque des invasions Normandes. Jusqu'à présent les spécialistes ne sont pas mis d'accord sur une explication définitive. D’autres noms, qui cette fois, s’expliquent : - "Richelieu" : Armand Jean du Plessis duc de Richelieu, ministre de Louis XIII de 1624 à 1642. C’est le « méchant » dans les « Trois mousquetaires » d’Alexandre Dumas. En fait il fut un grand serviteur de l’Etat attaché à renforcer l’autorité royale, il brisa impitoyablement toute opposition, notamment celle des seigneurs et des protestants. - "Sully" : Maximilien de Béthune, baron de Sully, ministre d'Henri IV de 1598 à 1610, le ministre de la « poule au pot ». - "Denon" : Dominique Vivant Denon qui fut le premier directeur du Louvre de 1802 à 1814. D’autres noms encore, des architectes ayant contribué à l’édification du Louvre : L’escalier Lefuel (Hector Lefuel), la cour Visconti (Louis Visconti) ce sont deux architectes de l’époque de Napoléon III. ![]() L’escalier et la galerie Daru (pour monter vers la victoire de Samothrace), Pierre Bruno Daru fut l’intendant général de la grande armée de Napoléon Ier (ne confondez pas les Napoléons, donc je rappelle que Napoléon Ier règne de 1804 à 1814 et son neveu, Napoléon III, de 1852 à 1870, tous les deux se sont beaucoup intéressé au Louvre). Pour terminer le chiffre 7 avec le « salon des 7 cheminées » (avant la galerie d’Apollon) appelé ainsi car il y a 7 conduits de cheminées et la « salle des 7 mètres » (le pallier qui donne sur la victoire de Samothrace) crée par Hector Lefuel en 1859 et baptisée « salle des 7 mètres » en raison de sa longueur. Voilà, j’ai assez travaillé pour aujourd’hui, si vous voulez l’origine d’un autre nom dites le moi, j’essaierais de répondre. |
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En me promenant dans la section des peintures française du XVIIIe siècle (deuxième étage de l’aile Sully) j’ai été intrigué par un endroit nommé le « couloir des poules ».
Oui oui, ça existe au Louvre, la preuve (voir photo). C’est une sorte de couloir, éclairé aux deux extrémités par deux grandes fenêtres rondes, dans lequel sont exposé, entre autres des toiles de Chardin, Joseph Ducreux et Elisabeth Vigée-Lebrun. |
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En fait ce qui me tarabustait c’était de savoir pourquoi cet endroit s’appelait « le couloir des poules ». Après des recherches livresques infructueuses j’ai décidé d’aviser les gardiens du secteur : |
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Sur la première explication vous allez me dire « Quoi c’est impossible, des poules au Louvre ! ». |
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Comme vous pouvez le constater j’ai mis une vidéo en ligne
(après de savantes manipulations sur les javascripts et autres lignes de codes HTML). Lectrices et lecteur, si vous passez sur ce blog dites moi ce que vous en pensez. |
![]() Photomontage "Louvre-passion" |
Le Louvre avec ses galeries, ses couloirs, ses collections composées parfois de pièces étranges est un lieu qui excite l’imagination. Des romanciers et des scénaristes s’en sont inspiré pour leurs œuvres, tout récemment encore, le best seller « Da Vinci code » de Dan Brown dont le tournage du film a eu lieu en juillet pour les scènes du Louvre.
Belphégor est un polar fantastique imaginé dans les années 1920 par Arthur Bernède. Pendant un mois, en mars 1965, une version télévisée de Belphégor avait passionné la France entière. Ce feuilleton de Claude Barma mettait en scène Juliette Gréco et François Chaumette. Ce dernier jouait le rôle d'un personnage maléfique ayant appris par un vieil érudit l'existence, quelque part dans le Louvre, du grand trésor des "Roses-Croix". Voulant à tout prix s'emparer du trésor, François Chaumette, avait l'idée de recourir à un médium, lequel hantait le Louvre toutes les nuits sous les traits de Belphégor. Le fameux fantôme se révélait être en fait Juliette Gréco sous hypnose. |
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En 2001 une nouvelle version de "Belphégor le fantôme du Louvre", est réalisée par Jean-Paul Salomé avec Sophie Marceau, Michel Serrault et Frédéric Diefenthal. L'histoire de ce film est celle d'une momie aux pouvoirs maléfiques qui donne naissance à un fantôme lequel hante le "Grand Louvre". Des phénomènes inexpliqués perturbent alors le musée. Le fantôme, qui semble avoir la capacité de neutraliser les systèmes de surveillance, brise les vitrines et vole des objets.
Phénomène intéressant le personnage de Belphégor, qui est une pure invention, est devenu presque une réalité pour certains visiteurs qui, régulièrement demandent au gardiens « où est Belphégor ? » C’est un peu le même phénomène que pour Sherlock Holmes devenu un personnage réel aux yeux des lecteurs de A. Conan Doyle, au point que de nos jours encore des lettres sont envoyées au 221b, Baker Street à Londres. En fait "Belphégor" est la transcription grecque du nom d'une divinité moabite "le seigneur du mont Phégor". Les Moabites sont un peuple d'agriculteurs et d'éleveurs établis au XIIIe siècle av. notre ère sur un plateau fertile à l'est de la mer morte. Ils furent en relation avec les Hébreux dès leur sortie du désert du Sinaï. Soumis par David, les Moabites se révoltent contre le royaume d'Israël au IXe siècle ce qui est confirmé par la stèle, érigée par l'un de leurs rois nommé Mesha, découverte en 1868 et conservée au Louvre. |
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