A la fin du XVIIIe siècle le Louvre qui n'est plus une résidence royale est un peu à l'abandon et sert à tout et n'importe quoi, mais déjà l'idée d'y installer un musée national est dans l'air. En 1768 Louis XV songe à y installer sa bibliothèque et dix ans plus tard, le comte d'Angiviller - directeur des bâtiments du roi - crée un comité pour "l'examen approfondi et définitif de l'établissement de la galerie". Faute de moyens rien n'est réalisé. C'est finalement grâce à la Révolution que le Louvre devient un musée, un décret de la Convention fixe son ouverture en août 1793 et le premier catalogue est édité en novembre de la même année. A cette époque le musée n'a rien à voir avec ce que nous connaissons. D'abord il occupe un petit espace et ne dispose pas de beaucoup d'oeuvres (500 tableaux à l'ouverture) mais certains pensent déjà à l'avenir et imaginent les futurs aménagements.
C'est la cas d'Hubert Robert (1733-1808), peintre et graveur français, connu pour ses paysages et ses vues de ruines classiques, il fit partie du comité à l'origine de la création du musée du Louvre.
Il a consacré plusieurs toiles à la Grande Galerie. Tout d'abord un projet d'aménagement, peint en 1796, très visionnaire puisque c'est à peu de choses près ce qui existe actuellement avec un éclairage zénithal et une segmentation en travées. On voit d'ailleurs l'esprit du XVIIIe siècle dans cette présentation, les tableaux sont à "touche touche", dans la galerie il y a les copistes et quelques rares visiteurs (à cette époque on imaginait pas le Louvre visité par des cohortes de Japonais et autres touristes !).
Plus surprenante est cette vue imaginaire de la Grande Galerie en ruines, elle nous rappelle le surnom de "Robert des ruines" que le philosophe Denis Diderot donna au peintre. En effet Hubert Robert s'était "spécialisé" dans la représentation de ruines, mais pour ce tableau il imagine, toujours en 1796, ce que pourrait être un bâtiment existant dans un possible futur, détail curieux ont voit au milieu de ces ruines la statue de "l'Apollon du Belvédère" dont l'original est conservé au musée du Vatican. Selon les spécialistes il symboliserait la beauté capable de traverser le temps sans dommages.
Mais l'esprit de l'artiste est sans doute rassuré, plus de deux siècles après ses tableaux, la Grande Galerie est intacte et bien fréquentée par les touristes.
PS : Les deux tableaux se trouvent au 2e étage de l'aile Sully en salle 51.

C'est la cas d'Hubert Robert (1733-1808), peintre et graveur français, connu pour ses paysages et ses vues de ruines classiques, il fit partie du comité à l'origine de la création du musée du Louvre.
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Projet d'aménagement de la Grande Galerie du Louvre
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Vue imaginaire de la Grande Galerie du Louvre en ruines
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Il a consacré plusieurs toiles à la Grande Galerie. Tout d'abord un projet d'aménagement, peint en 1796, très visionnaire puisque c'est à peu de choses près ce qui existe actuellement avec un éclairage zénithal et une segmentation en travées. On voit d'ailleurs l'esprit du XVIIIe siècle dans cette présentation, les tableaux sont à "touche touche", dans la galerie il y a les copistes et quelques rares visiteurs (à cette époque on imaginait pas le Louvre visité par des cohortes de Japonais et autres touristes !).
Plus surprenante est cette vue imaginaire de la Grande Galerie en ruines, elle nous rappelle le surnom de "Robert des ruines" que le philosophe Denis Diderot donna au peintre. En effet Hubert Robert s'était "spécialisé" dans la représentation de ruines, mais pour ce tableau il imagine, toujours en 1796, ce que pourrait être un bâtiment existant dans un possible futur, détail curieux ont voit au milieu de ces ruines la statue de "l'Apollon du Belvédère" dont l'original est conservé au musée du Vatican. Selon les spécialistes il symboliserait la beauté capable de traverser le temps sans dommages.
Mais l'esprit de l'artiste est sans doute rassuré, plus de deux siècles après ses tableaux, la Grande Galerie est intacte et bien fréquentée par les touristes.
PS : Les deux tableaux se trouvent au 2e étage de l'aile Sully en salle 51.

par Louvre-passion
publié dans :
Peinture et sculpture



