La presse s’est fait l’écho de la consultation qui a été demandée à l’architecte Ieoh Ming Pei pour absorber le flot toujours croissant des visiteurs qui se pressent devant la pyramide du Louvre, devenue selon lui un espace « complètement saturé et épouvantablement sonore ».
Je vous rappelle que c’est lui qui avait conçu le « Grand Louvre » et sa pyramide.
Depuis l’inauguration de la pyramide en
L’architecte doit remettre un rapport à la direction du musée en septembre mais d’ores et déjà des pistes sont évoquées : Rééquilibrer les flux entre les espaces saturés et les espaces presque vides, déplacer la banque d’accueil, la librairie et le restaurant, donner plus d’espaces aux vestiaires.
Toujours dans le registre des artistes américains, le Louvre a invité l’artiste contemporain Mike Kelley qui expose « profondeurs vertes », une installation multimédia qui associe des films, de la musique, des textes et de la peinture.
A l’intérieur de la salle des écrans projettent des montages vidéo réalisés à partir de deux tableaux : Watson and the shark (1777) de John Singleton Copley et Recitation de Thomas Wilmer Dewing (1891). Pourquoi ces deux tableaux ? Mike Kelley explique que leur vision l’a impressionné alors qu’il les découvrait, enfant, au musée de Detroit.
Cette exposition d’art contemporain se déroule du 14 juin au 18 septembre 2006 dans l’entresol de l’aile Sully, salle de la maquette. Pour vous y rendre il faut prendre la direction des antiquités égyptiennes à l’entrée de l’aile Sully, longer la muraille de Philippe-Auguste, la salle de la maquette est juste avant le grand sphinx de Tanis.
L’exposition « Les artistes américains et le Louvre » qui se déroule du 14 juin au 18 septembre 2006, au premier étage de l’aile Sully, montre que le Louvre a été une source d’inspiration pour de nombreux artistes américains. Depuis le XIXe siècle ces artistes sont venus étudier au Louvre et dès l’époque de Louis-Philippe - qui règne de 1830 à 1848, je vous le rappelle - ils exposent en France. Par exemple, Benjamin West vint vingt trois fois en France et fut élu à l’académie des beaux-arts. Le premier directeur du Louvre, Dominique Vivant Denon, avait d’ailleurs son buste dans ses appartements privés.
Vous allez me dire : quel rapport avec télégraphe ? Justement dans cette exposition figure la toile de Samuel Morse « La Galerie du Louvre » qui représente le salon carré et la grande galerie, peinte en 1831. Cent soixante quinze ans plus tard la toile est exposée à l’emplacement même où elle fut réalisée (aile Denon, premier étage, salle 3). Ce qui est curieux c’est de voir la conception muséographique de l’époque, les tableaux sont entassés jusqu’au plafond et on remarque la Joconde noyée dans la masse, ce qui prouve qu’à l’époque elle n’avait pas encore sa notoriété.
En me documentant pour cet article j’ai appris que ce peintre est aussi l’inventeur du système de télégraphe électrique et du code qui porte son nom, mais oui vous savez bien, le morse, ce code de point et de traits ou « brèves longues » qui permet de transmettre des messages.
Samuel Finley Breese Morse (1791 – 1872) commence une carrière d’artiste, c’est en 1832 qu’il a l’idée d’un télégraphe électrique, dans les années qui suivent il met au point le « code morse ». Au début il a du mal à convaincre ses contemporains, ce n’est qu’en 1844 après une spectaculaire expérience de liaison directe entre Washington et Baltimore que son invention est lancée. Le code morse sera utilisé pendant plus de 150 ans pour les transmissions. Aujourd’hui son usage est supplanté par d’autres moyens de communication, mais il reste toujours utilisé par des radioamateurs qui apprécient sa grande résistance aux parasites.
Pour en savoir un peu plus sur le code Morse, visitez ce site
Au premier étage de l’aile Richelieu, parmi les objets d’art du Moyen-âge, voici l’épée dite de Charlemagne appelée « Joyeuse ».
Cette épée a été travaillée par des artisans successifs, on a pu y retrouver des éléments qui remontent au XIIe siècle. Alors est ce la véritable épée de « l’empereur à la barbe fleurie » ? Les avis divergent et certains spécialistes affirment que la vraie se trouve à Vienne. Quoique il en soit l’épée que nous voyons au Louvre a été portée par Philippe le Hardi lors de son sacre en 1270 et bien plus tard par Napoléon également pour son sacre en 1804.
Arme noble entre toutes, l’épée fut consacrée par l’Eglise et devint l’emblème de la chevalerie. Dès le IXe siècle les lames d’épées portèrent des formules à caractère religieux telles que « In nomine Domini » (au nom de Dieu) ou « Homo Dei » (l’homme de Dieu), puis cette coutume disparut au fur et à mesure que les lames devenaient plus fines.
Je vous ai dit que l’épée de Charlemagne s’appelait « Joyeuse », les poètes du Moyen-âge nous rapportent les noms d’autres épées célèbres : la Durandal de Roland, la Caliburn (ou Excalibur) du roi Arthur, Hauteclaire d’Olivier, Balisarde de Renaud ou Balmung de Siegfried.
Plus près de nous, John Ronald Reuel Tolkien dans sa trilogie du « Seigneur des anneaux », écrite entre 1954 et 1955, perpétue cette tradition et donne un nom à l’épée de son héros : « Mais devant tous allait Aragorn avec la Flamme de l’Ouest, Anduril ».
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Eh oui, déjà un an que je vous parle du Louvre ! A l’origine j’avais crée ce blog un peu «pour voir» et plus par intérêt technique (aller manipuler des codes HTML et autres CSS….). Comme je ne suis pas du genre à me raconter dans un journal intime, j’ai préféré parler de ma passion pour le musée du Louvre. Cette expérience m’a donné le goût de l’écriture et je me dis que l’avantage de nous autres blogueur par rapport à des auteurs de livres c’est que nous pouvons publier tout en ayant la possibilité de donner la forme, la couleur et les illustrations que nous voulons à notre « œuvre », nous pouvons aussi la changer à volonté. Et puis il y la satisfaction d’avoir parfois autant de lecteurs que certains livres, sans les risques de l’édition papier. |
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A ce sujet j’ai été surpris de l’audience de « Louvre-passion », certes ce n’est pas un « grand » blog, il atteint pourtant aujourd’hui 35.000 visiteurs et un « blog rank » qui tourne aux alentours de 65. Pourtant je ne recherche pas spécialement l’affluence puisque je publie en moyenne un article par semaine (pour deux raisons : 1/ un travail assez absorbant, 2/ je me documente avant d’écrire les articles). Ce qui me plaît dans le blog, c’est le côté interactif, les commentaires sont une forme de dialogue avec les lecteurs. Parfois on me surestime un peu. Récemment quelqu’un m’a demandé qui était le directeur du Louvre en 1963. Bon, là je connais des choses, mais tout de même…
Cette expérience m’a fait rencontrer, virtuellement ou parfois dans la réalité, des gens intéressants et passionnés. J’adresse ici un grand merci à mes fidèles lecteurs - avec une mention toute spéciale pour la Dragonne, Honorius, Lylian et Artémisia.
J’ai choisi « Over-blog » pour sa simplicité et le fait qu’il n’y ait pas de publicité, au passage j’en profite pour rendre hommage au sérieux et au travail de l’équipe, qu’ils en soient remerciés.


La fête pour le premier anniversaire de « Louvre-passion »