Nous avons tous plus ou moins en mémoire ces images de l’au-delà égyptiens avec ces défunts qui affrontent le tribunal d’Osiris grâce au « livre des morts ».

En revoyant récemment le papyrus de Khonsoumès, qui date des environs de l’an 1.000 avant JC, j’ai eu l’idée de vous parler des croyances funéraires de l’ancienne Egypte.
D’abord il faut savoir qu’il n’existait pas une religion uniforme, les idées sur l’au-delà ont varié en fonction des époques et des régions. A la base il y a l’idée que, dans l’au-delà, la vie est identique à celle que l’on a connu sur terre, le mort doit donc être pourvu de tout de qui lui sera nécessaire : nourriture, vêtements, serviteurs… Là encore les choses ont évolué, après les objets déposés dans les tombes, d’une durée forcément limitée, les Egyptiens ont eu recours aux peintures et aux formules magiques censées fournir le nécessaire (avec des formules telles que « des millions de pains » pour être sûr que le mort serait nourri). Il faut noter que les riches et les nobles, qui n’avaient pas envie de vivre une vie de labeur dans l’au-delà se faisaient ensevelir avec des statuettes représentant des serviteurs funéraires, les « shaouabtis » accompagnés de formules telles que « O ce shaouabti, si je suis requis pour faire une de ces corvées … Présent diras tu ! »
Quant au « Livre des Morts », les anciens égyptiens l’appelaient
« Peret em mérou »
ce qui se traduit par « le livre de la sortie au jour » ou « formules pour sortir le jour ». Il s’agissait en fait d’un recueil d’incantations, renforcées par des dessins, dont la lecture ou la présence aux côtés du mort servait à lui assurer une vie heureuse dans l’au-delà.
Les incantations avaient plusieurs fonctions que l’on retrouve dans les titres : « faire que l’âme repose dans son corps, boire de l’eau, demeurer parmi les grands dieux, se retourner pour regarder sa maison sur terre, ne pas mourir à nouveau… »

