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  • : Louvre-passion
  • : 04/06/2005
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  • : Louvre-Passion est le « blog » d'un passionné du musée du Louvre, un musée que l'on peut voir et revoir, déguster, savourer comme un bon bouquin. Avec ce blog vous découvrirez des aspects originaux ou méconnus et flânerez dans les chemins de traverse.
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Vendredi 29 février 2008
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De Van Dyck (1599 - 1641) je vous avais déjà raconté qu'il fut le peintre de la cour de Charles Ier sous le nom anglicisé de Sir Anthony Vandyke et fit le portrait d'une bonne partie de la noblesse proche du roi.

J'ai appris à l'occasion de cette exposition qu'avant son départ pour l'Angleterre il commença la publication d'une série de gravures tirées de ses portraits. Ce recueil connu sous le nom "d'Iconographie" rassemble les oeuvres d'une dizaine d'artistes flamands. La mort prématurée de Van Dyck à l'âge de 42 ans ne lui permit pas de terminer le recueil qui fut vendu en 1644 à un éditeur, lequel y ajouta des gravures. Au milieu du XIXe siècle, l'ensemble fut acheté par le gouvernement de la seconde république pour la chalcographie du Louvre, la chalcographie étant, je vous le précise, l'art de graver sur le cuivre. Justement j'ai remarqué ces fameuses plaques exposées à côté des gravures.

Autre chose à ne pas manquer, l'autoportrait réalisé par l'artiste et considéré comme l'un de ses chefs d'oeuvre. Vous le voyez sur l'affiche de l'exposition, il se retourne comme si on venait de l'appeler, peut être un clin d'oeil aux admirateurs de ses oeuvres ?

Cette exposition se déroule dans les salles 20 à 23 au 2e étage de l'aile Sully jusqu'au 5 mai 2008.

 

Vendredi 22 février 2008

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Ce tableau d'Antoine Watteau est le 150e "tableau du mois" présenté par le Louvre. Acquis en 1990 il a fait l'objet de recherches. Vous pouvez aller l'admirer au deuxième étage de l'aile Richelieu.

Tout d'abord ce nom, "les deux cousines" a sans doute été donné au tableau plusieurs années après la mort de l'artiste. Pourquoi des cousines, sans doute parce que dans la tradition théâtrale du XVIIIe siècle c'est ainsi que l'on désigne une amie ou une parente. On voit en fait trois personnages, une jeune femme vue de dos qui semble regarder le paysage, un parc avec des statues. A ses  côté un couple, l'homme tend son manteau rempli de roses à sa compagne laquelle glisse entre ses seins une rose offerte par son galant, symbolique de l'amour partagé. L'aspect un peu brumeux de la toile me fait penser à un rêve bucolique.

Antoine Watteau (1684-1721), est le peintre considéré comme le représentant le plus original de la période "rococo", un style artistique né à la fin du règne de Louis XIV tout en arabesques et en courbes. Dans "les deux cousines" on retrouve un peu tout ce qui fait l'originalité de ce peintre, un côté sensuel, des rendus vaporeux et des figures énigmatiques parfois représentées de dos. On considère que son "chef d'oeuvre" est le "Pélerinage à l'île de Cythère" exposé au Louvre mais que vous pouvez admirer en cliquant ici.

 
Vendredi 15 février 2008

C'est en lisant ce billet chez Grillon que moi aussi j'ai eu envie de vous parler des escaliers du Louvre, d'autant qu'il y a un très bel article à ce propos dans le "Dictionnaire amoureux du Louvre". 

Les escaliers sont un vrai sujet pour l'esprit et pour le corps puisque une visite digne de ce nom vous fait souvent aller d'un étage à l'autre et que beaucoup, à la fin de la journée, en ont "plein les pattes". J'en profite pour faire un petit clin d'oeil à mes visiteuses de la fin janvier : Chères amies j'espère que vous êtes bien remises de vos fatigues ! - fin de la parenthèse. 

Commençons par les plus connus. Il y a tout d'abord "l'escalier Daru", nommé en souvenir du comte Pierre-Bruno Daru qui fut l'intendant de la grande armée, il tenta de convaincre Napoléon de ne pas entreprendre la campagne de Russie. Cet escalier construit en 1855 vous conduit à la "Victoire de Samothrace", installée à cet emplacement depuis 1883. En face au bout de la galerie Michel Ange vous empruntez "l'escalier Mollien" décoré avec "la Nymphe de Fontainebleau" un relief exécuté en 1542 par Benvenuto Cellini.

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 Escalier Daru
 Escalier Mollien
 Nymphe de Fontainebleau

Le plus ancien est "l'escalier Henri II" construit par Pierre Lescot en 1553, le dictionnaire de M. Rosenberg nous apprend que "sa voûte est décorée de motifs cynégétiques" ce qui veut dire de scènes de chasses. Dans les appartements Napoléon III dans le style majestueux vous avez "l'escalier du ministre" qui menait aux appartements de fonction du ministre des finances. Au même endroit il y a ce petit escalier de service fermé au public, où mène t'il ? Mystère.

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 Escalier Henri II  Escalier du ministre  Escalier de service

Pour finir, je vous propose mes "coups de coeur" : ce "passage secret" qui vous conduit directement des peintures du XVIIIe siècle vers les antiquités égyptiennes si vous descendez ou l'inverse si vous montez. Puis cet escalier de l'aile Sully. Quand je l'emprunte j'aime bien regarder l'usure de ces marches, je me demande toujours qui a bien pu monter et descendre ainsi au fil des siècles. Enfin ce petit escalier à vis très peu connu qui se trouve dans la galerie des sculptures de l’Europe du Nord.

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Le "passage secret"  L'escalier usé  Petit escalier à vis
Si vous êtes fatigués avec toutes ces tribulations il y a bien sûr des escalators et des ascenseurs au Louvre mais ceci est une autre histoire.
 
par Louvre-passion publié dans : Généralités
Vendredi 8 février 2008

undefinedSi vous passez dans les collections égyptiennes du premier étage vous avez sans doute remarqué ces salles aux décors de stuc, colonnes de marbre, ornées de plafonds décorés avec ces armoires vitrées plaquées d'acajou. Savez que cette partie du musée fut crée par Champollion ? 

Contrairement à une idée reçue aucune des pièces égyptiennes du Louvre ne provient de la campagne d'Egypte menée par Bonaparte en 1798 puisque son armée fut capturée par les anglais et les pièces archéologiques (dont la fameuse "pierre de Rosette") saisies comme prises de guerre. 

L'histoire commence en 1822 quand, après des années de travail acharné, Jean-François Champollion perce le secret des hiéroglyphes. Auréolé de sa gloire il réussit à convaincre le roi Charles X de créer un département des antiquités égyptiennes et c'est le 15 mai 1826 que le roi signe aux Tuileries - à côté du Louvre - le décret le nommant conservateur. Pour constituer le premier fond de la collection égyptienne du musée, Champollion persuade le roi d'acheter les 4.000 oeuvres de la collection de Salt, consul d'Angleterre à Alexandrie. C'est l'architecte Fontaine qui réalise le décor et les armoires ornées de bronze doré, les peintures des plafonds sont confiées à des artistes célèbres à l'époque. Nouveauté pour l'époque, Champollion présente les collections dans l'ordre chronologique. En 1828 il peut enfin se rendre en Egypte. Pendant 19 mois il explore près de 50 sites, ses découvertes seront publiées dans les six gros volumes intitulés "Monuments de l'Egypte et de la Nubie". De retour en France il écrit à son frère "J'ai amassé du travail pour toute une vie !". Mais pendant les journées révolutionnaires de 1830 des émeutiers forcent les portes du musée et volent une partie des pièces. 


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Champollion meurt de maladie et d'épuisement en 1832 âgé de quarante et un ans, outre ses travaux de déchiffreur il a réussi à constituer un fond de 9.000 pièces. En 1997 lors de la rénovation des antiquités Egyptiennes les neuf salles dites du "Musée Charles X" ont été reconstituées telles que les avait inaugurées le roi en 1827 (hormis évidemment l'électricité et tout l'appareillage de sécurité) en hommage à l'oeuvre du premier des égyptologues.

 
par Louvre-passion publié dans : Egypte
Vendredi 1 février 2008

En novembre dernier je vous parlais de cette toile de François-André Vincent intitulée "Henri IV faisant entrer des vivres dans Paris". J'avais alors reçu ce commentaire de Alain disant en substance : "Je conseille fortement à tous les amoureux du Louvre et du bon roi Henri d’aller visiter la salle Rubens. Cette salle surprend par ses dimensions et sa clarté. L’on a reconstitué en ce lieu la galerie Médicis de l’ancien Palais du Luxembourg où siège aujourd’hui le Sénat." Suivant ce conseil avisé je vous propose donc de visiter avec moi la "Galerie Médicis" qui se trouve au deuxième étage de l'aile Richelieu. C'est une grande salle qui présente un ensemble de 24 toiles monumentales - elles mesurent près de quatre mètres de haut - peintes par Rubens à la demande de Marie de Médicis, deux personnages que je vous présente :
Marie de Médicis (1573-1642) fut l'épouse du roi Henri IV, à la mort de celui ci assassiné par Ravaillac en 1610 elle assure la régence durant la minorité de Louis XIII. A la majorité de son fils sa politique de rapprochement avec l'Espagne est remise en cause par le roi et Richelieu et Marie de Médicis finit par être exilée à cause de ses intrigues.

Pierre Paul Rubens (1577-1640) le plus important peintre flamand du XVIIe siècle avait une notoriété internationale, il est connu pour son style coloré et représentatif du courant baroque. 

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 En 1622 la reine Marie de Médicis commande à Rubens une série de 24 toiles pour décorer son palais du Luxembourg, elles doivent illustrer "les histoires de la très illustre et gestes héroïque de Marie de Médicis". Il s'agissait pour la reine de valoriser sa régence à une période ou Louis XIII décide de participer davantage au pouvoir. En ce début du XVIIe siècle le moyen de communication c'est l'image peinte ou imprimée, les médias modernes n'existent pas (pas de télé, pas d'internet .... mais comment faisaient ils ?), il n'y a pas de presse et de toutes façons la majorité de la population ne sait pas lire. La peinture est donc utilisée comme moyen de propagande ou de communication comme on dirait aujourd'hui.

Parmi tous ces tableaux j'ai sélectionné tout d'abord "Henri IV reçoit le portrait de la reine et se laisse désarmer par l'amour" où l'on voit le roi cherchant à se marier séduit par le portrait. Dans le ciel Jupiter et Junon préfigurent le couple royal tandis que le personnage à la droite du roi symbolise la France.
Je continue avec "L'Apothéose d'Henri IV et la proclamation de la régence de la reine". Les dieux accueillent le roi assassiné qui porte une couronne de lauriers, symbole d'immortalité. Sur la droite Marie de Médicis prend le pouvoir : la France lui tend le globe orné d'une fleur de lys; Minerve (la Sagesse) et la Prudence la conseillent. A ses pieds les sujets du royaume tendent les mains en signe d'allégeance.

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Dans "La Prise de Juliers" la reine est représentée en chef de guerre à cheval casquée et bâton de commandement à la main, elle est couronnée par la Victoire, tandis que la Renommée sonne de la trompette.
Enfin
"La Félicité de la Régence" toujours dans le style allégorique, la reine est entourée de la France et de Saturne (qui symbolise le temps) à ses pieds les Beaux-Arts sous forme de petits amours, triomphent de leurs ennemis : l'ignorance, la médisance et l'envie.

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Je termine par une petite anecdote sur cette galerie. Au moment où j'avais été interviewé par la télévision Coréenne l'équipe me filma dans le musée, je les avais ainsi conduit dans cette salle. Ce qui les avait beaucoup étonné c'était de voir des personnages nus dans une série de toile consacrée à une reine. Je leur ai expliqué qu'il s'agissait d'allusions à la mythologie Gréco-romaine, mais je ne sais pas si j'ai réussi à dissiper leur perplexité.

 
 
 
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