Ce tableau s’intitule « Paysage avec Mercure découvrant Hersé de retour de la fête de Minerve » de Jean-François Millet dit Francisque Millet. Il s’inspire d’un récit de la mythologie Gréco-romaine qui nous raconte que trois sœurs, Hersé, Aglaure et Pandrose, prêtresses de Minerve, rentraient d’une fête en l’honneur de la déesse. Sur le chemin du retour elles croisèrent le dieu Mercure qui tomba amoureux de la plus jeune, Hersé. Le dieu promit de l’or à Aglaure si elle lui ouvrait la porte de la chambre de sa jeune sœur. Celle-ci prit l’or mais refusa d’aider le dieu, furieux celui-ci la changea en pierre et entra de force dans la chambre d’Hersé qu’il viola.
J’espère que vous avez remarqué comme certains personnages sont sympathiques, entre la sœur ainée corrompue qui promet d’ouvrir la chambre de sa cadette et le dieu qui se révèle être un vulgaire violeur.
Le sujet avait été traité par Véronèse et Poussin qui ont représenté le moment ou Mercure rentre dans la chambre et Aglaure qui tente de lui barrer le passage. Francisque Millet se place au début du récit au moment de la rencontre des prêtresses et du dieu. Les jeunes filles avancent dans un décor de ruines antiques, le feuillage des deux arbres fait ressortir Mercure qui plane dans les airs, comme un rapace prêt à fondre sur sa proie. Quand à la jeune Hersé, elle se détache vêtue de vert.
Jean-François Millet dit Francisque Millet (1642 – 1679) naquit en Flandres mais s’installa à Paris en 1649. Il présenta des tableaux à l’académie de peinture sans se faire recevoir académicien. En effet, il disposait déjà d’une solide clientèle auprès de la communauté flamande qui appréciait ses peintures de paysages. Il est toutefois moins connu que son homonyme, Jean-François Millet (1814 - 1875) auteur du fameux « Angélus » qui se trouve actuellement au musée d’Orsay.
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J'ai reçu un message du musée du Louvre me demandant d'annoncer la journée-débat « Musée-musées » autour du Louvre Abou Dabi : les enjeux du musée universel du
XVIII° au XXI° siècle.
Cette manifestation aura lieu samedi 15 octobre 2011 de 10h30 à 18h30 à l’Auditorium du Louvre.
Pour toutes les informations cliquez ici.
Le modèle fut
commandé au sculpteur Jean-Baptiste Jules Klagmann, la notice qui accompagne la coupe nous apprend qu’il fut payé 3.500 francs de l’époque pour ses modèles. C’est l’orfèvre François Durand qui
réalisa la coupe sous la direction de Klagmann, il reçut 8.210 franc ce qui incluait la matière première, en effet il s’agit d’argent doré par électrolyse (une réaction chimique obtenue grâce à
une activation électrique).
Cette arcade de
style ionique ornait la galerie du palais ouvrant sur le jardin. Une partie du décor est une allégorie de la reine Catherine de Médicis, les torches, les plumes coupées et les miroirs brisés
évoquent la fidélité à son époux défunt Henri II. Les massues croisées et le fil à plomb se veulent une image de la force et de l’équité de son gouvernement.
Un
dispositif multimédia nous fait découvrir comment ces pièces de porcelaine étaient fabriquées et fait revivre le souper offert par Louis XV le 21 avril 1757 dans son château de Choisy. A la
différence de son arrière grand-père Louis XIV, Louis XV préfère les soupers intimes où les domestiques sont exclus de façon à ce que les convives puissent jouir ensemble, tranquillement, des
mets délicats servis dans la porcelaine la plus fine et une somptueuse argenterie.
Quand on vous dit
« Mayas » cela vous évoque sans doute l’image d’une civilisation ancienne qui élevait des pyramides en Amérique centrale. Comme vous mes connaissances étaient assez (très) floues, j’ai
donc été les rafraîchir à l’exposition « Maya, de l'aube au crépuscule » au musée du Quai Branly. A travers 150 pièces nous pouvons ainsi revivre la naissance l’apogée
et le crépuscule de cette civilisation de l’Amérique précolombienne.
La
scène évoque un épisode de la brève défense de Paris qui s’est déroulé à la barrière de Clichy le 30 mars 1814. Le rappel des tambours annonce l’ultime épisode héroïque de la défense de la
dernière barrière, attaquée par le contingent russe. Au centre, le maréchal Moncey, le bras tendu, donne ses ordres à Claude Odiot en uniforme de colonel de la garde nationale.
La fumée de la canonnade, les soldats blessés au premier plan rappellent l’héroïsme des défenseurs : Pupilles de la garde, invalides, volontaires, ouvriers, citoyens, tirailleurs, élèves des
Ecoles polytechnique et vétérinaire ou des bourgeois sans expérience du combat. Horace Vernet, son frère Carle, les amis et membres des cercles bonapartistes, en font partie. Autour d’eux, dans
la mêlée des gradés, on reconnaît des amis du peintre tels Amédée Jaubert, interprète de l’Empereur en Egypte, Amable Girardin, le colonel Moncey, fils du maréchal. La paysanne assise sur une
malle avec son bébé dans les bras entourée de quelques biens dont une chèvre et un matelas évoque le triste sort des réfugiés chassés par les envahisseurs. A l’arrière-plan au-delà des barrières,
dans la fumée, on distingue le cabaret du père Lathuille que Manet rendra célèbre avec ses toiles.
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