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Antiquités

Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 00:05

J'ai découvert un autre blog consacré au Louvre, c'est le blog de la Vénus de Milo.

Eh oui, la star en pierre qui attire quotidiennement des milliers de touristes qui la mitraillent avec leurs numériques et leurs portable s'est, elle aussi, lancée dans la blogosphère.

C'est en surfant sur le site du Louvre que j'ai cliqué sur un bandeau annonçant : "Découvrez le blog de la Vénus de Milo. Elle vous dit tout sans tabou".


Dans la présentation de son blog la Vénus nous informe "qu'en tant que déesse de l’amour, elle se doit de nous raconter ce qui se passe en ce moment au Musée..."


blog venus

 

On découvre ses dernières restaurations, comment elle a été radiographiée et sa surface analysée avant les soins qui lui ont été apportés. Petit à petit on découvre le futur aménagement des salles d'art grec et l'installation des œuvres qui reviennent de la Cour du Sphinx où elles dormaient sous du plastique depuis quelques années. On a également droit à une petite chronique du mardi : Que se passe-t-il quand le Louvre est fermé ? Réponse, le déplacement des œuvres, le nettoyage...


Intrigué j'ai posé quelques questions à ce blog. J'ai appris qu'il s'agit en fait d'une présentation en avant-première des nouvelles salles d'art grec classique et hellénistique. Le blog, qui vivra jusqu'au 7 juillet, date de l'ouverture des nouvelles salles, est rédigé par une personne extérieure au musée "pour avoir un regard frais et un ton moins institutionnel".


La Vénus de Milo date du premier siècle avant notre ère, elle fut découverte sur l'île de Mélos (ou Milo) en 1820 puis offerte au roi Louis XVIII qui en fit don au Louvre. Depuis lors un parfum de mystère l'accompagne. Elle est couramment appelée Vénus - ou Aphrodite puisqu'elle est Grecque - en raison de sa semi-nudité et de la sensualité de ses formes mais certains pensent qu'elle représente plutôt Amphitrite, la déesse de la mer, qui était vénérée dans l’île de Milo. Autre mystère, celui de ses bras disparus. Que faisait-elle ? Tenait-elle une pomme comme dans le jugement de Pâris, une couronne, un miroir ?


Avec la Joconde, la victoire de Samothrace et le scribe accroupi elle fait partie des stars incontournables du musée du Louvre. Je lui souhaite donc un beau succès dans la blogosphère.

 

venus milo

Par Louvre-passion - Publié dans : Antiquités
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Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 00:05

Contrairement à ce qu'on pourrait croire cette statue du musée du Louvre n'a rien de Bourguignon. Son histoire est assez curieuse. Elle fut acquise en 1895 par le concierge du théâtre d'Auxerre et utilisée à plusieurs reprises comme décor d'opérette. N'ayant plus d'utilité en tant que décor la dame fut ensuite déposée au  musée municipal qui l'oublia dans ses réserves. C'est en 1907 qu'un spécialiste la redécouvrit et la fit rentrer au Louvre deux ans plus tard.

Dame Auxerre


La Dame d'Auxerre est une statue Grecque, datée du VIIe siècle avant notre ère, de style "dédalique". Ce terme vient de Dédale, l'architecte, sculpteur et inventeur athénien légendaire, qui réalisa pour le roi Minos de Crète le labyrinthe dans lequel fut enfermé le Minotaure, un monstre mangeur d'hommes, moitié homme, moitié taureau.

La statue représente une femme vêtue d'une longue robe fourreau serrée à la taille par une large ceinture, une pèlerine sur les épaules. L'un de ses bras est le long du corps et l'autre replié sur la poitrine. Bien que la tête soit abîmée on voit qu'elle sourit, sa coiffure est une sorte de perruque un peu à la mode des anciens égyptiens. On ne sait pas qui elle représente, certains spécialistes ont évoqué la déesse orientale Astarté, d'autres penchent pour la représentation d'une porteuse d'offrande ou de la servante d'un culte de la fécondité. La nature du calcaire dans lequel est sculptée la Dame d'Auxerre et la comparaison avec du matériel funéraire trouvé à Eleutherne, au nord de la Crète, montrent qu'elle a été trouvée dans cette nécropole à la fin du XIXe siècle.


Actuellement vous pouvez la voir dans la salle des "sept cheminées" qui accueille une présentation provisoire des oeuvres la Grèce préclassique durant les travaux de l'aile Denon.

 

Par Louvre-passion - Publié dans : Antiquités
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Vendredi 26 février 2010 5 26 /02 /Fév /2010 00:05

Le Département des antiquités orientales nous propose dans sa salle d’actualité une petite exposition intitulée « Le service de table du mort dans la nécropole de Suse ». Elle fait suite aux restaurations menées sur les collections de céramiques découvertes à Suse entre 1907 et 1908 par Jacques de Morgan qui mit au jour une nécropole datant de la fondation de la ville vers 4200 avant J.-C. 

 

Dans les tombes on a retrouvé des pièces céramiques qui accompagnaient les défunts, des gobelets, des coupes profondes à base annulaire plus ou moins développée et des petites jarres carénées ou globulaires. Ces vases funéraires sont décorés d’animaux stylisés ou de décors géométriques. L’étude menée pendant la restauration a permis de découvrir des associations volontaires d’images, entre l’eau et le bouquetin, notamment. Cet art de la céramique peinte n’était donc pas simplement décoratif, mais servait une vision du monde. On peut donc admirer cette vaisselle vieille de six mille ans et la régularité de ses formes d’autant qu’à l’époque le tour de potier n’existait, tout était façonné à la main. Les poteries étaient montées « au colombin » technique consistant à enrouler un boudin d’agile sur lui-même puis lisser la poterie à la main. Certaines de ces poteries sont si minces qu’elles ont été qualifiées de « coquille d’œuf ».


Vaiselle Suse


Suse est une cité fondée par les agriculteurs de la zone du « croissant fertile », situé à l’emplacement de l’Iran et l’Irak actuels, au IVe millénaire av. J.-C. Elle produisit une céramique originale, au décor stylisé sombre sur fond clair d'une très grande qualité. Les habitants aménagèrent la vaste nécropole, où certains morts furent enterrés avec des objets de cuivre, matériau alors prestigieux, ainsi qu’avec les fameuses céramiques. Les très nombreux objets découverts sur le site sont conservés au musée du Louvre, notamment,le célèbre code d'Hammourabi, l'ensemble de lois de l'ancienne Mésopotamie le plus complet que l'on connaisse.

 

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Vendredi 17 juillet 2009 5 17 /07 /Juil /2009 00:05

La salle dite des « sept cheminées » accueille une présentation provisoire des œuvres de la Grèce préclassique chassées de leur lieu habituel d’exposition par les travaux de l’aile Denon.

 

Par Grèce préclassique on entend tout ce qui est antérieur à la période qui commence vers 450 avant notre ère. On retrouve ainsi les idoles cycladiques étonnement lisses et modernes bien que datées de 2700-2300 av J.-C. Un peu plus près de nous dans le temps ces idoles-cloches  datée de 700 avt JC, puis toute la sculpture dite « archaïque » qui débute au Xe siècle avant notre ère caractérisée par ces « kouros » et « koré » statue d’hommes et de femmes encore figés.

 

La salle des sept cheminées se trouve dans l’ancien pavillon du roi, elle correspond à un ensemble de plusieurs pièces qui occupaient trois étages, le roi y disposait notamment de sa chambre à coucher. Le nom de la salle vient des conduits des cheminées qui servaient autrefois à chauffer ces lieux. C’est en juin 1851 que Louis-Napoléon Bonaparte, alors président de la seconde république inaugurait dans ce lieu une salle consacrée à la peinture française pour le musée du Louvre.

 

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Vendredi 3 juillet 2009 5 03 /07 /Juil /2009 00:05

Une exposition-dossier est présentée au département des antiquités grecques, étrusques et romaines à l’occasion de la sortie d’un ouvrage consacré à l’achat par Napoléon Ier en 1807 de la collection Borghèse  et de la mise en ligne sur le site du Louvre de la reconstitution numérique de la villa du même nom.

Les Borghèses sont une célèbre famille romaine dont plusieurs membres furent cardinaux et l’un d’eux fut même pape. Collectionneurs d’œuvres d’art, ils firent construire, entre 1613 et 1615, la villa Borghèse à Rome pour abriter leurs collections.

 

Au début du XIXe siècle, Camille Borghèse (1775 – 1832) épousa Pauline Bonaparte, sœur de l’empereur, et fut nommé en 1808 gouverneur du Piémont. L’empereur Napoléon qui voulait faire du Louvre le grand musée européen acheta en 1807 la collection de son beau-frère Camille Borghèse composée de 695 pièces. Comme les travaux du Louvre progressaient lentement seules quelques pièces furent exposées. Ce n’est qu’après la chute de l’empire que les caisses furent ouvertes et les pièces réparties dans le musée.

L’exposition-dossier nous invite à une promenade à travers les salles grecques, étrusques et romaines pour retrouver cette fameuse collection. Il y a notamment cette statue de vieillard en marbre noir dite « Sénèque mourant » (le philosophe stoïcien Sénèque ayant été le précepteur de Néron déplut à l’empereur qui lui ordonna de s’ouvrir les veines).


Un peu plus loin une « femme en prière entre deux colonnes ioniques » en porphyre rouge, cette statue plusieurs fois restaurée était placée entre deux colonnes ioniques dans la salle égyptienne de la villa.

L’une des pièces maîtresse de la collection est le fameux « Gladiateur Borghèse » sculpté à Ephèse, en Grèce, au 1er siècle avant notre ère, ce nu masculin est célèbre par le dynamisme de son attitude, que fait il ? Lance t’il quelque chose ou est il en train de se battre ? J’ai lu que le transport de cette statue jusqu’à Paris a été un véritable chantier. On lui construisit un char spécial, testé avec un chargement de boulets de canons pour vérifier sa solidité, dans sa caisse il était protégé par de la sciure de bois sèche. C’est en 1811 que les visiteurs du Louvre le découvrirent pour la première fois.

 

Je finis avec « l’hermaphrodite endormi » à qui j’avais consacré un article, un « être bisexué, doté d'un sexe d'homme et des formes voluptueuses d'une femme » selon la notice du Louvre. Cette copie Romaine d'un original Grec du IIe siècle avant notre ère fut découverte à Rome en 1608 et acquise par le Cardinal Borghèse.

Par Louvre-passion - Publié dans : Antiquités
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