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Hors du Louvre

Vendredi 2 janvier 2009 5 02 /01 /Jan /2009 00:05


J’écris cet article “en direct” de San Francisco où nous sommes venus rendre visite à notre fille installée dans cette belle ville. Pour ce premier article de l'année 2009 je vous emmène - bien loin du Louvre – visiter un musée San Franciscain, le « California Palace of the Legion of Honor ». 

Ce musée fut construit dans les années 1920 par la très riche Alma de Bretteville Spreckels, il s'inspire du palais de la Légion d'honneur de Paris situé face au musée d'Orsay. L'inauguration eut lieu le 11 novembre 1925, jour anniversaire de l'armistice de 1918, en présence des maréchaux français Foch et Joffre. Le musée fut dédié aux milliers de soldats Californiens tués en France lors de la première guerre mondiale d’où son nom de « Legion of Honor ». Le gouvernement français offrit au musée des tapisseries des Gobelins et des porcelaines de Sèvres. Toute sa vie Alma de Bretteville Spreckels contribua à l'enrichissement du musée et à sa mort des milliers de Californiens se recueillirent devant celle qui avait « offert l'Europe aux habitants de San Francisco ».

Pour accéder au musée on traverse le Lincoln Park et ses golfeurs pour arriver devant l'entrée où nous attendent une reproduction du « Penseur » de Rodin et un pyramidion comme au Louvre. Une fois le billet acheté (10 $ si vous voulez tout savoir) on accède aux salles qui s'étendent sur deux niveaux. Je ne vais pas vous décrire les collections par le menu d'autant que ma visite fut relativement brève, je me suis limité aux salles des peintures et sculptures et, plutôt qu'un long discours, voici quelques illustration de cette visite.

L'entrée du musée avec la reproduction du « Penseur » de Rodin

 

Le Pyramidion

 

Les trois ombres de Rodin

 

Hyacinthe Gabrielle Roland par Elisabeth Louise Vigée Lebrun

 

Dorothy Spreckels Munn, fille de  Alma de Bretteville Spreckels,
peinte en 1942 par Salvador Dali
 

Et pour finir deux « incontournables de San Francisco »,
le Golden Gate Bridge et un « Cable Car »



 

See you later !


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Vendredi 7 novembre 2008 5 07 /11 /Nov /2008 00:05

Jeudi dernier j’ai été invité à une « visite privée réservée aux blogueurs » (eh oui !) de l'exposition « Van Dyck »au musée Jacquemart-André. C’était un moment un peu magique, imaginez après une journée de travail, en cette soirée d’octobre froide et pluvieuse de pouvoir bénéficier d’une visite conférence en petit comité. Ah le plaisir d’avoir un musée presque pour soi pendant une heure !

Autre intérêt de cette visite j'ai pu rencontrer des blogueurs que je connaissais de nom comme «Buzzeum» ou «espace holbein».

Comme l’invitation était pour deux j’ai proposé à ma moitié de m’accompagner. A la fin de la visite un gardien nous dit « Profitez en en pour passer dans le musée», nous avons donc eu un aperçu de ce bel hôtel particulier, on a même failli rater la sortie.


A l’origine de ce musée il y a un couple passionné par l’art : Nélie Jacquemart et Edouard André qui réunissent, à la fin du XIXe siècle, près de 5.000 œuvres d’art dans leur hôtel particulier situé près des Champs Elysées. Sans héritiers ils lèguent leur demeure et leur collection à l’Institut de France, actuel propriétaire du musée.


Mais revenons à Van Dyck (1599 - 1641) dont je vous avais déjà parlé à propos du portrait de Charles Ier, roi d'Angleterre et de l’exposition « Van Dyck graveur, l'art du portrait ». Avant toute chose j’ai appris de notre conférencière que son nom se prononçait « Vandecke » en raison de ses origines Flamandes. Enfant prodige de la peinture, il réalise ses premiers portraits à 10 ans puis devient l’assistant de Rubens. Après un séjour en Italie il est appelé à la cour de Charles Ier. Anobli par le roi sous le nom anglicisé de Sir Anthony Vandyke il fait le portrait d'une bonne partie de la noblesse (près de 400 tableaux réalisés par son atelier en une dizaine d’année). En 1641 il se rend en France où Louis XIII a le projet de lui confier la décoration de la Grande Galerie du Louvre, malade il rentre précipitamment en Angleterre et meurt en décembre de la même année. Son influence a été considérable, j'ai lu qu'il avait notamment inspiré Josuah Reynold et Thomas Gainsborough.


L'exposition est une rétrospective chronologique de la vie de Van Dyck. Parmi toutes les œuvres exposées j’ai retrouvé un tableau du Louvre, le « Double portrait de Charles Louis, Électeur palatin, et du Prince Rupert » (qui a été échangé contre le prêt de plusieurs tableaux pour l’exposition «Mantegna». Pour ma part le tableau que je préfère est le «portrait de Maria de Tassis» qui sert d'ailleurs de «visuel» pour l'affiche de l'exposition. Pour ce portrait de femme de la haute société des Pays-Bas Espagnols c'est son charme qui est mis en avant. Elle est vêtue d'une robe «à la Française», parée de ses bijoux et une petite mèche se détache de la coiffure à côté de l'oeil droit, petite touche de fantaisie qui la rend plus vivante.


L'exposition se déroule jusqu'au 25 janvier 2009 au musée Jacquemart-André (158, boulevard Haussmann 75008 PARIS), vous pouvez également visualiser le minisite de l'exposition.


Double portrait de Charles Louis, Électeur palatin, et du Prince Rupert (Photo fournie par le Musée Jacquemart André)




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Vendredi 5 septembre 2008 5 05 /09 /Sep /2008 00:05

Cette exposition nous montre comment Napoléon Ier utilisa les arts décoratifs afin de consolider son pouvoir par la diffusion des symboles choisis par le régime impérial. En rappelant l'empire romain (l'aigle impérial) ou la dynastie mérovingienne (les abeilles) l'empereur marque ainsi une rupture avec les symboles révolutionnaires et la fleur de lys monarchique tout en se rattachant à la tradition antique et aux origines de la France.

Sous l'impulsion des deux grands architectes du régime, Charles Percier et Pierre-François Fontaine, toute une symbolique se répand dans les arts. Bien que Napoléon reste plutôt simple dans ses goûts il encourage l'industrie du luxe et passe des commandes aux grandes manufactures (Sèvres, les Gobelins...) pour diffuser le style impérial.

Dans le mobilier exposé j'ai remarqué à la fois la simplicité des formes, un peu comme le style Biedermeir, et les ornements avec des scènes mythologiques ou parfois militaires comme ce tabouret dont les pieds représ entent des sabres. Il y a aussi de la vaisselle de luxe provenant de la manufacture de Sèvres. On apprend ainsi que, à l'occasion du sacre de Napoléon, le préfet de la Seine, Frochot, fit offrir par la ville de Paris un service de mille neuf cent pièces de vaisselle à l'empereur ! Dans ce service on retrouve une "nef", une pièce d'orfèvrerie utilisée à l'époque monarchique pour marquer la présence du souverain à la table. J'ai vu aussi une cuirasse offerte à Napoléon décorée de motifs mythologiques dessinés par Dominique Vivant Denon.

Curieusement on retrouve du mobilier attribué à l'impératrice Joséphine, un fauteuil gondole de son boudoir à Saint Cloud ou un coffre au chiffre de Joséphine Bonaparte mais finalement assez peu de chose de l'impératrice Marie-Louise.

Pour finir je vous précise que l'exposition est visible jusqu'au 5 octobre au musée des Arts décoratifs situé dans les ailes de Rohan et de Marsan du palais du Louvre.

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Vendredi 16 mai 2008 5 16 /05 /Mai /2008 00:05

Comme le printemps est arrivé sortons si vous le voulez bien pour aller nous aérer aux Tuileries. En partant du Louvre on passe à sa droite, on passe à sa gauche, ou on lui passe dessous mais en fin de compte est ce qu'on fait attention à lui ? Je veux parler bien sûr de l'arc de triomphe du Carrousel.


Je me demande toujours ce que penserais l'empereur Napoléon Ier qui fit construire ce monument entre 1806 et 1808 par les architectes Percier et Fontaine, de sa transformation en lieu touristique. Dans son esprit, l'arc de triomphe était là pour marquer l'entrée du château des Tuileries. Ce monument à la gloire des armées impériales s'inspire nettement de l'antiquité romaine, Napoléon voulait placer son règne dans la continuité des empires romains et carolingiens. On y lit ainsi "L'armée Française embarquée à Boulogne menaçait l'Angleterre. Une troisième coalition éclate sur le continent. Les Français volent de l'océan au Danube. La Bavière est délivrée, l'armée Autrichienne prisonnière à Ulm. Napoléon entre dans Vienne, il triomphe à Austerlitz. En moins de cent jours la coalition est dissoute." Remarquons que dans sa propagande Napoléon esquive habilement l'échec de sa tentative d'invasion de l'Angleterre en mettant en avant la victoire d'Austerlitz.


Chose étonnante l'empereur refusa que sa statue soit installée au sommet de l'arc de triomphe "Ce n'est pas à moi, c'est aux autres de me faire des statues. Que le char avec les Victoires reste vide". Durant le premier empire, l'arc de triomphe du Carrousel fut décoré avec les chevaux de Saint Marc saisis à Venise en 1797 par les armées Françaises. Je rappelle tout de même que lesdits chevaux, oeuvre d'un artiste Grec du IIIe siècle avt JC, avaient été enlevés de Constantinople par les Vénitiens au moment du pillage de la ville par les croisés en 1204. Finalement les chevaux furent restitués à Venise en 1815 après la chute de l'empire. Le décor actuel du sommet est une copie du char et des chevaux de Saint Marc effectuée en 1827 sous la Restauration.

Aujourd'hui toutes ces batailles européennes nous semblent bien lointaines et l'arc de triomphe ne voit plus défiler la Garde Impériale mais des touristes équipés de camescopes ou de portables. Je me demande si je ne vais pas aller aux Invalides devant le tombeau de l'empereur et lui demander "Qu'en pensez vous Sire ?".


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Vendredi 26 octobre 2007 5 26 /10 /Oct /2007 00:05

La Foire Internationale d'Art Contemporain (FIAC) a de nouveau investi plusieurs lieux dans Paris, notamment la Cour Carrée du Louvre et le jardin des Tuileries.
Vendredi dernier, j'ai profité de quelques instants pris au milieu d'une journée de perturbations dans les transports pour aller voir ce qui était exposé aux Tuileries, qui ne l'oublions pas, font partie du domaine du Louvre.
Il y avait en tout une vingtaine de sculptures présentées dans les allées, pelouses ou bassins du jardin. J'ai sélectionné cinq d'entre elles que je vous présente sous forme de reportage photographique.

Claude Lévêque "Mon repos aux tuileries" une antique camionnette Citroën au milieu d'un bassin avec un lustre allumé.
Claude-Leveque-Mon-repos-aux-tuileries.jpg

Barthelémy Toguo "In the spotlight" une lampe tempête géante avec un globe au milieu.

Barthel--my-Toguo-In-the-spotlight.jpg

Miquel Barcelo "Elefant Dret", le titre parle de lui même.

Miquel-Barcelo-Elefant-Dret.jpg

Wang Du "Les modes" Ces sculptures ressemblent à du papier doré plié et l'artiste les a décorées avec des caractères asiatiques ou arabes.

Wang-Du-les-modes.jpg

Subodh Gupta "Ufo" Une sorte d'oeuf argenté fait de boîtes ou de bidons.

Subodh-Gupta-Ufo.jpg

 
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