Vendredi 13 juin 2008
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Quand j'étais enfant mon père m'emmenait au Louvre et c'est de là qu'est née ma passion pour ce musée. Parmi les
pièces qu'il affectionnait particulièrement, il y avait cette oeuvre Etrusque, le Sarcophage, dit "sarcophage des Époux'' découvert à Cerveteri en
Italie dont je vais vous parler aujourd'hui.
Mais commençons par les Etrusques, un peuple un peu mystérieux dont l'origine est incertaine et la langue partiellement déchiffrée car ils nous ont laissés peu de textes. En fait ils nous sont
surtout connus pour avoir été les adversaires des Romains.
Au VIIIe siècle avant notre ère l'Etrurie domine l'Italie, c'est une confédération de cités indépendantes qui ont
développé une marine forte et commercent avec le monde méditerranéen. Peu à peu Rome accroît sa puissance, elle a l'avantage d'être un état centralisé, plus efficace que la confédération
Etrusque.
Petit à petit les Etrusques perdent du terrain face aux Romains qui finissent par conquérir tous leurs territoires
au IIIe siècle avant notre ère. Ils ont cependant beaucoup influencé la civilisation romaine surtout dans les pratiques religieuses telles que la divination à partir des entrailles des animaux et
des vols d'oiseaux. Les divinités Jupiter, Junon et Minerve correspondraient respectivement dans la religion étrusque à Tinis, Uni et Menrva et Sethlans serait l'équivalent étrusque de Vulcain.
Quand aux combats de gladiateurs ils auraient pour origine un sacrifice Etrusque.
Le "sarcophage des Epoux" du Louvre qui est daté de 520 - 510 avant J.-C. est une pièce exceptionnelle par ses
dimension et son état de conservation. On y voit les défunts étendus sur un lit de banquet, l'homme a bras passé sur l'épaule de sa compagne. Ce que j'aime c'est la sérénité qui se dégage de ces
deux visages, on a pas une l'impression de tristesse d'un monument funéraire je vois plutôt un couple qui dîne tranquillement, heureux de se détendre, en souriant aux visiteurs du rez de chaussée
de l'aile Denon.
Par Louvre-passion
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Vendredi 4 avril 2008
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"Babylone", c'est un nom chargé de mythes et d'images : la Tour de Babel, les "jardins suspendus" et puis des noms de
souverains qui sont entrés dans la légende : Hammourabi, Nabuchonodosor, Sémiramis.... Avec cette exposition, le Louvre nous montre cette cité sous ces deux aspects, la réalité et la
légende.
Avant toute chose il faut savoir que Babylone, comme Troie,
fut longtemps considérée comme une cité mythique. Ce n’est qu’en 1852 qu’une expédition scientifique Française établit un relevé des ruines.
La ville est ensuite fouillée par une mission archéologique Allemande entre 1899 et 1917.
La première partie de l’exposition est consacrée à la Babylone historique avec des pièces archéologique du Louvre et d’autres
musées. Parmi toutes les pièces j’ai remarqué cette plaque en relief appelée la « reine de la nuit » elle représente une déesse ailée identifiée comme Ishtar ou Ereshkigal qui règne sur
les enfers. Il y a également des « kudurru » (des stèles) dont le sommet est sculpté et le fameux code d'Hammourabi premier grand roi de Babylone entre 1792 et 1750 avant notre ère.
L’exposition s’intéresse ensuite au règne de Nabuchonodosor II qui régna de 605 à 562 avant notre ère. Ce grand conquérant permit à Babylone de dominer le Proche Orient. En 587 il prend et
détruit Jérusalem et déporte une partie de la population Juive. Sous son règne Babylone devient une « cité impériale » qui s’étend sur plus de mille hectares, le fleuve Euphrate
canalisé traverse la ville. Une salle nous rappelle les splendeurs de cette cité, les murailles et la « porte d’Ishtar » symbole de
sa puissance. Cette porte longue de 48 mètres et haute de 30 mètres était l’aboutissement d’une voie triomphale, elle était décorée de panneaux de briques à glaçures colorées représentant des
lions que l’on retrouve sur l’affiche de l’exposition. Il y avait aussi le palais de Nabuchonodosor agrémenté de jardins en terrasse descendant jusqu’au fleuve peut être à l’origine des fameux
« jardins suspendus ». Enfin il y avait le sanctuaire du dieu Marduk avec la ziggourat ou tour à étage appelée Etemenanki ce qui se
traduit par « maison du fondement du ciel et de la terre ». Les Juifs déportés, frappés par cet édifice donnèrent sans doute naissance à ce moment à la légende de la tour de
Babel.
L’exposition nous présente ensuite la Babylone mythique sous ses deux aspects. La ville symbole d’orgueil et de
démesure, symbolique transmise par la Bible. La ville immense et monumentale qui a laissé un souvenir émerveillé dans la tradition classique notamment chez les Grecs à l’époque où la ville
n’était plus qu’un souvenir. Ainsi la fameuse « Sémiramis » qui serait la reine des jardins suspendus est, dans la réalité historique une reine d’Assyrie. Une salle est consacrée à la
Tour de Babel. Selon la Bible les hommes décidèrent un jour de bâtir une tour capable d’atteindre le ciel, Dieu les punit alors en introduisant la confusion des langues. Une série de tableaux
décline ainsi les aspects de cette légende. Avant la salle consacrée aux fouilles, l’exposition s’achève sur une vision de Babylone qui exploite les thèmes de la décadence et de la chute des
empires. On y voit l’esquisse faite par Delacroix de la « mort de Sardanapale », le « festin de Balthazar » de John Martin le plus kitsch
est un tableau de Georges Antoine Rochegrosse intitulé « la fin de Babylone » le scène représente au premier plan une scène d’orgie avec des femmes nues étalées un peu
partout et au loin on distingue une foule de gens qui mettent le feu à la ville.
Pour finir avec cet article, je vous engage à visiter le site internet de l’exposition.
Par Louvre-passion
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Vendredi 4 janvier 2008
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En passant dans les salles de l'aile Denon consacrées à l'époque romaine, une stèle a attiré mon attention. il s'agit du "règlement des joueurs de cor de la IIIe
légion Augusta" qui date de l'an 202 de notre ère. En la regardant j'ai pensé au film "La dernière légion" inspiré du roman de
l'écrivain Italien Valério Manfredi. L'histoire part d'un fait historique réel, en l'an 476 le dernier empereur Romain, un jeune garçon du nom de Romulus Augustule, fut déposé par le chef des
Goths installé en Italie qui renvoya les insignes impériaux à Constantinople en échange de sa nomination par l'empereur d'Orient au titre de "Magister militum" de l'Occident. Ce fait marque la
fin "officielle" de l'empire Romain, mais à l'époque personne ne s'en aperçu car les barbares qui occupaient l'empire avaient préservé la civilisation romaine à la fois parce qu'ils l'admiraient
mais aussi pour se concilier les populations. Dans son roman, Valério Manfredi imagine que le jeune Romulus Augustule réussit à fuir avec un groupe de légionnaires restés fidèles et une jeune
femme nommée Livia jusqu'en Bretagne (l'actuelle Angleterre) où il devient le roi Pendragon, père du célèbre Arthur.
Mais revenons à notre stèle qui date d'une époque antérieure, quand l'empire romain était encore puissant grâce à ses légions. Cette stèle provient de la IIIe légion
Augusta qui était stationnée à Lambèse à l'est de l'Algérie à l'époque de l'empereur Septime Sévère. Une légion était une unité combattante d'environ 6.000
hommes, les historiens estiment que l'empire romain en comptait entre 25 et 30, soit un effectif de 150 à 180.000 hommes. La plupart des légions étaient stationnées aux frontières
de l'empire pour contenir les barbares ou empêcher les raids de pillards. A l'époque les légionnaires étaient des professionnels qui vivaient dans les camps et les villes de garnison où résidait
également leur famille. Durant le règne de l'empereur Septime Sévère, les militaires gradés en activité obtiennent le droit de former des "collegia", des associations à but religieux mais qui
sont aussi des sortes de caisses de secours mutuel. Les cotisants pouvaient ainsi toucher un pécule lors de leur départ en retraite, si ils mouraient pendant le service, les héritiers percevaient
une somme d'argent. En bref il s'agissait d'une sorte de sécurité sociale avant l'heure.
Le texte de la stèle est d'abord une invocation à la famille impériale "Pour la félicité et le salut du siècle de nos souverains augustes Lucius Septimius
Severus Pius Pertinax Auguste et Marcus Aurelius Antoninus / Auguste..." puis vient la liste des membres de l'association et son règlement : "1 Le droit d'entrée que verseront les
nouveaux membres est de 750 deniers 2 Si un sociétaire quitte le collège étant promu à l'outremer / par ordre, il recevra 200 deniers de frais de déplacement, et aussi 500 deniers de la caisse /
3 Les vétérans toucheront 500 deniers à titre de retraite ...". Ce type de stèle se trouvait généralement dans des "scholae", petits édifices à l'intérieur du camp où se réunissaient les
membres de l'association.
La stèle se trouve en salle 27 au rez-de-chaussée de l'aile Denon et je précise que je ne suis pas l'auteur de la traduction du texte latin, je l'ai tout simplement
trouvée sur le site du Louvre.
Par Louvre-passion
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Vendredi 7 décembre 2007
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Si je vous dit
Myrina, en Turquie, sur la côte d'Asie Mineure, vous pensez sans doute que j'ai brusquement envie d'évoquer les vacances, la mer, le soleil, la plage
ou bien que j'ai envie de partir après la galère des transports.... Eh bien non, il s'agit en fait d'un site archéologique fouillé entre 1880 et 1882 auquel le Louvre consacre une petite
exposition. Je l'ai découverte par hasard - elle n'est d'ailleurs pas annoncée sur le site du musée - à l'entresol de l'aile Denon, à côté du monastère de Baouit.
Pourquoi, me dire vous, organiser une exposition consacrée à une fouille qui s'est déroulée il y a plus de 120 ans ?
C'est que la fouille de Myrina, réalisée par Edmond Pottier et Salomon Reinach dont les portraits ornent d'ailleurs l'affiche de l'exposition, est la première exploration officielle et
scientifique d'une nécropole Grecque. Une bonne partie des panneaux explicatifs est consacrée à la polémique suscitée à l'époque par la méthode de cette fouille, chasse au trésor pour les uns
démarche scientifique pour les autres. Pour ma part je n'ai pas bien compris l'intérêt de cette affaire pour le public actuel. Plus intéressant est le contenu des tombes, notamment les offrandes
constituées de figurines en terre cuite. J'ai appris que ces figurines correspondaient à la personnalité du défunt. Pour un homme des figurines d'athlète, de guerriers ou de divinités masculines
(Dyonisos, Apollon....), pour les femmes des représentations féminines, de la déesse Aphrodite qui veille sur les jeunes mariés et pour les enfants des animaux, détail touchant qui renvoie aux
peluches de notre époque.
L'exposition "La lettre et l'argile" se déroule jusqu'au 18 février 2008 à l'entresol de l'aile Denon.
Par Louvre-passion
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Vendredi 13 juillet 2007
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La célébrissime Vénus de Milo, une des "star" du musée a changé une nouvelle fois de place. Depuis des temps immémoriaux elle était placée à l'extrémité du "corridor de Pan" puis, brusquement, était montée dans la salle des sept cheminées emplacement qui, à mon sens, ne lui convenait guère. Depuis la fin du mois de juin, elle est redescendue au rez de chaussée, dans la galerie de la Melpomène, aile Sully rez-de-chaussée, salle 7, pour être plus précis.Quand j'ai eu l'idée d'écrire cet article (car je suis sans cesse à la recherche de l'inspiration pour vous chères lectrices et lecteurs) il m'est venu à l'esprit que, finalement, la Vénus de Milo est célèbre mais mal connue, c'est donc l'occasion de vous la faire découvrir ou redécouvrir.
Cette statue fut découverte en 1820 par un paysan, à Milo une île du sud-ouest des Cyclades (en Grèce). Achetée par le marquis de Rivière, ambassadeur de France à Constantinople, elle est offerte au roi Louis XVIII qui la cède au musée du Louvre.En fait on sait peu de chose sur cette oeuvre, elle a été crée vers 100 av. J.-C, en raison de sa semi nudité et de la sensualité de ses formes on suppose qu'il s'agit d'une statue de la déesse de l'amour. Évidemment le grand mystère ce sont ses bras qui n'ont jamais été retrouvé. On a imaginé qu'elle tenait un arc ou une amphore ou alors une pomme en référence à l'histoire du jugement de Pâris. Autres versions, elle tenait une couronne, un miroir ou un bouclier dans lequel elle contemplait son reflet, on aussi pensé qu'il s'agissait d'une représentation d’Amphitrite, la déesse de la mer vénérée dans l’île de Milo. On sait que la statue était décorée de bijoux en métal dont ne subsistent que les trous de fixation : un bracelet, des boucles d’oreilles et un bandeau dans les cheveux. Il faut aussi que vous sachiez que les statues Grecques antiques étaient peintes par exemple pour figurer la couleur de la peau. Pour conclure j'ai constaté que, bien qu'elle se soit déplacée, la belle est toujours aussi entourée !
Par Louvre-passion
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