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  • : Louvre-passion
  • : 04/06/2005
  • : loisirs
  • : Louvre-Passion est le « blog » d'un passionné du musée du Louvre, un musée que l'on peut voir et revoir, déguster, savourer comme un bon bouquin. Avec ce blog vous découvrirez des aspects originaux ou méconnus et flânerez dans les chemins de traverse.
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Samedi 29 septembre 2007

Je sais que cela va vous sembler incroyable, mais un pied de tomate avait poussé dans la cour carrée du Louvre. Je ne mens pas, la preuve est en photo sous vos yeux. C'est d'autant plus curieux que la cour carrée est un décor totalement minéral son sol étant entièrement pavé et dallé, en bref sans "espace vert". Je me demande d'ailleurs comment ce pied de tomate s'était débrouillé entre ces deux dalles.

J'ai soumis ces clichés à l'expertise de ma chère moitié qui est experte en plantes et jardinage tandis que j'avoue ma totale ignorance en la matière (je suis un vrai Parisien, mes racines plongent dans le macadam). En bref le diagnostic est le suivant, les tomates ne pouvaient pas mûrir, c'est la fin de la saison.

pied-tomate1.jpg pied-tomate2.jpg
Le pied de tomate en situation
Le pied de tomate en gros plan
cour-carr--e.jpg
Le décor minéral de la Cour Carrée

Cette plantation nous renvoie à l'époque ou le Louvre servait de logement, vers les années 1770 un fermier général du nom de Watelet, logé au "Vieux Louvre" fait installer un jardin sur le toit de la colonnade et même planter des arbres. Plus près de nous, au début du XXe siècle un "jardin fruitier" fut installé sur les toits du Louvre. Ces différentes plantations avaient d'ailleurs eu pour conséquence d'abîmer sérieusement les terrasses.
Aujourd'hui le pied de tomate n'existe plus sans doute à cause du montage de la structure de la FIAC (foire internationale d'art contemporain) dans la cour carrée.
 
par Louvre-passion publié dans : Curiosités
Vendredi 4 mai 2007
Un peu caché entre les salles consacrées au temple et la crypte d'Osiris, se trouve le zodiaque de Dendéra, un zodiaque étant une représentation de la sphère céleste dans laquelle on voit le soleil et les planètes principales. Ce zodiaque ornait le plafond du temple d'Hathor à Dendéra, il est constitué de deux cercles. Le premier comprend les 36 décans de dix jours de l'année égyptienne, puis les douze constellations enseignées par l'astronomie babylonienne. Le cercle intérieur est porté par les quatre déesses des points cardinaux, au centre les cinq planètes connues à l'époque : Horus le rouge pour Mars, le dieu du matin pour Vénus, Horus le taureau pour Saturne, l'inerte pour Mercure et Horus qui dévoile le mystère pour Jupiter. A côté sont figurées les principales constellations visibles à l'oeil nu : la grande ourse, la petite ourse, Sirius, Cassiopée... La position des astre et la représentation d'une éclipse permettent de dater cette oeuvre de l'an 50 avt JC.

En laissant mon esprit vagabonder, cet objet me fait irrésistiblement penser à la "Porte des étoiles" ou "Stargate" dans sa version originale, un film sortit en 1994 qui raconte comment l'égyptologue Daniel Jackson est recruté pour traduire une mystérieuse inscription sur une dalle trouvée à Gizeh en 1928. Il déchiffre la phrase suivante : "Un million d'années dans le ciel se tient Râ, dieu du soleil. Enfouie et scellée pour l'éternité est la porte des étoiles" il découvre ensuite que les symboles figurant dans le cartouche central composent une "adresse" vers une planète lointaine. Cette série de symboles permet de faire fonctionner le "Stargate" un appareil trouvé sous la dalle lequel ouvre des vortex entre différentes planètes de la galaxie. Daniel Jackson se joint alors à un détachement militaire, commandé par le colonel Jack O'Neil, qui explore la planète Abydos et entre en conflit avec un extraterrestre, Râ, qui a kidnappé des égyptiens et les a réduit en esclavage. Aidé par les terriens les habitants d'Abydos se soulèvent contre la tyrannie de Râ. Quant à Daniel Jackson, il trouve l'amour et décide de rester vivre auprès du peuple d'Abydos.

Le zodiaque de Dendéra
La dalle du "Stargate"

En 1997, la suite de l'histoire est développée pour la télévision dans la série "Stargate SG1" dont le premier épisode "Enfants des dieux" raconte comment des aliens attaquent la porte des étoiles. Le Colonel O'Neill - en retraite - est rappelé  pour reprendre contact avec Daniel Jackson qui est resté sur Abydos après la victoire sur Râ. Une équipe est alors formée pour explorer les mondes de notre galaxie à la recherche de technologies et d’alliés pour défendre la Terre contre la menace extraterrestre, les personnages principaux sont le Colonel Jack O’Neill, le Dr. Daniel Jackson, le Capitaine Samantha Carter et Teal’c un alien rallié aux terriens.
Comme vous l'avez deviné je suis un peu "fan" de cette histoire de porte qui ouvre sur l'ailleurs et j'avoue que j'ai utilisé le zodiaque de Dendéra comme prétexte pour raconter cette histoire de science fiction. J'ai aimé le film ainsi que la suite aussi (fait plutôt rare). Je trouve que dans la série les personnages sont plus attachants surtout celui de Jack O’neill repris par l'acteur Richard Dean Anderson qui a su lui donner humanité et humour. La série, diffusée en France sur M6 à partir de 1999, a connu un réel succès quoique à mon sens elle a parfois traîné en longueur avec des épisodes de qualité inégale. Elle a d'ailleurs connu un avatar avec "Stargate Atlantis" une suite avec d'autres personnages qui raconte l'histoire d'une équipe d'exploration partie dans la galaxie Pégase.

"Un million d'années dans le ciel se tient Râ, dieu du soleil. Enfouie et scellée pour l'éternité est la porte des étoiles"

Si vous voulez en savoir plus sur le sujet, je vous renvoie à l'excellent site "Stargate fusion" qui est une mine de renseignements pour les fans (comme moi !).

Pour finir un générique, en souvenir….  
par Louvre-passion publié dans : Curiosités
Vendredi 13 avril 2007
J'ai lu un article intitulé "Recherche escalier secret et passage dérobé" dans la revue "Au fil du Louvre".
Ayant trouvé le sujet passionnant, j'ai rencontré son auteur, Guillaume Fonkenell, qui est chargé de l'histoire du Louvre au département des sculptures lequel m'a autorisé à utiliser cet article et m'a même prêté une photo d'un escalier dérobé, invisible au public.
Qu'il en soit donc remercié avant toute chose.
Le Louvre, comme un bon nombre de châteaux, a suscité des fantasmes de passages secrets et autres mystères. Le roman "Cinq Mars" écrit par Alfred de Vigny à partir de faits historiques réels raconte le complot du marquis de Cinq-Mars contre le cardinal de Richelieu en septembre 1642. Un passage du livre met en scène une émeute dans le quartier du Louvre. La reine Anne d'Autriche voit arriver une de ses suivantes apeurée "Madame, il est temps de nous confesser; on attaque le Louvre, et tout le peuple arrive de la Cité". Puis entre la princesse de Gonzague affolée "Oh madame, madame, fuyez ! Je vous supplie de vous sauver par les escaliers secrets".
Mais dans la réalité qu'en est il des "passages secrets" au palais du Louvre ? Pour mener l'enquête il faut se rendre là où se trouvaient les appartements royaux à côté de la salle des sept cheminées et de la Galerie d'Apollon dans l'aile Denon. Mais auparavant arrêtez de faire courir votre imagination avec des comploteurs, assassins masqués et autres ectoplasmes (clin d'oeil à la Dragonne). Ces passages servaient à tout autre chose.

 Porte vers le passage de la salle Henri II
 Porte vers l'escalier dérobé du "couloir des poules"

Les raccourcis et passages privés
Si vous êtes un peu observateur vous pouvez trouver l'emplacement de ces passages en remarquant par exemple que la séparation entre la salle des sept cheminées et la salle Henri II mesure trois mètres d'épaisseur, comme il est peu probable que les architectes de l'époque aient prévu une telle muraille, c'est qu'il y a quelque chose à l'intérieur. N'oubliez pas que les souverains vivaient dans des logements de plusieurs centaines de mètres carrés avec des parties publiques et des parties privées. Très tôt ils ont donc fait aménager des "raccourcis" afin de leur éviter par exemple de marcher plus de cent mètre pour passer d'une pièce à l'autre. L'autre fonction était aussi de leur réserver des passages "privés" leur permettant de rejoindre leurs intimes, ou pour Louis XIV de rejoindre sa première maîtresse, mademoiselle de La Vallière.

Les passages de service
Toujours dans la zone de la salle Henri II un couloir mène à une partie murée de nos jours mais qui il y a quelques siècles s'ouvrait sur une tribune, le passage était donc un couloir de service destiné aux domestiques ou à des musiciens.

Les accès techniques
Même dans les parties plus récentes du Louvre il existe des passages qui peuvent sembler mystérieux. Dans le vestibule du pavillon Denon qui était auparavant l'entrée principale du musée quatre escaliers d'angles se dirigent vers le sous-sol. A quoi servaient ils ? Tout bonnement à aller inspecter les chaudières. Le grand Louvre lui même possède une voie souterraine appelée la "voie de desserte intérieur" qui relie en fait tous les locaux techniques en sous-sol.

Tout cela est bien beau me direz vous mais comment le roi ou le reine aient ils prévu de s'enfuir en cas de besoin. Comme le rappelle l'auteur de l'article ils faisaient preuve d'imagination. Ainsi au cours des révoltes de 1588 Henri III est allé à l'écurie, a fait seller son cheval comme pour aller au jardin et est sorti tranquillement du château. Quant à Marie de Médicis, retenue au château de Blois, elle a utilisé les couffins qui servaient à monter les matériaux sur les échafaudages.
Escalier dérobé du "couloir des poules"
© Photo Guillaume Fonkenell

  
par Louvre-passion publié dans : Curiosités
Vendredi 30 mars 2007
L’autre jour j’ai organisé une visite du Louvre pour trois « drôles de dames », car maintenant je peux vous le dire mon vrai nom est Charles Townsend  et j'emploie trois détectives prénommées Natalie, Dylan et Alex...
Bon, je vous fait marcher, disons que c'était un poisson d'avril anticipé en attendant après demain...
En fait cette visite est une promesse que j’avais faite il y a un moment à trois collègues et amies qui connaissent ma passion pour le Louvre et l’existence de ce blog. Auparavant je remercie le "trio...." - qui vaut bien celui de Charlie - de m'autoriser à raconter cet épisode sur "Louvre-passion".
Avant l’effort nous avons commencé par le réconfort puisque nous avons déjeuné au «Café Denon ». Si vous ne le connaissez pas, c’est un petit restaurant qui se trouve à l’entresol de l’aile Denon très agréable avec ses salles voûtées et un fort bon menu ce qui ne gâte rien (message personnel au trio : rappelez vous du "caracas au chocolat" !!). Nantis des calories indispensables nous avons effectué un tour du musée que je vais vous relater en m'inspirant du style d'un célèbre guide touristique de couleur verte édité par un célèbre fabricant de pneumatiques (là je vous aide beaucoup).


L'aile Denon
Aller d'abord en direction des sculptures de l'Europe du nord pour visiter la galerie tactile, le seul endroit du musée où les visiteurs sont invités à toucher les sculptures. Il s’agit en fait de moulages en plâtre ou en résine d’œuvres exposées au musée qui expriment le mouvement ; l’effort, la course, la danse, la chute. Le visiteur peut également tâter des échantillons du matériau de la sculpture originale.
Revenir ensuite en direction des salles Coptes, où l'on accède à la reconstitution du monastère de Baouit, site qui a été fouillé par l’IFAO (Institut Français d’archéologie orientale).
Baouit est un village de la rive gauche du Nil, en 385 un moine nommé Apollô fonde ce monastère qui connaît très vite grand succès puisqu’il regroupe jusqu’à 500 moines et vit son apogée aux VIe et VIIe siècle, il restera même en activité après la conquête arabe. Après une période de déclin le site fut abandonné et recouvert par le sable jusqu’aux fouilles récentes. Les archéologues ont dégagé des éléments architecturaux du couvent qui ont permis de reconstituer en partie « l’église sud » du couvent. Dans une salle voisine une maquette au 1/10e permet de donner une idée du site tel qu’il était à l’époque.
Monter ensuite en direction des salles Grecques, près de l'escalier remarquer un médaillon incrusté dans le sol portant les lettres N et S et « ARAGO » au centre. En fait il s’agit d’un hommage à Arago qui se présente sous la forme d'une série de médaillons disséminés dans Paris en hommage à François Arago (1786 - 1853) qui fut physicien, astronome et homme politique. Cette œuvre d’art contemporaine réalisée en 1995 par l’artiste néerlandais Jan Dibbets est composée de 135 médaillons, dont quinze se trouvent au Louvre ou a proximité, disséminés le long du méridien de Paris. Monter l'escalier puis dirigez vous vers la salle des Etats ou se trouve la nouvelle présentation de la Joconde, sortir ensuite par la grande galerie pour rejoindre la galerie d'Apollon où sont exposés notamment les joyaux de la couronne.

L'aile Sully
Au sortir de la Grande Galerie prendre à droite en direction du musée Charles X qui est situé dans les anciens appartements de la reine. Sous Napoléon 1er l'architecte Fontaine conçut l'aménagement de ces espaces qui furent utilisés de 1815 à 1827 pour des expositions et le salon des artistes vivants. Lors du règne de Charles X il fut décidé d'y présenter les collections méditerranéennes du musée du Louvre, notamment les collections égyptiennes réunies par Champollion.
Monter au deuxième étage de l’aile Sully vers la salle des portraits peints par Elisabeth-Louise Vigée-Lebrun. A partir de 1780 Elisabeth Vigée-Lebrun devient la portraitiste de la haute société, elle sympathise avec la reine Marie-Antoinette et fera d’elle plusieurs portraits qui se trouvent au musée de Versailles.
Descendre ensuite les escaliers en direction de la crypte du sphinx de Tanis qui est l'une des pièces les plus monumentales du Louvre avec ses 4 mètres de long. Le sphinx est entré dans les collections en 1826 mais on ignore toujours le nom du pharaon qu'il représente. L'usure des hiéroglyphes gravés sur son corps donne lieu à diverses interprétations. Remonter ensuite l'escalier sur la gauche en direction du Département des antiquités égyptiennes. La salle consacrée au temple présente notamment la tête en granite rose ainsi que le socle d'une statue monumentale du pharaon Aménophis III, continuer ensuite vers la crypte d’Osiris située en sous-sol. Cette salle est consacrée au monde souterrain, le royaume des morts pour les Egyptiens. Au centre trône la cuve en granite rose du sarcophage du pharaon Ramsès III qui régna de 1198 à 1166 avant JC. On y trouve aussi des représentations d’Osiris et Isis.

L'aile Richelieu
Cette aile inaugurée en 1993 est composée de trois cours :
La cour Marly abrite des statues équestres du Parc de Marly aux alentours sont exposées les sculptures françaises et les peintures flamandes ainsi que les salons d'apparat d'époque Napoléon III de l’ancien ministère des finances.
La cour Puget rend hommage au sculpteur et architecte français Pierre Puget (1620 - 1694) dont le célèbre groupe en marbre "Milon de Crotone" figure en ce lieu. On y trouve les sculptures françaises, des peintures de la Renaissance, des Pays-Bas et d'Allemagne. J’apprécie parfois d’aller m’asseoir sous les arbres qui ornent son centre.
La cour Khorsabad doit son nom à la découverte en 1843 de la capitale de Sargon II, roi d'Assyrie entre 721 et 705 avant Jésus Christ. Les statues colossales de taureaux furent ramenées par le consul français Paul-Emile Botta à l'exception de l'une d'entre elles qui sombra dans le fleuve Tigre.
Pour la petite histoire ces trois cours s'appelaient "Cour d'honneur", "Cour des caisses" et "Cour de la poste" quand cette aile était occupée par le ministère des finances jusqu'en 1993. Elles furent entièrement reconstruite après le départ du ministère et recouverte de verrières conçues par l'architecte Michel Macary et l'ingénieur britannique Peter Rice.

Fatigués après cette visite (vous aussi par ce récit peut être) nous avons été reprendre quelques forces sous forme de boissons et autres pâtisseries au "Starbuck coffee" ouvert récemment dans la galerie qui mène au Carrousel du Louvre.
Et pour finir une petite photo de notre petit club très select, mais on a quand même gardé une part d'anonymat.... En fait au début j'avais prévu de pixelliser complètement nos visages mais une des "drôles de dames" m'a dit en substance : "nous n'aurions pas été contrariées que nos visages ne soient pas floutés, tant que nos véritables noms sont tenus secrets......je crois qu'en fait un chouia de célébrité ne nous déplairait pas. .".
Alors je fais comme on m'a dit, nous voilà partis pour "un chouia de célébrité".
Ah les femmes...

par Louvre-passion publié dans : Curiosités
Vendredi 10 novembre 2006

Médor devant la colonnade du Louvre
(photomontage Louvre-passion)
Médor est un nom couramment donné à un chien, mais saviez que c’est à cause du Louvre ?

La célébrité de « Médor » a commencé avec la révolution de 1830 dont un épisode s’est déroulé au Louvre. Mais voyageons dans le temps, au mois de juillet 1830, à cette époque la France est gouvernée par le roi Charles X qui voudrait, appuyé par une partie de la noblesse réactionnaire, supprimer toute trace politique et sociale de la période révolutionnaire. En 1829 le roi a nommé le prince de Polignac chef du gouvernement, la nomination de cet ancien chouan symbolisait le triomphe de la contre-révolution. En réaction deux partis se formèrent, décidés à aller jusqu’au renversement de Charles X, les républicains et les orléanistes, partisans du duc d’Orléans favorable à une monarchie libérale. Lors des élections législatives de juillet 1830, l’opposition remporta la majorité des suffrages mais Charles X refusa d’admettre cette situation politique et décida, avec ses ministres, de gouverner par ordonnances (c'est-à-dire de promulguer des lois sans passer par l’assemblée). Dès la publication des ordonnances le peuple de Paris se souleva pour défendre les libertés politiques. Au cours des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, appelées les « trois glorieuses » le régime fut renversé et Charles X contraint de s’exiler en Angleterre pendant que Louis Philippe d’Orléans prenait le pouvoir. Je vous rappelle que la colonne qui se trouve place de la Bastille est le monument érigé en souvenir de ces journées.

Et Médor dans tout ça, eh oui on avait failli l’oublier le pauvre ! Au cours des « trois glorieuses », le Louvre fut pris d’assaut par les insurgés car il était proche du palais des Tuileries où résidait le roi. Cet épisode à d’ailleurs été raconté par Alexandre Dumas qui a participé à la révolution. « Maintenant comment ce Louvre, comment ces Tuileries, comment ce Carrousel, avec leurs cuirassiers, leurs lanciers, leurs Suisses, leur garde royale, leur artillerie, avec trois ou quatre mille hommes de garnison enfin, avaient ils été pris par quatre ou cinq cents insurgés ? Le voici : Quatre attaques avaient été dirigés sur le Louvre (…) Nous avons dit que ce fut la seconde attaque qui enleva le Louvre. Ce succès fut dû à l’admirable courage des assaillants, mais aussi, il faut le dire, au hasard à une fausse manœuvre ». Les victimes de cette attaque furent enterrées à l’angle de la colonnade du Louvre, le chien de l’un d’entre eux, inconsolable, resta auprès de son maître enseveli au Louvre et donna son nom à des générations de chiens. J’ai trouvé sur ce site consacré au « chien dans l’art » un article détaillé sur Médor ainsi que la retranscription d’un récit de l’époque j’y ai d’ailleurs appris que ce chien était un barbet.

par Louvre-passion publié dans : Curiosités
Vendredi 14 juillet 2006

Peut être avez-vous remarqué en vous promenant au Louvre ces médaillons incrustés dans le sol portant les lettres N et S et « ARAGO » au centre.
Comme vous, je regardais le sol et j’étais intrigué par ces médaillons et voici ce que j’ai découvert :
Ces médaillons, Dan Brown en parle dans le « Da Vinci Code » : « Langdon avait lu un jour que cent trente cinq médaillons traçaient sur un axe nord sud une ligne parfaitement droite à travers les rues et les trottoirs de la capitale française pour matérialiser l’axe du premier méridien de Paris ». Dans le livre l’auteur en fait la « Rose Ligne » ou « Roslin » qui mène au Saint Graal.

En fait il s’agit d’une oeuvre d'art qui se présente sous la forme d'une série de médaillons disséminés dans Paris en hommage à François Arago (1786 – 1853) qui fut physicien, astronome et homme politique. C’est notamment lui a redéfinit l’emplacement du Méridien de Paris en 1806, avant que celui de Greenwich ne devienne le méridien de référence international en 1884.

Je vous rappelle que le méridien est une ligne imaginaire qui sert à déterminer la longitude d’un lieu, les méridiens sont perpendiculaires aux parallèles (le plus connu étant l’équateur). Pour faire le point, c'est-à-dire se situer sur le globe terrestre, on calcule la latitude et la longitude de ce lieu. C’était la mini rubrique scientifique de Louvre-passion….

L’hommage à Arago est donc une œuvre d’art contemporaine réalisée en 1995 par l’artiste néerlandais Jan Dibbets composée de 135 médaillons, dont quinze se trouvent au Louvre ou a proximité, disséminés le long du méridien de Paris. Cette œuvre remplace en quelque sorte la statue de François Arago, qui se trouvait, sur le boulevard qui porte son nom, laquelle a été fondue au cours de la seconde guerre mondiale.

par Louvre-passion publié dans : Curiosités
Mercredi 1 mars 2006

Vous avez peut être remarqué ces panneaux vous demandant de « ne pas toucher les œuvres », et vous expliquant que les œuvres d’art sont fragiles, qu’elles ont traversé les siècles et que si nous voulons les transmettre aux générations futures il faut les conserver. Evidemment vous allez dire : si je ne fais que les effleurer cela ne peut pas les abîmer, oui mais n’oubliez pas que vous êtes des millions à penser la même chose et le risque d’usure est réel, caressez plutôt avec les yeux.

Mais vous tenez absolument « à toucher » allez dans la « galerie tactile », le seul endroit du musée où les visiteurs sont invités à toucher les sculptures, elle est d’ailleurs un peu cachée dans l’entresol de l’aile Denon, à côté de la salle des sculptures médiévales. Il s’agit en fait de moulages en plâtre ou en résine d’œuvres exposées au musée qui expriment le mouvement ; l’effort, la course, la danse, la chute. Le visiteur peut également tâter des échantillon du matériau de la sculpture originale.

par Louvre-passion publié dans : Curiosités
Vendredi 18 novembre 2005
Je vous ai parlé la semaine dernière du mystère du « couloir des poules », je continue en vous donnant l’origine d’autres noms.
A tout seigneur, tout honneur, d’où vient le nom du Louvre ? Eh bien c’est aussi un mystère non résolu…
L’origine du Louvre remonte à 1190, quand le roi Philippe Auguste fit construire une forteresse pour protéger les quartiers de la rive droite de Paris, le lieu-dit est appelée "Louvre" dès 1204. Selon les ouvrages deux explications différentes sont avancées :
- Il est possible qu’il y eût des loups à cet endroit, “ Louvre ” viendrait du latin "lupara" qui veut dire loup.
- Ou alors "Louvre" serait aussi une déformation de "lauern" ou "lower" qui, en ancien français, signifie "tour de guet" laquelle aurait été construite à cet emplacement à l'époque des invasions Normandes.
Jusqu'à présent les spécialistes ne sont pas mis d'accord sur une explication définitive.
 
D’autres noms, qui cette fois, s’expliquent :
- "Richelieu" : Armand Jean du Plessis duc de Richelieu, ministre de Louis XIII de 1624 à 1642. C’est le « méchant » dans les « Trois mousquetaires » d’Alexandre Dumas. En fait il fut un grand serviteur de l’Etat attaché à renforcer l’autorité royale, il brisa impitoyablement toute opposition, notamment celle des seigneurs et des protestants.
- "Sully" : Maximilien de Béthune, baron de Sully, ministre d'Henri IV de 1598 à 1610, le ministre de la « poule au pot ».
- "Denon" : Dominique Vivant Denon qui fut le premier directeur du Louvre de 1802 à 1814.

D’autres noms encore, des architectes ayant contribué à l’édification du Louvre : L’escalier Lefuel (Hector Lefuel), la cour Visconti (Louis Visconti) ce sont deux architectes de l’époque de Napoléon III.
L’escalier et la galerie Daru (pour monter vers la victoire de Samothrace), Pierre Bruno Daru fut l’intendant général de la grande armée de Napoléon Ier (ne confondez pas les Napoléons, donc je rappelle que Napoléon Ier règne de 1804 à 1814 et son neveu, Napoléon III, de 1852 à 1870, tous les deux se sont beaucoup intéressé au Louvre).
Pour terminer le chiffre 7 avec le « salon des 7 cheminées » (avant la galerie d’Apollon) appelé ainsi car il y a 7 conduits de cheminées et la « salle des 7 mètres » (le pallier qui donne sur la victoire de Samothrace) crée par Hector Lefuel en 1859 et baptisée « salle des 7 mètres » en raison de sa longueur.
Voilà, j’ai assez travaillé pour aujourd’hui, si vous voulez l’origine d’un autre nom dites le moi, j’essaierais de répondre. 
 
 
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