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  • : Louvre-passion
  • : 04/06/2005
  • : loisirs
  • : Louvre-Passion est le « blog » d'un passionné du musée du Louvre, un musée que l'on peut voir et revoir, déguster, savourer comme un bon bouquin. Avec ce blog vous découvrirez des aspects originaux ou méconnus et flânerez dans les chemins de traverse.
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Vendredi 9 mai 2008

 


Il est vrai qu'avant cette exposition je n'avais jamais entendu parler de la princesse Marie d'Orléans, fille de Louis-Philippe (lui, par contre je connaissais).
C'est dans le cadre de l'année 2008 qui met en valeur les femmes artistes et mécènes que le musée du Louvre nous fait découvrir cette personnalité hors du commun.

Marie d'Orléans (1813 - 1839) est le troisième enfant du roi Louis Philippe d'Orléans et de Marie Amélie de Bourbon Sicile. En 1832 sa soeur ainée, Louise, épouse Léopold Ier roi des Belges, cette séparation est vécue douloureusement par Marie. Pour "compenser" elle se consacre avec passion au dessin et à la sculpture. Elle épouse en octobre 1837 le duc Alexandre de Wurtemberg. En janvier 1838 un incendie se déclare la nuit dans leur maison, Marie s'enfuit en déshabillé, cette fuite dans la nuit glacée détériore sa santé déjà fragile. Elle meurt en janvier 1839 à l'âge de 26 ans.

L'exposition nous apprends que Marie d'Orléans reçut une très bonne éducation artistique. Encouragée par le peintre Ary Sheffer (1795 -1858) elle peint et sculpte. A partir de 1832 elle prend son inspiration dans les sujets historiques et notamment la vie de Jeanne d'Arc. Elle réalise une statue de la sainte en armure, dans l'attitude de la prière, qui connaît un succès considérable. On peut d'ailleurs voir un tableau de Sheffer représentant la famille royale s'arrêtant devant la statue de Jeanne d'Arc réalisée par leur fille exposée dans la galerie historique du château de Versailles, cette scène est empreinte de tristesse car elle se déroule après le décès de la princesse.

L'exposition qui recrée l'univers de Marie d'Orléans, nous offre son portrait en duchesse de Wurtemberg par Franz Xaver Winterhalter (une reprise de 1845), certaines de ces oeuvres : un buste de Louise d'Orléans et une statue dite de l'Ange à la porte du ciel.
A la fin de l'exposition est reconstitué le décor du salon de Marie, des fauteuils, des tabourets, un prie-dieu, un paravent à son chiffre, son service à thé et à café et une de ses oeuvre les plus célèbre un bronze représentant Jeanne d'Arc pleurant à la vue d'un anglais blessé. L'affiche de l'exposition est un tableau de Prosper Lafaye représentant le salon de la princesse Marie d'Orléans aux Tuileries.

J'ai enfin relevé ces vers que le poète Alfred de Vigny consacra à la princesse artiste quelques années après sa mort :



"Mais quand la noble enfant d'une race royale
Fuyant des lourds palais l'antique oisiveté
S'en va dans l'atelier chercher la vérité
Et là, créant en rêve une forme idéale
Entre'ouvre un marbre pur de sa main virginale
pour en faire sortir la vie et la beauté."

 

(Alfred de Vigny - le 13 juillet Stances - juillet 1843)
Vous pouvez aller visiter cette exposition jusqu'au 21 juillet 2008 à l'entresol de l'aile Richelieu.


par Louvre-passion publié dans : Généralités
Vendredi 2 mai 2008

Il y bien longtemps que je ne vous avais parlé des antiquités égyptiennes, aujourd'hui nous allons donc saluer la seule momie qui soit exposée au Louvre. Elle est un peu cachée, puisque quand on sort de la crypte d'Osiris, il faut revenir sur ses pas pour la trouver. Il s'agit d'une momie d'homme relativement récente puisque elle date du 3e ou 2e siècle avant JC, l'époque des Ptolémées, c'est à dire de la dynastie fondée par un général d'Alexandre le Grand. On voit à ses côtés les vases dits "canopes" qui contenaient les viscères retirés lors de l'embaumement, selon la tradition ils allaient par quatre chacun a l'effigie de l'un des fils du dieu Horus.

Ce que je remarque quand je passe à proximité de cette momie, c'est la fascination qu'elle exerce sur les enfants, il suffit de tendre l'oreille pour entendre les commentaires du genre : "trop cool !" ou "Y'a vraiment quelqu'un là dedans ?".


Pourquoi les égyptiens momifiaient ils leurs défunts ? Ils considéraient que l'être vivant était constitué d'un support matériel, le corps, auquel étaient liés le "ba" qui correspond à peu près à l'âme et le "ka" qui est le double ou l'énergie vitale. La mort était la séparation de ces éléments. Pour que la deuxième vie puisse commencer il fallait à nouveaux les réunir, donc préserver le corps par la momification. La technique consistait à extraire les viscères, plonger le corps dans du natron, une solution saline, pour le dessécher, le nettoyer, l'oindre de baumes et procéder au bandelettage. Bien sûr il y avait différentes catégories de momifications en fonction du prix payé par la famille, l'exemplaire que nous voyons au Louvre relève du "haut de gamme", mais pour la majorité des gens seule la dernière catégorie était accessible : un lavage du corps, la dessiccation par le natron et une tombe sommaire, quant aux plus pauvres ils n'étaient même pas momifiés.

Quand je dis qu'il n'y a qu'une seule momie au Louvre, il y a aussi une autre momie humaine, plus impressionnante, car sans ses bandelettes, dans les collections de l'Égypte Romaine. Vous ne pouvez pas la voir actuellement car les salles sont fermées pour travaux. Il y a aussi dans un recoin un peu sombre et poussiéreux toute une vitrine avec des momie d'animaux : chats, ibis, crocodiles ce qui s'explique par le culte rendu à certains animaux assimilés aux dieux. Cette tradition s'est poursuivie en Égypte sous les dominations Grecques et Romaine et même au début de l'ère chrétienne.

Je finis par quelques anecdotes à propos de l'une des momies les plus célèbre au monde, celle du Pharaon Ramses II. Lors de son arrivée au musée du Caire en 1881, l'administration égyptienne qui ne disposait pas d'une rubrique "momie" dans sa nomenclature l'avait enregistrée sous l'appellation de "poisson séché". Inversement quand elle fut envoyée en France en 1977 pour recevoir des soins au centre nucléaire de Saclay, elle fut reçue comme un chef d'état avec un détachement de la Garde Républicaine pour rendre les honneurs à ce souverain mort depuis plus de 3.200 ans. Enfin dernier avatar de sa longue histoire, l'épisode de ses cheveux proposés à la vente sur un site Internet en novembre 2006.

 


par Louvre-passion publié dans : Egypte
Vendredi 25 avril 2008

En lisant le titre de cet article vous allez vous dire "mais bon sang qu'est ce que vient faire cette Pompadour sur un blog du musée du Louvre" et je devine dans vos pensées tout ce qu'on a pu dire et surtout médire à propos de cette femme.
Bon, je n'ai pas la prétention de lancer une grande campagne de réhabilitation mais simplement de vous présenter deux de ses portraits que l'on trouve au musée et rappeler qu'elle avait aussi des côtés positifs.

Il y a tout d'abord ce tableau de Maurice-Quentin Delatour qui représente la marquise de Pompadour en protectrice des arts entourée de gravures, de cartons à dessin et de livres. Ensuite cette statue de Jean-Baptiste Pigalle dite "Madame de Pompadour en Amitié". Faite en 1753, la statue évoque la nouvelle nature des liens qui l'unissaient au roi Louis XV, d'amante elle devint son amie. Cette transformation est illustrée par les fleurs de toutes saisons déposées à ses pieds, "car si l'amour n'a qu'un temps, l'amitié fleurit à toutes les saisons de la vie".

Madame de Pompadour par Maurice Quentin-Delatour
Madame de Pompadour par Jean-Baptiste Pigalle

Mais que je vous raconte un peu la vie de cette femme hors du commun.
De son vrai nom Jeanne Antoinette Poisson, elle naît à Paris en 1721. A vingt ans elle est mariée à Guillaume Le Normant, seigneur d'Étiolles ce qui lui permet de s'introduire dans les salons Parisiens où elle brille par sa beauté, son esprit et ses dons artistiques. C'est en 1745 qu'elle devient la maîtresse du roi Louis XV, elle ne retient sa passion que pendant cinq à six ans mais resta son amie jusqu'à sa mort. Le roi l'appréciait pour son talent à organiser des fêtes et des représentations théâtrales, elle fut aussi sa confidente car Louis XV ressentait un profond besoin de s'évader de l'ambiance de la Cour de Versailles. Elle meurt en 1764, à 43 ans, probablement d'un cancer du poumon.

De ses mauvais côtés on peut retenir le fait qu'elle se mêla donner des conseils au souverain mais que ses choix politiques furent souvent désastreux, elle dépensa beaucoup pour ses châteaux d'Evreux, Bellevue, la Celle Saint-Cloud et son hôtel Parisien. Enfin ne pouvant assouvir les désirs sexuels du roi elle devint une sorte de pourvoyeuse en recrutant des jeunes femmes que Louis XV rencontrait dans la villa du "Parc aux Cerf" qui donna lieu à une légende de harem orgiaque.

A sa décharge son influence politique est un peu de la faute du roi qui lui donne trop d'importance, quand à ses dépenses elles sont bien moindres que celles de Louis XIV pour Versailles. D'ailleurs ces critiques étaient contradictoires, d'un côté on demandait de soutenir les peintres, sculpteurs et architectes, de l'autre on stigmatisait les dépenses ! 

Pour finir je dirais que le bon côté de la marquise de Pompadour fut son rôle de protectrice des arts. Elle fit profiter les artistes des sommes qu'elle recevait du roi et l'intéressa aux travaux de la manufacture de Sèvres, elle est d'ailleurs à l'origine d'un "style Pompadour" dans les arts décoratifs. Enfin elle fut l'amie et la protectrice des philosophes notamment ceux de l' Encyclopédie qu'elle protégea de la censure. A sa mort Voltaire écrivit "Dans le fond de son coeur, elle était des nôtres; elle protégeait les lettres autant qu'elle le pouvait". Pour ma part je pense donc qu'elle a tout de même mérité sa place au Louvre !

 


Vendredi 18 avril 2008

Une nouvelles manifestation d'art contemporain commence au Louvre. Cette fois c'est l'artiste Belge Jan Fabre qui intervient dans les salles des peintures de l'Europe du Nord avec une quarantaine d'oeuvres, dessins, sculptures, vidéos et performances face aux oeuvres de Van Eyck, Memling, Rembrandt, Vermeer ou Rubens. L'exposition s'appelle "l'Ange de la métamorphose" car, selon Jan Fabre, c'est ainsi que s'incarne l'artiste qui, par la transformation des matériaux, crée de la transcendance (ouf !). Personnellement j'ai aimé le côté un peu "décalé" de ces oeuvres même si la présentation en est fort sérieuse, je vous propose une petite sélection en photo.

Il y a tout d'abord ce petit personnage le nez collé contre un tableau avec du sang à ses pieds. L'oeuvre s'intitule "je me vide moi même", c'est un autoportrait de l'artiste qui "se heurte littéralement au mur de l'histoire et se vide de son propre sang" il s'est représenté en nain laissant ainsi sa vanité à l'entrée.
Vient ensuite "Moi rêvant" un second autoportrait hérissé de clous et de pointes. Selon le cartel il s'agit d'une identification à l'entomologiste Français Jean-Henri Fabre (1823 - 1915), dont l'oeuvre consacrée aux insectes à toujours fasciné l'artiste.
Ces deux agneaux dorés dans des vitrines s'intitulent "Sanguis sum", allégorie aux idoles et aux sacrifices, leurs chapeaux de carnaval suggèrent la possibilité d'une métamorphose.

"L'ange en os" est une métaphore de la perfection, un corps qui ne saigne pas avec une protection identique à la carapace des insectes.
Cette grosse boule sur un matelas, en regard de ce tableau inspiré de la vie du Christ est "Le bousier". Là encore on retrouve l'inspiration liée aux insectes, la boule renvoie aussi au globe que porte parfois le Christ sauveur.
On ne le voit pas très bien sur la photo, dans la Galerie Médicis, l'artiste s'est représenté en ver de terre géant en train de ramper sur des pierres tombales. Le ver évoque ici l'opposition entre la vie et la mort.

 

Pour finir quand je suis passé prendre les photos pour cet article vendredi 11 avril, France Culture s'était installé dans la Cour Marly. J'étais là au moment de l'émission "Tout arrive" de Jean Laporte. J'ai donc immortalisé ce moment que je vous livre, Jan Fabre est le deuxième en partant de la droite, en chemise blanche. 


Vendredi 11 avril 2008

 



Une araignée géante s'est installée au Tuileries. Rassurez vous il ne s'agit du prélude au combat de l'humanité contre une race d'arachnides extra-terrestres, comme dans le film "Starship Trooper" de Paul Verhoeven .

Non, nous parlons d'art contemporain. Cette araignée géante en bronze et en acier a été réalisée en 1999 par l’artiste Louise Bourgeois. Elle est exposée dans le cadre d'une rétrospective que le musée national d’art moderne consacre à cet artiste et fait écho à l’araignée "Crouching Spider" exposée dans le forum du Centre Pompidou. Pour Louise Bourgeois cet insecte n'est pas menaçant, au contraire, surveillant sans cesse sa toile, elle représente une figure maternelle et protectrice.

Née en 1911, Louis Bourgeois, est la fille d'un restaurateur de tapisserie anciennes, c'est dans les années 1970 que son travail est reconnu. Elle traite beaucoup de sujets tels que la famille, la solitude, la féminité et la sexualité. Les fils et les aiguilles sont récurrents dans ses réalisations ainsi que l'araignée et sa toile elle est célèbre pour ses sculptures monumentales représentant cet insecte.

En 1999, Louise Bourgeois a reçu le Lion d'or de la Biennale de Venise pour l'ensemble de son œuvre.

Vendredi 4 avril 2008

 


"Babylone", c'est un nom chargé de mythes et d'images : la Tour de Babel, les "jardins suspendus" et puis des noms de souverains qui sont entrés dans la légende : Hammourabi, Nabuchonodosor, Sémiramis.... Avec cette exposition, le Louvre nous montre cette cité sous ces deux aspects, la réalité et la légende.

Avant toute chose il faut savoir que Babylone, comme Troie, fut longtemps considérée comme une cité mythique. Ce n’est qu’en 1852 qu’une expédition scientifique Française établit un relevé des ruines. La ville est ensuite fouillée par une mission archéologique Allemande entre 1899 et 1917.

La première partie de l’exposition est consacrée à la Babylone historique avec des pièces archéologique du Louvre et d’autres musées. Parmi toutes les pièces j’ai remarqué cette plaque en relief appelée la « reine de la nuit » elle représente une déesse ailée identifiée comme Ishtar ou Ereshkigal qui règne sur les enfers. Il y a également des « kudurru » (des stèles) dont le sommet est sculpté et le fameux code d'Hammourabi premier grand roi de Babylone entre 1792 et 1750 avant notre ère. L’exposition s’intéresse ensuite au règne de Nabuchonodosor II qui régna de 605 à 562 avant notre ère. Ce grand conquérant permit à Babylone de dominer le Proche Orient. En 587 il prend et détruit Jérusalem et déporte une partie de la population Juive. Sous son règne Babylone devient une « cité impériale » qui s’étend sur plus de mille hectares, le fleuve Euphrate canalisé traverse la ville. Une salle nous rappelle les splendeurs de cette cité, les murailles et la « porte d’Ishtar » symbole de sa puissance. Cette porte longue de 48 mètres et haute de 30 mètres était l’aboutissement d’une voie triomphale, elle était décorée de panneaux de briques à glaçures colorées représentant des lions que l’on retrouve sur l’affiche de l’exposition. Il y avait aussi le palais de Nabuchonodosor agrémenté de jardins en terrasse descendant jusqu’au fleuve peut être à l’origine des fameux « jardins suspendus ». Enfin il y avait le sanctuaire du dieu Marduk avec la ziggourat ou tour à étage appelée Etemenanki ce qui se traduit par « maison du fondement du ciel et de la terre ». Les Juifs déportés, frappés par cet édifice donnèrent sans doute naissance à ce moment à la légende de la tour de Babel.

L’exposition nous présente ensuite la Babylone mythique sous ses deux aspects. La ville symbole d’orgueil et de démesure, symbolique transmise par la Bible. La ville immense et monumentale qui a laissé un souvenir émerveillé dans la tradition classique notamment chez les Grecs à l’époque où la ville n’était plus qu’un souvenir. Ainsi la fameuse « Sémiramis » qui serait la reine des jardins suspendus est, dans la réalité historique une reine d’Assyrie. Une salle est consacrée à la Tour de Babel. Selon la Bible les hommes décidèrent un jour de bâtir une tour capable d’atteindre le ciel, Dieu les punit alors en introduisant la confusion des langues. Une série de tableaux décline ainsi les aspects de cette légende. Avant la salle consacrée aux fouilles, l’exposition s’achève sur une vision de Babylone qui exploite les thèmes de la décadence et de la chute des empires. On y voit l’esquisse faite par Delacroix de la « mort de Sardanapale », le « festin de Balthazar » de John Martin le plus kitsch est un tableau de Georges Antoine Rochegrosse intitulé « la fin de Babylone » le scène représente au premier plan une scène d’orgie avec des femmes nues étalées un peu partout et au loin on distingue une foule de gens qui mettent le feu à la ville.

Pour finir avec cet article, je vous engage à visiter le site internet de l’exposition.


par Louvre-passion publié dans : Antiquités
Vendredi 28 mars 2008
Samedi dernier j’ai organisé une visite de blogueurs au musée du Louvre. L’idée m’était venue il y a quelques mois que ce serait sympa de rencontrer «pour de vrai» celles et ceux avec qui je suis en relation par blogs interposés depuis des mois voire plus. Après des échanges de mails divers et variés l’organisation s’est mise en place et nous nous sommes retrouvés en ce samedi venteux et pluvieux sous la Pyramide.
Il y avait donc 6 blogs, par ordre alphabétique :

De l'art a l'œuvre
Détours des mondes
L'opéra farfelu

Pour commencer une photo de notre petit club très «select», et qui plus est nous sommes à visage découvert, sans «pixellisation». Je vous laisse tout de même deviner qui est qui sur le cliché, histoire de garder un petit peu de mystère.

De cette visite je vous livre quelques moments forts.

D’abord le pavillon des Session et les commentaires de Lyliana sur les «arts premiers», un moment magique avec, en prime, une tranquillité merveilleuse dans les salles.

En arrivant dans la Grande Galerie changement d’ambiance, la foule était au rendez vous mais la Dragonne a réussi à trouver un tableau représentant une scène d’opéra. Nous avons tourné autour du tableau recto - verso de Volterra puis tenté d’aller rendre une petite visite à la Joconde mais nous avons battu en retraite, la star était littéralement assaillie par des hordes de touristes qui la mitraillaient à qui mieux mieux avec leurs portables, caméscopes et autres numériques. Ayant battu prudemment en retraite nous avons accompagné une représentante De l'art a l'œuvre qui tenait à photographier les trois éléments d'un retable consacré à Saint Jérôme de Pietro di Cristoforo Vannucci, dit Perugin pour être précis.
Pour se donner un peu de répit j’ai emmené les blogueurs dans les salles du monastère de Baouit, et nous avons fait une «mini retraite» là où est reconstituée la chapelle.

Lunettes rouges nous a ensuite offert un magistral commentaire de l’œuvre d’Anselme Kieffer, ce nouveau décor d’art contemporain pérenne qui est désormais exposé dans l’escalier nord de l’aile Sully.
Un slalom entre les touristes aux antiquités Egyptiennes où j’ai montré la statue qui était au Louvre avant même la création du musée (elle faisait partie des collections royales), la crypte d’Osiris et la salle des sarcophage qui est un clin d’œil à l’album de Tintin «les cigares du Pharaon».
Après un passage par les antiquités orientales, les salles Phéniciennes, la reconstitution de la salle d’audience du roi de Perse, nous sommes allé voir la plus vieille statue du musée, elle date de la période néolithique du 7e millénaire avant notre ère et a été trouvée en Jordanie en 1985. En arrivant dans l'aile Richelieu, Alain de "Si l'art était conté " nous a fait admirer La Pietà de Villeneuve-lès-Avignon.

Nous avons terminé cette visite dans un restaurant du quartier où nous avons fait plus ample connaissance. Nous nous sommes aperçu que nous avions a peu près tous crée notre blog il y a trois ans, sauf notre benjamin «Si l’art était conté» qui vient de fêter son premier anniversaire.
Finalement nous nous sommes quittés en nous promettant de nous revoir.
Déjà une autre idée de visite est en train de faire son chemin, mais je ne vous en dis pas plus !

par Louvre-passion publié dans : Généralités
Vendredi 21 mars 2008

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Je n'avais jamais entendu parler de Baccio Bandinelli avant cette exposition, j'ai donc appris que cet artiste, qui vécu de 1493 à 1560, était un des sculpteurs attitrés de la famille Médicis à Florence. Contemporain de Michel Ange ce qui explique sans doute que son nom soit moins connu, il avait mauvais caractère et était détesté pour son arrogance et son goût pour l'intrigue (ce détail me rappelle ce que j'avais découvert à propos de Georges de la Tour).

Ce qui est paradoxal c'est que ce sculpteur a finalement laissé à la postérité plus de dessins que de sculptures, en effet il dessinait beaucoup pour préparer ses compositions et avait même créé une école. Bandinelli professait d'ailleurs que l'apprentissage de la sculpture passait d'abord par le dessin. L'exposition présente une quarantaine de dessins achetés par Louis XIV ou saisis pendant la Révolution chez les nobles émigrés. Parmi eux beaucoup sont des "sanguines", comme cette tête d'homme barbu qui est peut être un autoportrait. La sanguine n'a rien à voir avec le sang où les oranges du même nom, il s'agit en fait de dessins exécutés avec un crayon fabriqué avec de l'hématite rouge qui est un oxyde de fer de couleur brun rouge.

Vous pouvez voir l'exposition jusqu'au 26 mai dans les salles 9 et 10 du 1er étage de l'aile Denon.

Post-scriptum

Une fois n'est pas coutume, je fais un peu de publicité. Si vous en avez l'occasion allez visiter le tout nouveau blog "EgyptoMusée" que vient de créer Richard Lejeune qui avait publié "Antoine Watteau et Cythère" sur "Louvre-passion".

 
 
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